Questions fréquentes
Il n'existe pas de réponse unique — parce que la chute de cheveux n'est pas une maladie unique. L'alopécie androgénétique, l'effluvium télogène, la pelade ou l'alopécie de traction ne se traitent pas de la même façon. Pour l'AGA (la forme la plus fréquente), les traitements les mieux documentés restent le minoxidil et le finastéride — sur prescription médicale. Sans ordonnance, certains actifs sans ordonnance (Redensyl, Procapil, Capixyl, caféine, huile de romarin) ont des données sérieuses. La réponse honnête : ça dépend de votre type de chute, de votre profil, et de vos objectifs. Dans tous les cas, un diagnostic médical précis est le premier pas indispensable — il conditionne tout le reste. Trouver un dermatologue →
Non — pas pour une AGA avérée. Les actifs sans ordonnance (Redensyl, Procapil, Capixyl…) sont des soutiens quotidiens avec un mécanisme d'action réel, mais leur niveau de preuve est structurellement inférieur à celui des médicaments. Ils peuvent compléter un traitement médical, servir de prévention, ou convenir aux personnes qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas utiliser le minoxidil. Mais ils ne constituent pas un traitement de substitution pour une alopécie androgénétique installée.
Oui, c'est vivement recommandé — et pour une bonne raison. Une chute de cheveux est parfois le signe visible d'autre chose : une carence en fer, un trouble de la thyroïde ou un déséquilibre hormonal qu'il faut identifier et corriger avant tout. Appliquer un actif sur le cuir chevelu sans traiter cette cause profonde, c'est colmater sans réparer. Pour les traitements sur ordonnance (minoxidil oral, finastéride, dutastéride), la consultation est obligatoire, sans exception. Pour les actifs en vente libre, elle reste fortement conseillée, ne serait-ce que pour confirmer le type de chute : certaines alopécies — pelade, carence, dysfonction thyroïdienne — relèvent d'un traitement de la cause, pas d'un soin de surface.
C'est le seul traitement dont les résultats sont permanents sur les zones transplantées — les greffons prélevés en zone occipitale (résistante à la DHT) conservent leur résistance une fois réimplantés. Mais la greffe ne stoppe pas la progression de la calvitie sur les zones non traitées. C'est pourquoi elle est généralement combinée à un traitement médical (minoxidil, finastéride) pour préserver les cheveux natifs restants. Lire notre article greffe de cheveux pour les détails.
Sans ordonnance, les actifs les mieux documentés pour l'AGA sont : la caféine topique (4/5 — non-inférieure au minoxidil 5 % à 6 mois), les pépins de courge en oral (4/5 — +40 % de cheveux dans un RCT), la piroctone olamine en shampooing (3/5 — +7,7 % de diamètre capillaire), l'huile de romarin (3/5 — comparaison directe au minoxidil 2 % dans un RCT), le Redensyl et le Capixyl (3/5 — cellules souches folliculaires et frein 5-AR), le saw palmetto oral (3/5 — inhibiteur 5-AR végétal) et, en complément oral, l'extrait de mil (3/5). Le Procapil (2/5) reste un bon frein à la miniaturisation. Un bilan micronutritionnel ciblé (fer, zinc, vitamine D) complète le tableau. Voir tous les actifs →
Les données récentes (Penha et al., JAMA Dermatol 2024) suggèrent une efficacité comparable entre minoxidil oral à faible dose (2,5–5 mg/j) et topique à 5 %, avec une meilleure observance pour la voie orale (moins d'applications contraignantes). Mais le minoxidil oral nécessite une prescription et un suivi cardiaque — il peut provoquer hypertrichose, rétention d'eau, et légère hypotension. À peser avec un médecin.
📋

Ce qu'il faut retenir

  • Il n'existe pas de traitement universel — la chute doit d'abord être diagnostiquée avant d'être traitée
  • Pour l'AGA, la hiérarchie des preuves place dutastéride > finastéride > minoxidil topique 5% selon la méta-analyse de réseau de référence (JAMA Dermatol 2022, confirmée par la méta-analyse de Gupta 2025)
  • Les actifs documentés sans ordonnance ont des mécanismes d'action réels et des données cliniques, mais ne remplacent pas les médicaments en cas d'AGA avancée
  • Le microneedling, le PRP, la thérapie LED et la mésothérapie sont des soins complémentaires documentés — ils optimisent les traitements topiques sans les remplacer
  • Aucun traitement médical n'est curatif (sauf la greffe) : l'arrêt entraîne la reprise de la chute dans les 3 à 6 mois
  • Un bilan micronutritionnel (ferritine, vitamine D, zinc, TSH) est souvent la première étape négligée — une carence sous-jacente ruine l'efficacité de tous les autres traitements
  • L'hygiène de vie (stress, sommeil, alimentation, tabac, alcool) est le substrat sur lequel tout le reste fonctionne — aucun actif ne compense un mode de vie qui sabote la croissance folliculaire
Homme à la chevelure clairsemée s'interrogeant sur les traitements de la chute de cheveux
Face à la chute, le bon traitement dépend d'abord de la cause — d'où l'importance d'un diagnostic.

D'abord : quel type de chute ?

Avant de chercher le "meilleur traitement", la question qui compte vraiment est : de quelle chute s'agit-il ? Un traitement prescrit pour une cause inadaptée sera inefficace — voire contre-productif.

Les causes les plus fréquentes de chute ne répondent pas aux mêmes traitements :

Alopécie androgénétique (AGA) — 8 cas sur 10

Chute progressive et génétique liée à la sensibilité folliculaire à la DHT — de loin la plus fréquente (80 % des hommes, 42 % des femmes). Traitement chronique nécessaire. C'est elle que décrit l'essentiel de cette page : minoxidil, finastéride, actifs anti-DHT sans ordonnance.

Lire l'article dédié →
⚠️

Consulter avant de traiter

Une chute diffuse et rapide peut cacher une carence sévère en fer, une dysfonction thyroïdienne, ou un effluvium médicamenteux. Commencer un sérum anti-chute sans bilan sanguin, c'est traiter un symptôme sans chercher la cause. Un dermatologue ou trichologiste peut poser le diagnostic en une consultation.

Le gold standard — ce que la science valide le mieux

C'est ici que la preuve est la plus solide. Pour l'AGA, trois molécules dominent la littérature. Leur avantage : elles ont été étudiées dans des centaines d'essais randomisés contrôlés, avec des cohortes larges et des critères objectifs (densité, diamètre, ratio anagène/télogène). Leur limite : elles nécessitent une prescription, un suivi, et pour certaines — une prise à vie.

TraitementCe que dit la preuvePour quiÀ savoir
Dutastéride (comprimé)Le plus efficace des méta-analyses (2025)HommeSur ordonnance · hors AMM
Finastéride (comprimé)Efficacité solide, très reculéeHommeSur ordonnance · effets sexuels possibles chez une minorité
Minoxidil (lotion 2 %/5 %)La référence topiqueHomme & femmeSans ordonnance, en pharmacie · effet réversible (la chute reprend à l'arrêt)
Minoxidil oral (comprimé, faible dose)Aussi efficace que la lotion (essais 2024)Non-répondeurs à la lotionSous suivi médical · hors AMM
Spironolactone (comprimé)Efficacité modérée chez la femmeFemme (chute hormonale)Sur ordonnance

Le minoxidil — vasodilateur et prolongateur de phase anagène

Article complet : mécanisme, formes disponibles, effets secondaires, résultats attendus Lire → Minoxidil

Le minoxidil est l'actif anti-chute le plus utilisé au monde. Il agit en prolongeant la phase anagène et en améliorant la vascularisation du follicule. Disponible sans ordonnance en formule topique (2% et 5%), il est aussi prescrit en oral à micro-dose (0,25 à 2,5 mg/j) — une utilisation hors AMM en forte expansion depuis 2022. Résultats visibles à partir de 3–6 mois. Contrainte majeure : l'arrêt entraîne la rechute dans les 3 à 6 mois.

Le finastéride — inhibiteur de la 5-alpha réductase

Article complet : indications, effets secondaires, finastéride topique, contre-indications femme Lire → Finastéride

Le finastéride 1 mg/j bloque la conversion de testostérone en DHT, réduisant les taux de DHT systémique d'environ 70%. Efficace chez l'homme (AGA vertex et frontale), mais contre-indiqué chez la femme en âge de procréer (tératogène). Effets secondaires rares mais sérieux à surveiller : dysfonction érectile, baisse de libido, dépression (sous surveillance ANSM). La forme topique (spray 0,25%) offre une absorption systémique jusqu'à 10 fois moindre.

Le dutastéride — le plus puissant, le moins prescrit

Mécanisme détaillé, comparaison finastéride vs dutastéride, profil d'effets indésirables Lire → Dutastéride

Le dutastéride inhibe les deux types de 5-alpha réductase (type 1 et 2), contre le seul type 2 pour le finastéride. Résultat : une réduction de la DHT systémique de l'ordre de 90%. Plus efficace que le finastéride dans les méta-analyses, mais sans AMM en France pour l'AGA — utilisé hors AMM sous protocole médical strict. Profil d'effets indésirables similaire au finastéride.

🔬

La hiérarchie selon la méta-analyse de réseau (JAMA Dermatology 2022)

Gupta et al. ont analysé 23 essais randomisés comparant 15 protocoles différents sur la densité capillaire à 24 semaines. Classement par efficacité décroissante : dutastéride oral 0,5 mg/j → finastéride oral 5 mg/j → minoxidil oral 5 mg/j → finastéride oral 1 mg/j → minoxidil topique 5% → minoxidil topique 2% → minoxidil oral 0,25 mg/j.

La spironolactone — anti-androgène féminin

Article complet : mécanisme, posologie, effets secondaires, forme topique, bilan hormonal Lire → Spironolactone

La spironolactone est un anti-androgène prescrit hors AMM chez la femme pour l'AGA féminine. Elle bloque les récepteurs aux androgènes au niveau folliculaire et réduit la production de testostérone. Prescriptions en forte hausse en dermatologie (100–200 mg/j). Contre-indiquée chez l'homme (féminisation) et nécessite une contraception fiable (tératogène). Une forme topique 5% est en cours d'évaluation avec des résultats préliminaires encourageants.

La greffe de cheveux — la seule solution définitive

Article complet : FUE vs FUT, coût, délais, critères d'éligibilité, post-opératoire Lire → Greffe de cheveux

La greffe FUE est le seul traitement dont les effets sont permanents sur les zones greffées. Les follicules prélevés en zone occipitale (résistants à la DHT) conservent cette résistance après réimplantation. Elle ne stoppe cependant pas la progression de la calvitie sur les zones non traitées — d'où l'importance d'associer un traitement médical post-greffe.

~60
%
Hommes répondeurs au minoxidil topique 5% à 12 mois
~70
%
Réduction de la DHT systémique par le finastéride 1 mg/j
~90
%
Réduction de la DHT systémique par le dutastéride 0,5 mg/j

Nos comparatifs pour trancher

Minoxidil (lotion) ou finastéride ? — deux mécanismes, souvent complémentaires

Finastéride ou dutastéride ? — plus puissant n’est pas toujours mieux

Minoxidil oral ou topique ? — comprimé ou lotion, comment choisir

Sans ordonnance : les actifs qui tiennent face au minoxidil

Il existe une différence structurelle entre un médicament (évalué selon des protocoles réglementaires stricts) et un actif sans ordonnance (évalué selon des protocoles industriels ou académiques). Cette différence de méthode ne signifie pas que les actifs sans ordonnance sont inefficaces — certains ont des données cliniques solides — mais elle impose de positionner correctement leurs preuves.

La bonne nouvelle : une méta-analyse de réseau publiée en août 2025 dans International Journal of Molecular Sciences a comparé pour la première fois des traitements OTC conventionnels (minoxidil 2% et 5%) et non-conventionnels (actifs botaniques, nutraceutiques) sur la densité capillaire à 24 semaines. Certains actifs s'y distinguent.

La vraie question : tiennent-ils face au minoxidil ?

Le minoxidil reste la référence sans ordonnance. Mais quelques actifs ont été comparés directement à lui dans des essais — et ne s'en sortent pas mal : la caféine fait jeu égal avec le minoxidil 5 %, l'huile de romarin et le kétoconazole avec le 2 %, tandis que les pépins de courge affichent +40 % de cheveux sur leur propre essai. Ce ne sont pas des promesses marketing : ce sont des chiffres publiés.

Chaque niveau /5 ci-dessous traduit la quantité et la qualité des preuves publiées sur l'actif (pas son efficacité brute). Pour comprendre exactement comment nous notons — RCT indépendants, plafonnement des études financées, signal folliculaire requis — voyez notre méthodologie de notation →.
Caféinetopique
≈ minox 5 %

Inhibe la phosphodiestérase et prolonge la phase de croissance. Seul actif libre à faire jeu égal avec le minoxidil 5 % en essai.

Dhurat 2017Fiche →
Pépins de courgeoral
+40 % de cheveux

Inhibiteur de la 5α-réductase. +40 % de cheveux contre +10 % sous placebo (RCT, 76 hommes).

Cho 2014Fiche →
Piroctone olamineshampooing

Antifongique et anti-inflammatoire. +7,7 % de diamètre capillaire à 6 mois, devant le kétoconazole.

Piérard-Franchimont 2002Fiche →
Huile de romarintopique
≈ minox 2 %

Stimule la circulation et freine la 5-AR. Non-infériorité face au minoxidil 2 % à 6 mois (RCT, 100 hommes).

Panahi 2015Fiche →
Redensyltopique

Active les cellules souches du follicule. Ratio cheveux en croissance / repos triplé en 24 semaines (essai indépendant).

Katoulis 2020Fiche →
Capixyltopique
≈ minox 3 %

Biopeptide + isoflavone de trèfle rouge : frein de la 5-AR et meilleur ancrage. Comparable au minoxidil 3 % (triple aveugle).

Lueangarun 2020Fiche →
Saw palmettooral

Inhibiteur de la 5-AR végétal : baisse mesurable de la DHT. Plusieurs essais positifs.

Sudeep 2023 · Ablon 2026Fiche →
Extrait de miloral

Miliacine : relance la phase de croissance. Deux essais chez la femme — particulièrement utile en chute diffuse.

Keophiphath 2020Fiche →
Procyanidine B-2 (raisin)topique

Relance la phase de croissance et freine le TGF-β1, le signal qui met le follicule en pause. Issue des pépins de raisin et de la pomme.

Yeniay 2022 (RCT indépendant)Fiche →
Kétoconazole 2 %shampooing
sur ordonnance · FR
≈ minox 2 %

Antifongique et inhibition locale de la 5-AR. Densité et diamètre comparables au minoxidil 2 % (étude fondatrice, 39 hommes).

Piérard-Franchimont 1998Fiche →
Procapiltopique

Frein à la miniaturisation. 84,2 % d'améliorés à l'auto-évaluation en caféine + Procapil (Samadi) ; 88,9 % en trio RCP (Karaca, revue non indexée PubMed).

Samadi 2024 · Karaca 2019Fiche →
Collagène marinoral

Soutient la matrice du follicule. Amélioration du diamètre dans deux études (données préliminaires).

Reilly 2024Fiche →

Cette sélection réunit les actifs documentés à 3/5 ou plus à effet anti-chute direct, plus deux actifs à 2/5 cités pour leur intérêt en association (Procapil, collagène marin). Le fer et la vitamine D atteignent aussi 3/5, mais uniquement en correction d'une carence : ils sont traités plus bas, dans « La base ».

Le kétoconazole 2 % est inclus pour son intérêt documenté dans l'AGA, mais il est délivré sur ordonnance en France (Liste I) — ANAGEN ne le commercialise pas. Les autres actifs sont disponibles sans ordonnance.

Voir tous les actifs (y compris 2/5 et 1/5) →

🌿

Actifs sélectionnés par ANAGEN

Sérums, compléments et soins retenus pour leurs actifs documentés — Redensyl, Procapil, Capixyl, Baicapil, caféine — à des concentrations cohérentes avec les études publiées. Chaque référence est justifiée scientifiquement.

Voir la sélection →
Livraison France

Les renforçateurs — ils potentialisent, ils ne remplacent pas

Ces approches ne remplacent pas les traitements de fond — mais elles les optimisent. Leur mécanisme commun : stimuler localement les facteurs de croissance et améliorer la pénétration des actifs topiques au niveau folliculaire.

+

Ces gestes viennent en plus d'un traitement de fond — jamais à sa place. Bien combinés, ils en renforcent l'efficacité de façon documentée.

Dermaroller capillaire

Aiguilles 0,5 mm, qualité médicale. Utilisation hebdomadaire recommandée avant application du sérum actif pour maximiser la pénétration des actifs.

Voir le produit →
Livraison France

La base — sans elle, rien ne tient vraiment

Aucun traitement — médicament, actif ou geste — ne donne son plein potentiel sur un terrain défavorable. La base, c'est deux choses : corriger les carences et soigner son hygiène de vie. Aucun actif topique ou médicament ne peut compenser une carence systémique sévère. Le follicule pileux est l'un des tissus à renouvellement le plus rapide de l'organisme — il est extrêmement sensible aux déficits en matière première.

Quatre carences sont directement impliquées dans la chute de cheveux et méritent un bilan systématique avant toute autre démarche thérapeutique :

Fer (ferritine)

Seuil pertinent pour le follicule : ≥ 60 ng/mL (bien supérieur au seuil d'anémie classique de 12 g/dL). Article complet →

Vitamine D

Prévalence de la carence : ~50% dans toutes les formes d'alopécie non-cicatricielle (méta-analyse 2024). Le récepteur VDR est exprimé dans la papille dermique. Article complet →

Zinc

Cofacteur de plus de 300 enzymes, dont celles impliquées dans la synthèse de kératine et la régulation de la 5-alpha réductase. Article complet →

Thyroïde (TSH)

Hypo- et hyperthyroïdie provoquent toutes deux une chute diffuse — qui ne répond à aucun actif anti-chute tant que la dysfonction n'est pas corrigée. Article complet →

Hygiène de vie — le terrain sur lequel tout repose

Aucun traitement capillaire — médicamenteux ou non — ne peut compenser un mode de vie qui sabote les conditions de la croissance folliculaire. L'hygiène de vie n'est pas un bonus : c'est le substrat sur lequel tout le reste fonctionne.

🧠 Stress chronique

Le cortisol en excès raccourcit la phase anagène et force le follicule en télogène. La chute post-stress est décalée de 2 à 4 mois — difficile à relier à sa cause. Méditation, cohérence cardiaque, rythme de vie : impact mesurable sur le cycle capillaire.

Lire l'article →
🏃 Activité physique

Le sport modéré améliore la microcirculation du cuir chevelu et régule le cortisol. Attention : le sport intensif sans récupération peut devenir source de carences en zinc et fer — et aggraver la chute.

Lire l'article →
🌙 Sommeil

C'est pendant le sommeil profond que GH et IGF-1 sont sécrétés — les hormones clés de la réparation folliculaire. Un sommeil fragmenté réduit ces sécrétions, élève le cortisol nocturne et altère la synthèse de kératine.

🚬 Tabac

Lien parmi les mieux documentés en mode de vie. La nicotine contracte les microvaisseaux du cuir chevelu et génère un stress oxydatif qui accélère la miniaturisation. Méta-analyse 2020 : odds ratio ×2,5 pour l'AGA chez les fumeurs.

Lire l'article →
🍷 Alcool

L'alcool n'attaque pas directement le follicule, mais agit sur trois voies : perturbation de l'absorption des micronutriments (zinc, fer, vitamines B), élévation du cortisol, et désorganisation du cycle hormonal. Une méta-analyse 2024 montre une association significative dans les sous-groupes études transversales. Lire l'article →

⚠️

L'effet combiné est multiplicatif

Stress chronique + tabac + sommeil court + alcool régulier = terrain folliculaire profondément défavorable. Même le meilleur protocole médicamenteux voit son efficacité réduite dans ce contexte. À l'inverse, une hygiène de vie soignée peut seule ralentir une chute légère à modérée et améliorer sensiblement la réponse aux traitements.

Selon votre profil : ce que documente la littérature

Voici, à titre informatif, ce que les études documentent selon le type de chute. Ce n'est pas une prescription : seul un médecin peut établir le traitement adapté à votre situation. Sélectionnez un profil :

La combinaison la mieux documentée reste minoxidil topique 5% + finastéride 1 mg/j, avec un effet synergique sur deux mécanismes distincts (vascularisation + frein DHT). Pour ceux qui souhaitent éviter le finastéride : minoxidil topique 5% + sérum Redensyl/Capixyl/Procapil + dermaroller hebdomadaire constitue un protocole documenté en accès libre ; un shampooing kétoconazole 2% peut y être ajouté, mais il nécessite une ordonnance en France. Un bilan micronutritionnel complet (ferritine, zinc, vitamine D, TSH) est dans tous les cas le point de départ.

Le minoxidil topique 2% est l'unique traitement homologué chez la femme pour l'AGA en France — le 5% est souvent utilisé hors AMM avec une bonne tolérance. Le finastéride est contre-indiqué chez la femme en âge de procréer (tératogène). La spironolactone (100–200 mg/j) constitue l'alternative anti-androgène de référence pour les femmes, sous supervision médicale. Les actifs sans ordonnance (Redensyl, Capixyl, Baicapil, caféine) constituent un complément pertinent, notamment pour les femmes ne souhaitant pas de traitement médicamenteux.

Deux bilans complémentaires sont recommandés chez la femme : un bilan nutritionnel (ferritine, vitamine D, zinc, TSH — particulièrement important car les femmes en âge de procréer sont fréquemment carencées en fer) et un bilan hormonal si l'AGA est sévère ou d'apparition rapide (FSH, LH, DHEA-S, testostérone libre, SHBG). Les deux peuvent coexister et s'aggraver mutuellement.

L'effluvium réactif ne nécessite pas de minoxidil en première intention. La priorité est de corriger la cause (carence, stress, pathologie sous-jacente) et de soutenir la repousse avec des actifs de stimulation folliculaire (Redensyl, caféine topique) et un apport nutritionnel adapté. La chute se résout généralement spontanément en 3 à 6 mois lorsque la cause est traitée.

Limites et honnêteté éditoriale

ANAGEN n'est pas un cabinet médical et ne prescrit pas. Ce guide reflète l'état des preuves publiées, sans affiliation à aucune marque de médicament ou de complément.

💡

Position éditoriale ANAGEN

Nous positionnons les traitements sur ordonnance pour leur valeur informative — pas pour les promouvoir ni les minimiser. Les actifs que nous mettons en avant sont retenus pour leur mécanisme d'action documenté, mais nous reconnaissons honnêtement que leur niveau de preuve est structurellement inférieur à celui des médicaments. Notre rôle : vous permettre de comprendre, pas de choisir à votre place.

Trois limites importantes à garder à l'esprit :

Aucun traitement n'est curatif (sauf la greffe de cheveux sur les zones traitées). Minoxidil et finastéride contrôlent la progression de la chute tant qu'ils sont utilisés — l'arrêt entraîne systématiquement la rechute. Les actifs sans ordonnance s'inscrivent dans la même logique de maintien.

La variabilité individuelle est élevée. Les méta-analyses mesurent des effets moyens sur des populations. Environ 40% des patients ne répondent pas au minoxidil topique, souvent parce que leur follicule exprime insuffisamment la sulfotransférase SULT1A1 nécessaire à sa conversion en forme active. D'autres peuvent répondre remarquablement bien à des actifs sans ordonnance sans jamais utiliser de médicaments.

Le temps est un facteur critique. Tous les traitements capillaires — médicaments comme actifs sans ordonnance — requièrent au minimum 3 à 6 mois pour montrer des résultats mesurables. Changer de protocole après 6 semaines faute de résultats visibles est la cause numéro un d'échec thérapeutique perçu.

Références scientifiques
Étude 1

Gupta AK, Venkataraman M, Talukder M, Bamimore MA. (2022)Relative Efficacy of Minoxidil and the 5-α Reductase Inhibitors in Androgenetic Alopecia Treatment of Male Patients: A Network Meta-analysis. JAMA Dermatology, 158(3) : 266–274.

Méta-analyse de réseau bayésienne portant sur 23 essais randomisés contrôlés, comparant 15 protocoles différents (minoxidil oral et topique, finastéride, dutastéride à différentes doses) sur la densité capillaire totale et terminale à 24 et 48 semaines. Résultat clé : dutastéride oral 0,5 mg/j est le traitement pharmacologique le plus efficace, suivi du finastéride 5 mg, du minoxidil oral 5 mg et du minoxidil topique 5%. Référence de classification pour toute la section traitements médicaux de cet article.

→ doi.org/10.1001/jamadermatol.2021.5743
Étude 2

Gupta AK, Talukder M, Keene S, Williams G, Bamimore MA. (2025)Comparative Effect of Conventional and Non-Conventional Over-the-Counter Treatments for Male Androgenetic Alopecia: A Systematic Review and Network Meta-Analysis. International Journal of Molecular Sciences, 26(16) : 7920.

Méta-analyse de réseau bayésienne (août 2025) comparant pour la première fois traitements OTC conventionnels (minoxidil 2% et 5%) et non-conventionnels (actifs botaniques et nutraceutiques) sur la densité capillaire à 24 semaines chez l'homme. Comble un vide de la littérature sur le positionnement relatif des actifs sans ordonnance. Constitue le socle scientifique de la section actifs sans ordonnance de cet article.

→ doi.org/10.3390/ijms26167920
Étude 3

Feldman PR, Gentile P, Piwko C, et al. (2023)Hair regrowth treatment efficacy and resistance in androgenetic alopecia: A systematic review and continuous Bayesian network meta-analysis. Frontiers in Medicine, 9 : 998623.

Première méta-analyse à utiliser des critères de jugement continus (plutôt que binaires) pour comparer l'efficacité des traitements de l'AGA chez les hommes et les femmes. Couvre les essais randomisés jusqu'en août 2021. Introduit la notion de "résistance au traitement" comme variable distincte de l'efficacité, et analyse les facteurs prédictifs de non-réponse. Pertinente pour la section "variabilité individuelle" et les limites de la réponse au minoxidil.

→ doi.org/10.3389/fmed.2022.998623
Essais primaires cités dans le tableau des actifs
  • Dhurat 2017 — Caféine 0,2 % vs minoxidil 5 %, 210 hommes · Skin Pharmacol Physiol · PMID 29055953
  • Cho 2014 — Huile de pépins de courge orale, 76 hommes (+40 % vs +10 %) · Evid Based Complement Alternat Med · PMID 24864154
  • Panahi 2015 — Huile de romarin vs minoxidil 2 %, 100 hommes · Skinmed · PMID 25842469
  • Katoulis 2020 — Redensyl, essai indépendant, 41 patients (ratio anagène/télogène triplé) · Dermatol Ther · PMID 32473084
  • Lueangarun 2020 — Capixyl en triple aveugle vs minoxidil 3 %, 32 patients · J Clin Aesthet Dermatol · PMID 33584955
  • Samadi 2024 — Caféine + Procapil 3 %, avant/après, 20 hommes · J Cosmet Dermatol · PMID 37990760
  • Keophiphath 2020 — Extrait de mil (miliacine), 65 femmes · J Cosmet Dermatol · PMID 31135099
  • Piérard-Franchimont 1998 — Kétoconazole 2 % vs minoxidil 2 %, 39 hommes · Dermatology · PMID 9669136
  • Fields 2020 — Kétoconazole topique, revue systématique (318 patients) · Dermatol Ther · PMID 31858672
  • Piérard-Franchimont 2002 — Piroctone olamine 1 %, comparaison de 3 shampooings antifongiques, 150 hommes, 6 mois (+7,7 % de diamètre, sans placebo) · Int J Cosmet Sci · PMID 18498517
  • Karaca & Akpolat 2019 (trio Redensyl + Capixyl + Procapil, 88,9 %) — étude non indexée sur PubMed ; référence complète sur la fiche actif correspondante.
Note éditoriale : les trois méta-analyses ci-dessus couvrent la période 2022–2025. Gupta 2022 (JAMA Dermatology) est la méta-analyse de réseau de référence sur les traitements médicaux de l'AGA masculine. Gupta 2025 (IJMS) est la plus récente sur les traitements OTC. Feldman 2023 (Frontiers in Medicine) est la seule à utiliser des critères continus, hommes et femmes confondus. Les essais primaires renvoient à leur PMID PubMed. DOIs et PMIDs vérifiés.