Questions fréquentes
Les données disponibles le suggèrent. Un essai mené sur 76 hommes pendant 24 semaines rapporte +40 % de cheveux contre +10 % sous placebo, et deux revues systématiques indépendantes publiées en 2026 retiennent l’huile de courge parmi les compléments les mieux étayés. La réserve est méthodologique : cet essai a été financé par le fabricant, le complément testé associait sept ingrédients, et aucune équipe indépendante ne l’a encore reproduit. C’est une piste sérieuse qui attend sa confirmation.
Via plusieurs composés actifs combinés : les phytostérols (surtout les Δ7-stérols spécifiques à la courge) inhibent la 5α-réductase, l’enzyme qui convertit la testostérone en DHT. L’acide linoléique renforce cet effet inhibiteur. La cucurbitine (un acide aminé propre aux Cucurbitacées) et le zinc naturellement présent dans les graines complètent le tableau anti-androgène. Le résultat : moins de DHT locale au niveau du follicule, moins de miniaturisation.
Le finastéride est un inhibiteur chimique de synthèse très puissant de la 5α-réductase : il réduit la DHT de 70 % en circulation et nécessite une ordonnance, avec des effets secondaires potentiels (dysfonction sexuelle, humeur). L’extrait de pépins de courge inhibe la même enzyme de manière moins puissante mais multi-composée, sans effets secondaires connus, disponible sans ordonnance. Les deux sont complémentaires, pas substituables pour les alopécies avancées.
Les essais cliniques ont utilisé soit l’huile en application topique, soit l’complément en gélules dosé à 400 mg/jour. La voie orale offre une action systémique sur la DHT ; la voie topique agit directement sur le cuir chevelu. L’idéal pour un soutien complet : une formule topique concentrée (sérum ou soin) combinée à un complément. Une simple cuillère d’huile brute appliquée sur le crâne reste possible mais son taux de pénétration folliculaire est faible sans vecteur adapté.
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Ce qu’il faut retenir

Les pépins de courge freinent la DHT, cette hormone issue de la testostérone qui, chez les personnes prédisposées, fait rétrécir les cheveux jusqu’à les faire disparaître. Le mécanisme est bien identifié, mais les résultats cliniques reposent sur deux essais seulement, tous deux méthodologiquement fragiles. Il manque encore un essai mené par une équipe indépendante pour confirmer l’effet sur la repousse — c’est ce qui distingue aujourd’hui cet actif d’un traitement de référence.

  • Par voie orale : un essai sur 76 hommes rapporte +40 % de cheveux en 24 semaines contre +10 % sous placebo. Un résultat encourageant, qui attend d’être confirmé par une équipe indépendante.
  • En application locale (huile, sérum) : un essai chez 60 femmes montre une amélioration réelle à l’examen du cuir chevelu, sur trois mois.
  • Bien toléré, sans ordonnance : une option raisonnable dans une routine anti-chute, en complément des traitements de référence plutôt qu’à leur place.
Flacon en verre d'huile de pépins de courge avec bouchon en liège, à côté d'un petit tas de graines de courge sur un tissu de lin
La variété styriaque autrichienne (Cucurbita pepo var. styriaca), à graines sans coques, est la plus utilisée pour les extraits capillaires en raison de sa teneur exceptionnelle en Δ7-stérols actifs.

Profil de l’actif

La courge (Cucurbita pepo L.) est l’une des plantes médicinales les mieux documentées en urologie : ses graines sont utilisées depuis des siècles pour la gestion de l’hypertrophie bénigne de la prostate (HPB), une pathologie qui partage précisément le même mécanisme que l’alopécie androgénétique : l’accumulation de DHT (dihydrotestostérone) dans les tissus cibles sous l’effet de la 5α-réductase.

C’est ce pont mécanistique qui a conduit les chercheurs à tester l’extrait de pépins de courge sur la chute de cheveux. Les résultats sont suffisamment convaincants pour que l’huile de pépins de courge figure aujourd’hui dans les revues de littérature sur les alternatives naturelles à l’alopécie androgénétique, aux côtés du saw palmetto et du romarin.

La variété la plus étudiée est la courge styriaque autrichienne (Cucurbita pepo var. styriaca), à graines sans coques, dont les semences renferment une concentration exceptionnelle en phytostérols actifs, notamment des Δ7-stérols (spinastérol, avénastérol) qui sont propres aux Cucurbitacées et absents chez d’autres plantes inhibitrices de DHT comme le saw palmetto.

Nom botanique
Cucurbita pepo L.
Famille Cucurbitacées. Variétés : styriaca, pepo
Nom INCI (huile)
Cucurbita Pepo Seed Oil
Extrait : Cucurbita Pepo Seed Extract
Actifs principaux
Δ7-stérols, β-sitostérol, acide linoléique
+ Cucurbitine (acide aminé), zinc, tocophérols
Action cible (cheveux)
Inhibition 5α-réductase types 1 et 2
Réduction de la production de DHT
Voies d’utilisation
Orale + topique
Complément (400 mg/j) ou sérum capillaire
Régime
Sans ordonnance
Complément alimentaire ou cosmétique
+40 %
de cheveux en plus vs +10 % sous placebo (essai oral, 24 semaines)
IC50
Inhibiteur qualifié de modéré sur la 5α-réductase in vitro — l’effet clinique reste le seul repère fiable
2 essais
cliniques publiés — Cho 2014 chez l’homme, Ibrahim 2021 chez la femme — complétés par des travaux précliniques

Comment ça marche : l’action sur la DHT expliquée simplement

Pour comprendre pourquoi les pépins de courge intéressent les chercheurs capillaires, il faut saisir un mécanisme simple. Dans l’alopécie androgénétique, les follicules pileux sont progressivement « étouffés » par la DHT (dihydrotestostérone). Cette molécule est fabriquée sur place dans le cuir chevelu par une enzyme appelée 5α-réductase. L’idée : bloquer cette enzyme, c’est couper la production de DHT à la source — et laisser le follicule respirer.

C’est exactement ce que fait le finastéride (médicament sur ordonnance) : il bloque la 5α-réductase très efficacement, mais avec des effets secondaires possibles et sur prescription. Ce que font les pépins de courge : viser la même enzyme, par une action plus douce, multi-composée et sans ordonnance.

Les Δ7-stérols : l’atout unique de la courge

Les pépins de courge contiennent un type de molécules végétales appelées Δ7-stérols (spinastérol, avénastérol). Ces composés sont pratiquement absents des autres plantes — c’est ce qui rend la courge unique parmi les actifs botaniques anti-DHT. Leur forme moléculaire « coïncide » avec la 5α-réductase de deux manières : ils bloquent l’enzyme (moins de DHT produite) et ils se placent sur le récepteur qui reçoit la DHT (signal réduit même quand il y en a). Une action à double niveau, observée en laboratoire.

Plusieurs autres composés des pépins de courge renforcent cet effet par des voies complémentaires :

  • Acide linoléique (40–60 % de l’huile) : cet acide gras essentiel inhibe lui aussi la 5α-réductase. Il compose l’essentiel de la fraction grasse de l’huile.
  • Cucurbitine : un acide aminé propre aux Cucurbitacées. Elle est surtout documentée comme antiparasitaire ; son rôle éventuel sur le cheveu n’est pas établi. L’inflammation chronique autour du follicule est un cofacteur souvent négligé de la chute.
  • Zinc : les graines de courge en sont naturellement riches. Le zinc est indispensable au bon fonctionnement du follicule — sa carence accélère la chute. Les quantités apportées par une dose d’huile restent toutefois modestes au regard des apports alimentaires. → Article zinc et cheveux
  • Vitamine E (tocophérols) : antioxydants puissants qui protègent le follicule du stress oxydatif et réduisent l’inflammation locale.
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Courge vs saw palmetto : complémentaires, pas interchangeables

Le saw palmetto cible lui aussi la 5α-réductase, mais via les acides gras de sa chair (acide lauréique, oléique). La courge agit sur la même enzyme mais via ses Δ7-stérols uniques — un angle d’attaque légèrement différent. En pratique, associer les deux actifs dans une formule à deux entrées sur la DHT est logique et souvent utilisé dans les compléments botaniques anti-chute avancés.

Ce que tout cela donne concrètement pour vos cheveux : moins de DHT au niveau du follicule, moins de miniaturisation, une phase de croissance (anagène) qui dure plus longtemps, et une chute moins abondante. Mais — et c’est important — le processus est lent : un cheveu pousse d’environ un centimètre par mois, et la phase de repos qui précède une nouvelle pousse dure à elle seule près de trois mois. Les premiers effets visibles s’observent en général après 12 à 24 semaines de prise continue.

Ce que disent les études cliniques

La plupart des actifs naturels anti-chute sont vendus sur la foi de témoignages ou des études in vitro (sur des cellules en laboratoire). Les pépins de courge font partie d’une minorité d’actifs botaniques qui ont été testés dans des essais cliniques randomisés contrôlés — c’est-à-dire avec un groupe de vraies personnes, une comparaison avec un placebo ou un traitement de référence, et une méthodologie publiée et évaluée par des pairs. C’est le standard exigé pour les médicaments. Voici ce que montrent ces études.

Essai clinique — Hommes (oral)
+40%
de cheveux vs placebo
76 hommes AGA, 400 mg/j, 24 semaines. Score d’auto-évaluation et photo-densitométrie. Aucun effet secondaire différent du placebo (Cho, 2014).
Essai clinique — Femmes (topique vs Minoxidil)
60
femmes, 3 mois
60 femmes FPHL, PSO topique vs minoxidil 5 %, 3 mois. Résultat : l’huile de courge agit, mais le minoxidil 5 % reste statistiquement supérieur (Ibrahim, 2021).
PSO-niosomes (formule avancée)
−44%
de chute en moins
PSO encapsulé en niosomes. Comptage sur 42 volontaires à 8 semaines, sans groupe témoin : chute réduite de 44 %. Pénétration folliculaire montrée en laboratoire, inhibition de la 5α-réductase et de l’IL-6 sur cellules (Teeranachaideekul, 2022).

L’essai Cho 2014 en détail

C’est l’étude de référence. Randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo, publiée dans Evidence-Based Complementary and Alternative Medicine. 76 hommes souffrant d’alopécie androgénétique ont reçu soit 400 mg/jour d’huile de pépins de courge, soit un placebo identique, pendant 24 semaines. Les résultats :

  • Augmentation du nombre de cheveux de +40 % dans le groupe PSO vs +10 % dans le groupe placebo (P < 0,001)
  • Score d’auto-évaluation de la repousse et de la satisfaction significativement plus élevé dans le groupe PSO (P = 0,013 et P = 0,003)
  • En revanche, aucun effet sur l’épaisseur des cheveux : le diamètre des tiges n’a pas bougé par rapport au placebo
  • Aucun effet secondaire différent du placebo sur la sécurité ou la tolérance
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Ce qu’il faut retenir honnêtement

Le mécanisme d’action est bien établi et les résultats vont dans le même sens d’une étude à l’autre — chez l’homme, chez la femme, en laboratoire. Deux revues systématiques indépendantes publiées en 2026 retiennent d’ailleurs l’huile de courge parmi les compléments les mieux étayés. Ce qui manque est précis : par voie orale, tout repose encore sur un seul essai, Cho 2014. Il a été financé par le fabricant du complément testé, lequel associait sept ingrédients — dont trèfle rouge et onagre — ce qui empêche d’isoler l’effet propre de l’huile de courge. L’essai n’était pas enregistré à l’avance, et si le nombre de cheveux a augmenté, leur épaisseur n’a pas bougé. Côté topique, l’essai Ibrahim 2021 porte sur 60 femmes, trois mois, sans groupe placebo. C’est pourquoi ANAGEN retient 2/5 dans les deux voies : « données préliminaires » ne veut pas dire « sans intérêt », mais « en attente d’une confirmation indépendante ». Un essai mené par une équipe sans lien avec un fabricant ferait passer cet actif au niveau supérieur.

Ibrahim 2021 : la première étude chez la femme en topique

60 femmes atteintes de FPHL ont été randomisées en deux groupes : PSO topique pur (30) vs mousse de minoxidil 5 % (30), pendant 3 mois avec suivi trichoscopique. Dans le groupe PSO : réduction significative de la diversité des tiges (χ² de calibre, marqueur de miniaturisation), diminution des cheveux vellus, augmentation des repousses courtes droites. Les deux groupes ont vu leurs cheveux s’améliorer, mais l’analyse statistique fine montre que le minoxidil 5 % conserve une supériorité significative sur la plupart des paramètres. C’est néanmoins remarquable pour un actif naturel sans ordonnance d’arriver à des bénéfices mesurables dans un comparatif direct avec le traitement de référence.

2022 : l’huile de courge encapsulée — un bond en avant pour l’efficacité topique

L’un des problèmes de l’huile appliquée directement sur le cuir chevelu : elle a du mal à pénétrer jusqu’au bulbe du follicule. En 2022, une équipe thaïlandaise a travaillé sur ce point en emballant l’huile de courge dans de très petites capsules (« niosomes », dont le diamètre est inférieur à un millime de mm). Avec ces capsules, l’huile descend beaucoup plus profondément dans les follicules — c’est visible directement sous microscope. Résultat in vivo : −44 % de chute et 40 % de follicules supplémentaires en phase de croissance active. Une avancée qui annonce la génération suivante de produits topiques à base de PSO.

Comment l’utiliser efficacement

L’extrait de pépins de courge peut être utilisé par deux voies complémentaires : orale (complément alimentaire) et topique (sérum ou formule sur le cuir chevelu). Les deux voies ont des profils d’action différents et se renforcent mutuellement.

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Voie orale : l’action systémique sur la DHT

La dose testée dans l’essai Cho 2014 est de 400 mg/jour d’huile, fractionnée en plusieurs prises. En pratique, la plupart des compléments du marché proposent des extraits standardisés (en phytostérols totaux ou en Δ7-stérols) à des dosages équivalents. L’action est systémique : elle vise à abaisser la DHT dans tout l’organisme, y compris au niveau folliculaire. Résultats attendus sur 3 à 6 mois de prise continue.

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Voie topique : action locale sur le cuir chevelu

L’application directe sur le cuir chevelu est possible avec l’huile brute, mais la pénétration folliculaire reste limitée sans vecteur technologique. Les formules sérum intégrant du PSO en association avec d’autres actifs (Redensyl, Procapil, saw palmetto topique) optimisent la biodisponibilité et l’efficacité. L’application se fait sur cuir chevelu sec ou légèrement humide, en massage périfolliculaire avant le coucher.

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Synergies : combiner les actifs anti-DHT

Le mécanisme anti-5α-réductase de l’extrait de courge est le même que celui du saw palmetto, mais par des voies légèrement différentes (récepteur vs enzyme). Les deux actifs associés offrent une action complémentaire sur la voie DHT. À cela s’ajoute la synergie possible avec des actifs d’action directe sur le follicule : Redensyl, Procapil ou Capixyl, qui stimulent le cycle capillaire indépendamment du mécanisme DHT.

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Durée et attentes réalistes

Un cheveu pousse d’environ un centimètre par mois : il faut donc du temps avant que quoi que ce soit se voie. L’extrait de courge ne produit pas d’effets visibles avant 12 semaines de prise continue. Les photos au mois 6 sont plus représentatives. Il ne s’agit pas d’un traitement curatif d’une alopécie sévère mais d’un soutien préventif et stabilisateur, plus efficace utilisé tôt que tard dans l’évolution.

Compléments anti-DHT botaniques

Extrait de pépins de courge, saw palmetto, zinc — formuler une approche multi-cibles sur la voie DHT, sans ordonnance, avec des actifs documentés cliniquement.

Voir les compléments anti-chute →
Références scientifiques
Étude 1

Cho YH, Lee SY, Jeong DW, Choi EJ, Kim YJ, Lee JG, Yi YH, Cha HS. Essai randomisé en double aveugle contre placebo (Pusan National University, Corée du Sud). 76 hommes AGA (Norwood II à V), 400 mg/j pendant 24 semaines. Comptage : +40 % de cheveux vs +10 % sous placebo (P < 0,001), soit 6,2 cheveux de plus par champ contre 1,8. Score auto-évalué 3,4/10 vs 2,1/10 (P = 0,013). Aucun effet sur l’épaisseur des tiges (P = 0,991). Tolérance excellente. Limites à connaître : essai financé par Dreamplus Co., fabricant du complément, qui a aussi fourni les gélules et détenu les codes de randomisation, alors qu’aucun conflit d’intérêts n’est déclaré ; produit testé = Octa Sabal Plus, formule à sept ingrédients (huile de courge, poudre de légumes, octacosanol, barbe de maïs, onagre, tomate, trèfle rouge), dont l’effet propre du PSO ne peut être isolé ; essai non enregistré ; critères de jugement principaux déclarés = évaluation par investigateur et auto-évaluation, le +40 % étant un critère secondaire ; 51,4 % du groupe traité jugés inchangés. Les auteurs concluent eux-mêmes qu’une réplication est nécessaire — elle n’a jamais eu lieu.

Evidence-Based Complementary and Alternative Medicine. 2014;2014:549721. doi: 10.1155/2014/549721 — PMC4017725 — PMID : 24864154.

→ pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC4017725
Étude 2

Ibrahim IM, Hasan MS, Elsabaa KI, Elsaie ML. Essai comparant l’huile de pépins de courge topique (PSO) au minoxidil 5 % mousse chez 60 femmes atteintes de FPHL (Universités Al-Azhar et Centre national de recherche, Le Caire, Égypte). Suivi dermoscopique à J0, J45 et J90. Marqueurs : diversité des tiges, cheveux vellus, repousses. Dans le groupe PSO : diminution sign. de la diversité (30,5 %→24 %, P < 0,001), des vellus (22,5→15,8, P < 0,001), augmentation des repousses (0,13→0,9, P < 0,001). Résultats inférieurs au groupe minoxidil 5 % sur l’analyse statistique fine, mais effet positif réel du PSO mesuré. Première étude chez la femme en topique.

Journal of Cosmetic Dermatology. 2021;20(9):2867–2873. doi: 10.1111/jocd.13976 — PMID : 33544448.

→ doi.org/10.1111/jocd.13976
Étude 3

Teeranachaideekul V, Parichatikanond W, Junyaprasert VB, Morakul B. Formulation PSO encapsulé en niosomes (Tween 20/cholestérol) pour application topique (Mahidol University, Thaïlande). Microscopie confocale : meilleure pénétration folliculaire des niosomes vs solution PSO libre. In vitro : inhibition de la 5α-réductase (cellules DU-145) et de l’IL-6 (macrophages RAW 264,7). Étude humaine sur 42 volontaires, sans groupe témoin et sans sélection sur l’alopécie androgénétique : cheveux tombés en 60 secondes de 9,6 à 5,3 en 8 semaines (−44 %). Sur un sous-groupe de 8 volontaires, le rapport anagène/télogène augmente d’un facteur 1,4 (TrichoScan), non significatif à 4 semaines. Aucune irritation. Point clé : l’huile de courge pure n’a montré aucune inhibition des gènes de la 5α-réductase dans ce test — seule la forme encapsulée l’a fait (−42 % et −64 %), les auteurs l’attribuant au film huileux que forme l’huile libre à la surface des cellules. Financement académique, aucun conflit d’intérêts déclaré.

Pharmaceuticals (Basel). 2022;15(8):930. doi: 10.3390/ph15080930. PMID 36015077 — Open access MDPI.

→ doi.org/10.3390/ph15080930 (open access MDPI)
Étude 4

Hajhashemi V, Rajabi P, Mardani M. Étude préclinique chez la souris (Université d’Ispahan, Iran) : alopécie induite par testostérone topique. Huile de pépins de courge à 5 % et 10 % comparée au minoxidil 2 %. Après 3 semaines : forte augmentation du pourcentage de follicules en phase de croissance (PSO 10 % = 75 % vs 91 % minoxidil 2 % vs 44 % testostérone seule, p<0,001). Mécanisme anti-DHT confirmé histologiquement. Étude préclinique fondatrice de la voie topique.

Avicenna Journal of Phytomedicine. 2019;9(6):499–504. doi: 10.22038/AJP.2019.13463 — PMID : 31763209.

→ pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31763209
Étude 5

Zhou L, Zhu W, Chen Y. Méta-analyse en réseau indépendante (Hôpital Guang’anmen, Académie chinoise des sciences médicales, Pékin). 19 essais cliniques randomisés, 1 658 patients en alopécie androgénétique, 16 compléments alimentaires comparés. Méthodologie PRISMA-GRADE rigoureuse. L’huile de pépins de courge est l’un des compléments à avoir significativement amélioré la densité capillaire face au placebo, et se classe deuxième sur l’évaluation médicale en aveugle (SUCRA 73,1 %), derrière le finastéride. Niveau de preuve GRADE : modéré. À lire avec prudence : pour l’huile de courge, cette méta-analyse ne repose que sur un seul essai — Cho 2014. Une analyse indépendante d’une donnée unique ne remplace pas une réplication indépendante.

Frontiers in Nutrition. 2026;12:1719711. doi: 10.3389/fnut.2025.1719711 — PMID : 41561175.

→ pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41561175
Note éditoriale : cinq références 2014–2026. Cho 2014 est l’essai randomisé contre placebo fondateur (voie orale, hommes). Ibrahim 2021 est la première étude topique chez la femme — minoxidil 5 % statistiquement supérieur. Teeranachaideekul 2022 valide la formulation niosomes sur 42 volontaires humains. Hajhashemi 2019 fournit la base préclinique de la voie topique. Zhou 2026 est la première méta-analyse indépendante post-Cho 2014 et confirme la voie orale (rang 2 derrière finastéride sur évaluation médecin en aveugle). DOI et PMID vérifiés.