Questions fréquentes
Une chute de cheveux diffuse et temporaire. Après un choc — forte fièvre, accouchement, opération, régime sévère, nouveau médicament — une partie des cheveux passe d'un coup en phase de repos, puis tombe deux à quatre mois plus tard. Le follicule n'est pas détruit : il fait une pause, et repart.
Trois signes : les cheveux tombent par poignées, sur toute la tête, sans zone dégarnie ; le cheveu tombé porte un petit bulbe blanc et arrondi ; et quelque chose s'est passé deux à quatre mois plus tôt. Un test simple à la maison, le test de lavage, puis l'examen du dermatologue confirment.
La chute dure de deux à six mois, puis s'arrête d'elle-même. La repousse devient visible dans les mois qui suivent ; comptez jusqu'à un an pour retrouver votre volume. Au-delà de six mois de chute, on parle d'effluvium chronique.
Un stress physique avant tout : forte fièvre (Covid compris), accouchement, opération, perte de poids rapide, carence en fer, trouble de la thyroïde, certains médicaments. Le stress émotionnel seul est un déclencheur possible, mais plus difficile à démontrer. Souvent, aucune cause n'est retrouvée.
En traitant la cause, pas la chute : corriger une carence en fer, équilibrer la thyroïde, ajuster un médicament avec le prescripteur. Aucun traitement n'a démontré qu'il raccourcit un effluvium. Les soins locaux accompagnent la repousse ; ils ne remplacent pas le bilan.
Une chute qui dure plus de six mois, par vagues, le plus souvent chez une femme de 30 à 60 ans dont la chevelure était fournie. Les cheveux se sont « synchronisés » : ils tombent ensemble, mais le volume reste. Il faut surtout vérifier qu'une cause n'a pas été manquée, et écarter une calvitie féminine débutante.
Les premiers cheveux repoussent dès que la chute ralentit, courts et fins d'abord. L'amélioration se voit en quelques mois ; le volume revient en six à douze mois, parfois dix-huit. Après un Covid sévère, huit patients sur dix avaient entièrement repoussé à six mois.
L'effluvium est diffus, brutal, et suit un déclencheur. La calvitie dépend des hormones mâles, s'installe lentement, sur le dessus du crâne ou les golfes, chez l'homme comme chez la femme. Chez le dermatologue, l'effluvium montre des cheveux de calibre normal ; la calvitie, des cheveux qui s'affinent. Les deux peuvent coexister.
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Ce qu'il faut retenir

Si vos cheveux tombent par poignées depuis quelques semaines, le déclencheur est probablement déjà derrière vous — un choc, une maladie, un accouchement vieux de deux à quatre mois. La chute s'arrête d'elle-même en quelques mois, et la repousse suit dans la quasi-totalité des cas, une fois la cause trouvée et corrigée.

  • L'effluvium télogène est une chute diffuse et temporaire en réponse à un choc : le follicule se repose, il n'est pas détruit
  • La chute apparaît 2 à 4 mois après le déclencheur — pas au moment du stress
  • Causes : fièvre, accouchement, opération, régime, carence en fer, thyroïde, médicaments — et souvent aucune
  • Diagnostic : interrogatoire + test de traction + trichoscopie + bilan sanguin ciblé (hémoglobine, ferritine, TSH)
  • La chute dure 2 à 6 mois ; le volume revient en un an le plus souvent. Aucun traitement n'accélère : on corrige la cause
Poignée de cheveux tombés retenus dans une main, illustrant la chute diffuse et soudaine de l'effluvium télogène.
Perdre ses cheveux par poignées est le signe le plus caractéristique de l'effluvium télogène — et l'un des plus rassurants, car le follicule est au repos, pas détruit.

Reconnaître un effluvium

Chaque cheveu alterne croissance et repos. Sur un cuir chevelu sain, environ 90 % des cheveux poussent ; un sur dix se repose deux à trois mois, puis tombe, poussé par le suivant. C'est le cycle normal — il est détaillé sur notre page consacrée à la phase anagène.

L'effluvium télogène, c'est ce cycle qui déraille d'un coup. Sous l'effet d'un choc, un grand nombre de follicules interrompent leur croissance en même temps et passent au repos. Rien ne se voit sur le moment : les cheveux tiennent encore.

50% 40% 30% 20% 10% 0% % CHEVEUX EN PHASE TÉLOGÈNE BASELINE · ~10% M−2 M0 M+1 M+2 M+3 M+4 M+5 M+6 M+7 M+8 M+9 M+10 MOIS DEPUIS L'ÉVÉNEMENT DÉCLENCHEUR événement déclencheur ≈ 90 jours DÉLAI SILENCIEUX pic de chute plus d'un cheveu sur quatre au repos récupération 6 – 12 MOIS
Baseline
État de repos
Environ 10 % des cheveux en phase télogène : un cheveu sur dix est naturellement au repos.
M0
Déclencheur
Bascule massive anagène → télogène. Aucun signe visible pendant plusieurs semaines.
M+3
Pic de chute
Plus d'un cheveu sur quatre au repos au trichogramme. Chute diffuse, uniforme sur l'ensemble du cuir chevelu.
M+9
Retour
Récupération progressive de la densité. Phénomène typiquement réversible sans séquelle.
Ce que l'on perd aujourd'hui, c'est souvent ce que l'on a vécu il y a 90 jours — pic de chute 2 à 3 mois après l'événement déclencheur.

Le résultat : 2 à 4 mois plus tard, ces cheveux tombent tous en même temps. C'est ce décalage qui rend le diagnostic déroutant — la cause est souvent oubliée quand la chute devient visible.

1 sur 10
Cheveux au repos, cuir chevelu sain
1 sur 4
Cheveux au repos, ou davantage, au pic d'un effluvium

Trois signes qui ne trompent guère

La chute est diffuse : toute la tête, sans plaque ni recul de la ligne frontale. Les cheveux tombés portent un bulbe blanc et arrondi — le cheveu « en massue » —, et non le bulbe noir et gainé d'un cheveu arraché en pleine croissance. Et, en remontant deux à quatre mois en arrière, on retrouve presque toujours l'événement.

Le vérifier chez soi : le test de lavage

Cinq jours sans shampooing, puis un lavage au-dessus d'un lavabo dont la bonde est couverte d'une gaze. On recueille tous les cheveux, on les compte, et on met à part ceux qui mesurent trois centimètres ou moins. Plus de cent cheveux, dont moins d'un sur dix de courts : c'est le profil de l'effluvium. Moins de cent cheveux, mais beaucoup de courts : plutôt une calvitie, où les cheveux s'affinent et raccourcissent. Les deux à la fois : les deux peuvent coexister. Ce test, mis au point par des dermatologues de Gênes, oriente ; il ne remplace pas la consultation.

Pour les curieux

En 1993, John Headington a décrit cinq façons de dérégler le cycle, selon que la croissance s'interrompt tôt ou tard, ou que le repos se raccourcit ou s'allonge. La forme aiguë classique — celle qui suit une fièvre ou une opération — est une « libération anagène immédiate » ; la chute post-partum, une croissance prolongée par la grossesse puis relâchée d'un coup ; la chute saisonnière relèverait d'un repos qui s'allonge, comme la mue des animaux.

D'où vient le choc : les causes

L'effluvium télogène n'est pas une maladie — c'est une réaction du corps à un facteur déstabilisant. Identifier ce facteur est la clé.

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Stress physique, et stress émotionnel

Une forte fièvre, une opération, une hospitalisation, une perte de poids rapide : le stress physique est le déclencheur le mieux établi. Le stress émotionnel — deuil, rupture, surmenage — est un déclencheur probable, mais difficile à démêler : perdre ses cheveux est en soi un stress. Le mécanisme précis n'a été démontré que chez la souris (encadré ci-dessous). → Lire notre article

Pour les curieux — ce que la souris a montré

Le follicule possède son propre système hormonal de stress et fabrique du cortisol localement. En 2021, une équipe de Harvard (Nature) a montré, chez la souris, que l'hormone du stress — la corticostérone, équivalent du cortisol chez le rongeur — empêche la papille dermique de produire un signal appelé GAS6. Sans ce signal, les cellules souches restent endormies.

Fait remarquable : en apportant du GAS6 de l'extérieur, les cellules souches se réactivent malgré une hormone de stress élevée. La piste est réelle — mais elle n'a pas encore été vérifiée chez l'humain, et aucun traitement n'en découle à ce jour. Les auteurs ont déposé un brevet sur cette piste.

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Post-partum

Pendant la grossesse, les œstrogènes prolongent la croissance de nombreux cheveux. Après l'accouchement, ils passent ensemble au repos — d'où une chute marquée deux à cinq mois après la naissance. C'est physiologique, et cela se résout de soi-même. → Lire notre article

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Carences et régimes

Le fer d'abord : une étude a trouvé des réserves près de deux fois plus basses chez des femmes atteintes, d'autres n'ont pas vu de différence — le lien est débattu, mais une carence avérée se corrige dans tous les cas. Un régime très restrictif ou une perte de poids rapide sont des déclencheurs établis. Le zinc et la vitamine D, souvent cités, n'ont pas montré d'utilité au bilan de routine. → Lire notre article sur le fer

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Fièvre élevée — et le Covid

Toute fièvre élevée et prolongée peut déclencher un effluvium ; la grippe de 1918 en provoquait déjà. Depuis 2020, la Covid-19 en est l'exemple le plus étudié, avec deux particularités : la chute arrive plus tôt, vers deux mois, et elle suit aussi des formes bénignes, parfois passées inaperçues. Chez des patients hospitalisés pour une forme sévère, huit sur dix avaient entièrement repoussé à six mois. → Tout sur la chute post-Covid

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Médicaments

Bêta-bloquants, rétinoïdes, anticoagulants, anticonvulsivants, antidépresseurs, contraceptifs oraux (à l'arrêt), mais aussi certains traitements de l'hypertension (inhibiteurs de l'enzyme de conversion) et les androgènes peuvent déclencher un effluvium — généralement après douze semaines de traitement. → Lire notre article

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Dysthyroïdie

Hypothyroïdie et hyperthyroïdie provoquent toutes deux un effluvium. Un dosage de la TSH fait partie du bilan standard. → Lire notre article

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Important

La chute peut avoir plusieurs causes simultanées : carence en fer + stress, ou dysthyroïdie + régime restrictif. Et souvent, aucun déclencheur n'est retrouvé — la chute s'arrête quand même.

Chez le médecin : poser le diagnostic

Le diagnostic est clinique. Il tient en quatre temps, et aucun n'exige d'examen lourd.

L'interrogatoire médical

Le dermatologue cherche un événement déclencheur 2 à 4 mois avant la chute : maladie, accouchement, chirurgie, stress majeur, changement de médicament, régime.

Le test de traction

Le médecin saisit une petite mèche et tire doucement, à plusieurs endroits du cuir chevelu. Normalement, un ou deux cheveux viennent ; dans un effluvium actif, il en vient nettement plus, et ils portent tous ce bulbe blanc et arrondi — la signature du télogène. Un shampooing le jour même peut fausser le test.

La trichoscopie

L'examen au dermatoscope révèle beaucoup de cheveux courts en repousse, tous du même calibre. C'est ce calibre uniforme qui écarte la calvitie, où les cheveux s'affinent — et l'absence de cheveux « en point d'exclamation » qui écarte la pelade.

Le bilan sanguin

Trois dosages suffisent dans la plupart des cas : hémoglobine, ferritine, TSH — ceux qui, sur plus de mille patients, ont réellement changé la prise en charge. Vitamine B12 si le régime est restrictif. Le zinc et la vitamine D n'ont pas montré d'utilité en routine.

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Le piège fréquent

Une ferritine « dans les normes » du laboratoire peut être basse pour le follicule : beaucoup de normes commencent à 10 ou 15 ng/mL. Le repère retenu par les études est 40 ng/mL. Si votre médecin dit « tout est normal », demandez le chiffre.

Combien de temps, et que faire

L'effluvium s'arrête de lui-même une fois la cause passée ou corrigée. Aucun traitement n'a démontré qu'il raccourcit cette durée : les rares essais correctement contrôlés sont petits, et ne portent pas sur la chute elle-même. Ce que l'on peut faire, c'est ne pas entretenir la chute, et accompagner la repousse.

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Le calendrier

La chute dure de deux à six mois, puis s'arrête. Les premiers cheveux réapparaissent comme des pointes fines, visibles en trichoscopie avant d'être perceptibles. L'amélioration se voit dans les mois qui suivent ; comptez jusqu'à un an pour retrouver votre volume, parfois dix-huit mois. Dans la quasi-totalité des cas aigus, la repousse est complète.

1. Corriger la cause — et rien à l'aveugle

Ferritine basse : du fer, sous contrôle médical, jusqu'à repasser au-dessus de 40 ng/mL. Thyroïde à équilibrer, médicament à discuter avec le prescripteur, régime à rééquilibrer. Toujours guidé par le bilan — jamais de compléments à l'aveugle : un excès de vitamine A, ou les rétinoïdes, peuvent eux-mêmes déclencher un effluvium.

2. Accompagner la repousse

Les soins locaux n'arrêtent pas la chute, mais certains actifs ont été évalués sur le cycle lui-même. La caféine topique, par exemple, retient le follicule en phase de croissance sur follicules humains en culture. L'huile de romarin, en application sans rinçage, a donné sur six mois un résultat comparable à un minoxidil à 2 % — dans un seul essai, en simple aveugle. Ils accompagnent ; ils ne remplacent ni la cause corrigée, ni le temps.

Relancer le cycle après un effluvium

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3. Ne pas entretenir la chute

Pas de régime restrictif pendant la chute, pas de coiffures qui tirent, pas de traitements chimiques agressifs. Une alimentation suffisante en protéines, du sommeil et de l'activité physique aident à passer le cap — sans promesse chiffrée sur les cheveux.

Quand ça dure : l'effluvium chronique

Quand la chute dépasse six mois, on parle d'effluvium chronique. Le tableau, décrit en 1996 par David Whiting à partir de plusieurs centaines de patientes, est reconnaissable : une femme de 30 à 60 ans, à la chevelure fournie, qui perd soudain ses cheveux par poignées, puis par vagues, pendant des mois ou des années — parfois au rythme des saisons — sans que la raie ne s'élargisse ni que le volume ne s'effondre. L'amincissement n'est visible que chez une minorité ; la patiente est souvent seule à le remarquer. Après un Covid sévère, moins d'un patient sur dix a gardé une chute chronique.

Pourquoi ça dure : des cheveux « synchronisés »

Les cheveux ne se miniaturisent pas, comme dans une calvitie : au microscope, ils gardent leur calibre. Ils se sont synchronisés. Un modèle informatique australien le reproduit : quand les durées de croissance deviennent trop semblables d'un cheveu à l'autre, les cheveux tombent ensemble, par poussées espacées d'environ deux ans, puis le phénomène s'amortit au fil des années. Le volume final est à peine entamé.

Mais « chronique » n'est pas un diagnostic de confort

Une revue récente des études publiées conclut que, dans beaucoup de cas étiquetés chroniques, une cause avait été manquée — thyroïde, carence, médicament — ou qu'il s'agissait d'une calvitie féminine débutante. D'où deux réflexes : refaire le bilan, et chercher les signes de calvitie.

Effluvium ou calvitie : trois façons de trancher

Le test de lavage : beaucoup de cheveux, peu de courts, c'est l'effluvium (voir plus haut). La ferritine : basse dans l'effluvium, elle est normale dans la calvitie féminine, d'après une étude. La biopsie, si le doute persiste : dans un effluvium, on compte environ huit cheveux en croissance pour un au repos, contre douze à quatorze sur un cuir chevelu sain — et ils sont tous de calibre normal ; dans une calvitie, ils s'affinent.

Le pronostic est bon : l'effluvium chronique ne rend pas chauve, et il finit par se stabiliser. Il n'existe pas de traitement spécifique, et les soins locaux n'ont pas été évalués dans cette forme. Ce qui compte, c'est le suivi : un bilan refait si la chute persiste, et une trichoscopie pour vérifier qu'aucun affinement n'apparaît.

Références scientifiques
Étude 1

Whiting D.A. (1996) — Série de 355 patientes atteintes d'effluvium chronique, comparées à 412 calvities et 22 témoins, biopsies à l'appui : femmes de 30 à 60 ans, début brutal, cours fluctuant de six mois à plusieurs années, cheveux de calibre normal (9 cheveux terminaux pour 1 duvet, comme les témoins), évolution spontanément favorable. La description fondatrice.

J Am Acad Dermatol. 1996;35(6):899-906.

→ pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/8959948
Étude 2

Gilmore S., Sinclair R. (2010) — Modèle informatique de 10 000 follicules : réduire la variabilité des durées de croissance reproduit l'effluvium chronique (poussées tous les deux ans environ, amortissement en une dizaine d'années, volume conservé) ; réduire leur durée moyenne reproduit la calvitie. Aucun patient, aucun financement déclaré.

Australas J Dermatol. 2010;51(3):163-167. doi: 10.1111/j.1440-0960.2010.00654.x.

→ pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20695853
Étude 3

Rebora A. et al. (2005) — Test de lavage chez 100 patients consécutifs : cinq jours sans shampooing, cheveux recueillis et classés par longueur. Plus de 100 cheveux et moins de 10 % de courts orientent vers l'effluvium ; concordance modérée avec le diagnostic clinique. Aucun financement.

Arch Dermatol. 2005;141(10):1243-1245.

→ pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16230561
Étude 4

Headington J.T. (1993) — Revue de référence : les cinq mécanismes fonctionnels de l'effluvium, selon le moment où le cycle se dérègle.

Arch Dermatol. 1993;129(3):356-363.

→ pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/8447677
Étude 5

Asghar F. et al. (2020) — Revue narrative de la littérature : définitions, délai de 2 à 3 mois, causes (dont les médicaments, après 12 semaines), rémission dans la quasi-totalité des cas aigus, cause souvent non retrouvée, trichogramme et biopsie.

Cureus. 2020;12(5):e8320. doi: 10.7759/cureus.8320.

→ pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32607303
Étude 6

Cheng T. et al. (2021) — Étude rétrospective, un centre (Pékin), femmes de 15 à 40 ans : 193 effluviums, 104 calvities féminines, 183 témoins. Ferritine moyenne 24 ng/mL avec effluvium contre 46 chez les témoins — et 40 dans la calvitie féminine, sans différence avec les témoins. Financement public, aucun conflit déclaré.

Clin Cosmet Investig Dermatol. 2021;14:137-141. doi: 10.2147/CCID.S291170.

→ pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33603430
Étude 7

Miller R.C., Abedian S., Lipner S.R. (2023) — 1 342 patients nouvellement diagnostiqués, 16 381 résultats de laboratoire : seuls l'hémoglobine, la ferritine et le fer, et la TSH changent la prise en charge assez souvent pour justifier un dosage de routine ; le zinc et la vitamine D ne passent pas ce seuil. Aucun financement, aucun conflit.

J Am Acad Dermatol. 2023;89(3):624-626.

→ pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37245837
Étude 8

Choi S. et al. (2021) — Chez la souris : la corticostérone (équivalent du cortisol) empêche la papille dermique de produire GAS6 et maintient les cellules souches au repos ; restaurer GAS6 lève le blocage. Brevet en instance déclaré. Laboratoire Hsu, Harvard.

Nature. 2021;592(7854):428-432. doi: 10.1038/s41586-021-03417-2.

→ pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33790465
Étude 9

Damevska K. et al. (2024) — Cohorte prospective, 77 patients hospitalisés pour un Covid sévère, suivis à 3 et 6 mois : effluvium chez 69 % ; repousse complète chez 21 % à 3 mois et 81 % à 6 mois ; chronique chez 7,5 %. Associés : sexe féminin, anémie, pneumonie sévère.

Acta Dermatovenerol Croat. 2024;32(1):33-38.

→ pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/38946185
Étude 10

Hussain N. et al. (2022) — Revue systématique de 19 études, 465 effluviums après Covid : âge médian 44 ans, deux tiers de femmes, chute en moyenne 74 jours après les premiers symptômes — plus tôt que l'effluvium classique —, un patient sur dix après une infection passée inaperçue ; aucun traitement d'efficacité établie, minoxidil compris. Aucun financement, aucun conflit.

J Med Virol. 2022;94(4):1391-1401. doi: 10.1002/jmv.27534.

→ pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34931698
Étude 11

Daunton A., Harries M., Sinclair R. (2023) — Revue systématique de 18 études (1 628 cas) : pas de définition consensuelle de l'effluvium chronique ; dans beaucoup de cas, une cause non recherchée ou une calvitie féminine débutante.

Am J Clin Dermatol. 2023;24(4):513-520. doi: 10.1007/s40257-023-00760-0.

→ pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37052778
Note éditoriale : les références couvrent le tableau clinique et le cycle (Whiting, Gilmore & Sinclair, Rebora, Headington), les causes et le bilan (Asghar, Cheng, Miller), le stress (Choi — chez la souris), le Covid (Damevska, Hussain) et la forme chronique (Daunton). Lues en texte intégral le 6 octobre 2026 : Asghar, Cheng, Whiting, Gilmore & Sinclair, Rebora, Hussain ; Miller le 24 septembre 2026 ; Headington, Daunton, Damevska et Choi vérifiées au résumé. Aucun essai contrôlé de taille suffisante n'a démontré qu'un traitement raccourcit un effluvium (recherche PubMed du 6 octobre 2026).