Questions fréquentes
Oui. C'est un effluvium télogène : une chute diffuse qui survient en général vers deux mois après l'infection, parfois dès trois semaines. Selon les études, elle touche d'un patient hospitalisé sur quatre à deux sur trois, et elle survient aussi après des formes bénignes. Pendant la pandémie, les diagnostics d'effluvium ont presque triplé dans les hôpitaux publics de New York.
En général deux mois, parfois jusqu'à six. Chez des patients hospitalisés pour une forme sévère, huit sur dix avaient entièrement repoussé six mois après leur sortie. Comptez jusqu'à un an pour retrouver votre volume. Au-delà de six mois de chute, on parle d'effluvium chronique : cela concerne moins d'un patient sur dix.
Oui, nettement : huit à neuf patients sur dix sont des femmes dans la plupart des séries, et à tout âge. Les femmes consultent davantage, et une chute se voit plus sur des cheveux longs ; une sensibilité propre du follicule n'est pas exclue, mais elle n'est pas démontrée.
Aucun traitement n'a démontré qu'il raccourcit une chute post-Covid — pas même le minoxidil, pourtant le plus prescrit. Ce qui compte : vérifier qu'une anémie, un trouble de la thyroïde ou un médicament n'entretient pas la chute, puis laisser le cycle repartir. Les soins locaux accompagnent la repousse ; ils ne la remplacent pas.
Oui, dans la quasi-totalité des cas. Les nouveaux cheveux apparaissent dès que la chute ralentit, courts et fins d'abord ; dans une série de 113 cas, la trichoscopie les montrait déjà chez six patients sur dix. Après un Covid sévère, huit patients sur dix avaient entièrement repoussé à six mois. Comptez jusqu'à un an pour le volume.
Les meilleures données disent non. Une étude coréenne menée dans 22 hôpitaux sur six ans n'a retrouvé aucune augmentation de l'effluvium télogène après la vaccination, alors qu'elle en trouve une après la pandémie. C'est l'infection qui déclenche la chute, pas le vaccin.
Plus tôt qu'après une autre fièvre : vers deux mois en moyenne, parfois dès trois ou quatre semaines, alors qu'un effluvium classique attend trois mois. Le décalage existe quand même : un follicule passé au repos garde son cheveu quelques semaines avant qu'un nouveau ne le pousse dehors. C'est pourquoi la chute arrive souvent quand on se sent déjà guéri.
Quatre indices : un Covid documenté quelques semaines à deux mois plus tôt ; une chute diffuse, sans plaque ni recul de la ligne frontale ; souvent un cuir chevelu douloureux ou qui démange ; et, chez le dermatologue, une trichoscopie montrant des follicules vides et des cheveux courts en repousse. Un bilan sanguin ciblé écarte une anémie ou un trouble de la thyroïde.
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Ce qu'il faut retenir

Oui, le Covid peut faire tomber les cheveux — massivement, mais temporairement. Vers deux mois après l'infection, parfois plus tôt, une partie des follicules passée au repos lâche ses cheveux par poignées. La chute dure environ deux mois ; dans la quasi-totalité des cas, tout repousse dans l'année, sans traitement qui l'accélère. Le vaccin, lui, n'est pas en cause.

  • Plus tôt qu'un effluvium classique : vers deux mois, parfois dès trois semaines
  • Fréquent : d'un hospitalisé sur quatre à deux sur trois selon les études, et aussi après des formes bénignes
  • Souvent douloureux : un cuir chevelu sensible ou qui démange accompagne la chute chez un patient sur quatre à un sur deux
  • Surtout des femmes, à tout âge
  • Mécanisme le plus souvent avancé : l'inflammation de l'infection ; un indice de laboratoire suggère aussi une atteinte directe du follicule
  • Réversible : huit sur dix entièrement repoussés à six mois après un Covid sévère ; moins d'un sur dix passe au chronique
  • Bilan ciblé : hémoglobine, ferritine, TSH — en sachant que la ferritine monte avec l'inflammation
Homme d'une cinquantaine d'années aux cheveux poivre et sel, portant un masque chirurgical, le regard fatigué
La chute post-Covid touche tous les âges — elle survient souvent des semaines après la guérison, quand on ne s'y attend plus.

Pourquoi le Covid fait tomber les cheveux

La chute post-Covid est un effluvium télogène — le même type de chute que celui qui suit une forte fièvre, une opération ou un accouchement : des follicules passent au repos en même temps, et lâchent leur cheveu quelques semaines plus tard. Ce qui est propre au Covid, c'est le déclencheur — et, on le verra, le calendrier.

Le mécanisme en 3 étapes :

1. L'infection déclenche une forte inflammation — Le mécanisme le plus souvent avancé : les messagers de l'inflammation (interleukines, interférons) perturbent les cellules qui fabriquent le cheveu. D'autres pistes sont discutées — les micro-caillots de la phase aiguë, certains médicaments reçus pendant l'infection (anticoagulants, antibiotiques), le stress de la maladie. Aucune n'est démontrée seule ; elles s'additionnent sans doute.

2. Beaucoup de follicules passent au repos en même temps — Au lieu d'un cheveu sur dix, plus d'un sur quatre peut quitter la phase de croissance et se retrouver au repos.

3. Les cheveux tombent quelques semaines plus tard — Un follicule au repos garde son cheveu avant qu'un nouveau ne le pousse dehors. Après le Covid, ce délai est plus court qu'à l'ordinaire : vers deux mois, parfois moins (voir la chronologie).

🔬 Pour les curieux

Le lien entre Covid et effluvium ne passe peut-être pas que par l'inflammation. Le virus utilise deux protéines pour entrer dans les cellules, ACE2 et TMPRSS2 ; une équipe de Tübingen les a localisées dans la couche la plus externe du follicule, celle qui abrite ses cellules souches — à des niveaux bien plus faibles que dans le poumon ou l'intestin.

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Un indice de laboratoire (2025)

La même équipe a exposé, en laboratoire, des follicules humains arrachés au virus. Chez deux donneurs sur trois, une protéine du virus a été retrouvée au bout de quatre jours dans ces cellules externes, avec des signes de mort cellulaire programmée — sans que le follicule ne perde sa vitalité, et sans preuve que le virus s'y multiplie. Les auteurs parlent d'un premier indice d'une atteinte directe du follicule, descriptif et à confirmer. S'il se confirme, il expliquerait en partie pourquoi la chute post-Covid arrive plus tôt.

Combien de personnes, et qui

≈ 2 mois
délai moyen entre
l'infection et la chute
1 sur 4 à 2 sur 3
patients hospitalisés touchés,
selon les études
8 sur 10
entièrement repoussés six mois
après un Covid sévère

Les données convergent : le Covid est devenu un déclencheur majeur d'effluvium. Dans huit hôpitaux publics de New York, les diagnostics d'effluvium ont presque triplé pendant la pandémie — chez des patients pour la plupart non testés : l'époque autant que le virus. Dans un centre de référence israélien, les consultations pour cheveux et cuir chevelu sont passées de 1 % à près de 10 % des visites de dermatologie en dix ans, avec un bond pendant la pandémie. Et à l'échelle mondiale, une synthèse de 90 études estime que la part de la population touchée par un effluvium est passée d'environ 3,4 % avant la pandémie à 5,4 % après.

Qui est touché

Surtout des femmes : huit à neuf sur dix dans la plupart des séries — 94 % des 168 cas d'une cohorte américaine de plus de 10 000 patients Covid, où le risque féminin est près de dix fois celui des hommes. Les femmes consultent davantage et une chute se voit plus sur cheveux longs ; une sensibilité propre du follicule n'est pas exclue, mais elle n'est pas démontrée.

À tout âge : la série indienne de 113 cas compte surtout des 18-30 ans, la revue de 465 cas une médiane de 44 ans, la série iranienne d'hospitalisés une moyenne de 56 ans.

Après toutes les formes, mais plus souvent après les sévères : la cohorte américaine trouve un risque multiplié par 2,5 après une hospitalisation, et la cohorte prospective de patients hospitalisés pour pneumonie en compte deux sur trois ; mais une étude italienne avec dermatologue mensuel et deux autres séries ne trouvent aucun lien avec la sévérité, et dans une série espagnole de 214 cas, un patient sur dix ne savait même pas qu'il avait eu le Covid.

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Le vaccin n'est pas en cause

Une étude coréenne menée dans 22 hôpitaux sur six ans (2017-2022) a comparé l'avant et l'après : la part d'effluvium monte après la pandémie, pas après la vaccination. La hausse est liée à l'infection, pas au vaccin.

Ce qui la distingue : plus tôt, et souvent douloureuse

Semaines 0 à 2 : l'infection — Fièvre, fatigue. Rien côté cheveux.

Semaines 3 à 8 : la chute commence — Plus tôt qu'après une autre fièvre : vers deux mois en moyenne, et chez un patient sur trois à un sur deux dès le premier mois. Souvent, elle s'annonce par un cuir chevelu douloureux, sensible au toucher ou qui démange — la trichodynie, rapportée par un patient sur quatre à un sur deux, parfois avant même la chute.

Mois 2 à 4 : le pic — Les cheveux tombent par poignées, bien au-delà des 50 à 100 par jour habituels, sur toute la tête. La chute dure en général deux mois.

Mois 4 à 6 : la décroissance — La chute ralentit ; la trichoscopie montre déjà des cheveux courts en repousse chez six patients sur dix. Après un Covid sévère, huit patients sur dix avaient entièrement repoussé à six mois.

Mois 6 à 12 : le volume — La densité revient ; les nouveaux cheveux s'épaississent au fil des cycles. Comptez jusqu'à un an, parfois dix-huit mois pour l'épaisseur.

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Quand ça ne s'arrête pas

Si la chute persiste au-delà de six mois — moins d'un patient sur dix après un Covid sévère —, on parle d'effluvium chronique. Chez certains, le Covid a surtout réveillé une chute chronique ancienne. Dans tous les cas, deux réflexes : vérifier qu'une cause n'a pas été manquée (thyroïde, anémie, médicament) et écarter une calvitie débutante. Nous l'expliquons en détail dans la section chronique de notre page effluvium.

Comment savoir si c'est le Covid

Quatre indices, et aucun examen lourd.

1. Le calendrier — Un Covid documenté quelques semaines à deux mois avant le début de la chute. Si vous l'avez eu en janvier, vos cheveux tombent en février-mars.

2. Une chute diffuse — Sur toute la tête, sans plaque dégarnie (ce serait une pelade) ni recul de la ligne frontale (ce serait une calvitie). Le test de traction du dermatologue est positif chez la moitié à quatre patients sur cinq selon le moment de l'examen : un test négatif n'exclut rien.

3. Un cuir chevelu qui fait mal ou qui démange — Peu fréquent dans un effluvium ordinaire, courant après le Covid.

4. La trichoscopie — Un examen au trichoscope montre des follicules vides chez huit patients sur dix, des cheveux courts en repousse chez six sur dix et, plus souvent qu'après une autre cause, des points jaunes. Ce profil signe un effluvium avec repousse active.

Bilan sanguin, ciblé : hémoglobine, ferritine, TSH — les trois dosages qui changent réellement la prise en charge d'un effluvium. Après un Covid, l'anémie et une protéine sanguine basse ressortent chez les patients qui perdent leurs cheveux ; dans la série indienne de 113 cas, une ferritine basse était retrouvée chez un patient sur quatre et une vitamine D basse chez quatre sur dix — sans groupe de comparaison, ce qui ne dit pas si c'est plus qu'en population générale. Pour la ferritine, visez au-dessus de 40 ng/mL ; certains spécialistes visent 70 (notre guide du fer).

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Le piège de la ferritine après un Covid

La ferritine mesure les réserves de fer, mais elle monte aussi avec l'inflammation — et le Covid en laisse pendant des semaines. Une valeur « normale » peut donc cacher une réserve basse. Demandez une CRP en même temps, ou refaites le dosage à distance de l'infection.

Que faire : rien ne l'accélère, tout ce qui l'entretient se corrige

Aucun traitement n'a démontré qu'il raccourcit une chute post-Covid — le minoxidil, le plus prescrit, n'a pas fait la preuve de son efficacité dans cette situation, et les quelques essais de soins « post-Covid » sont trop petits ou sans groupe de comparaison pour conclure. La bonne nouvelle, c'est le pronostic. Ce que l'on peut faire : ne pas entretenir la chute, et accompagner la repousse.

🩸 1. Corriger ce qui entretient la chute

Une anémie, un trouble de la thyroïde, une perte de poids pendant la maladie : c'est cela qui prolonge un effluvium, et cela se corrige — toujours guidé par le bilan, jamais par des compléments pris à l'aveugle. Parlez aussi des médicaments reçus pendant l'infection avec votre médecin : certains anticoagulants et antibiotiques peuvent, à eux seuls, déclencher une chute quelques semaines plus tard.

💧 2. Accompagner la repousse

Les soins locaux n'arrêtent pas la chute, mais certains actifs ont été évalués sur le cycle lui-même. La caféine topique, par exemple, retient le follicule en phase de croissance sur follicules humains en culture. Ils accompagnent une repousse qui vient de toute façon ; ils ne remplacent ni le bilan, ni le temps. Notre comparatif détaille ce que chacun a montré.

🧴 3. Soulager un cuir chevelu qui tire ou qui gratte

Un cuir chevelu sensible, rouge ou qui démange accompagne souvent la chute post-Covid — un patient sur cinq a le cuir chevelu rouge à la trichoscopie. Un shampooing doux suffit le plus souvent ; s'il pèle ou démange vraiment, un shampooing antipelliculaire à la piroctone olamine apaise. Rien n'indique qu'il accélère la repousse.

Soutenir la repousse pendant la récupération

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🧘 4. Gérer le stress

Le Covid est un double stress, physique et moral. Chez l'animal, les hormones du stress retiennent le follicule au repos ; chez l'humain, les études post-Covid ne trouvent pas plus de stress chez ceux qui perdent leurs cheveux que chez les autres — la chute elle-même, en revanche, en crée. Dormir, bouger, se faire rassurer : utile pour vous, sans promesse chiffrée sur les cheveux.

🌱 5. Patience et suivi

Le message le plus important : les cheveux vont repousser. Après un Covid sévère, huit patients sur dix avaient entièrement repoussé à six mois ; dans l'ensemble des séries, la quasi-totalité récupère. Les nouveaux cheveux apparaissent dès que la chute ralentit, courts et fins d'abord. Comptez jusqu'à un an pour le volume, parfois dix-huit mois pour l'épaisseur. Si la chute dépasse six mois, revenez au bilan — et à notre page sur l'effluvium qui dure.

Références scientifiques
Étude 1

Hussain N, Agarwala P, Iqbal K, et al. — Revue systématique de 19 études, 465 effluviums après Covid : âge médian 44 ans, deux tiers de femmes, chute en moyenne 74 jours après les premiers symptômes, traction positive chez quatre patients sur cinq, un patient sur dix après une infection passée inaperçue (série espagnole) ; aucun traitement d'efficacité établie, minoxidil compris. Aucun financement.

J Med Virol. 2022;94(4):1391-1401. DOI : 10.1002/jmv.27534. PMID : 34931698.

→ PubMed 34931698
Étude 2

Chhabra N, George CA, Ganguly S. — Série indienne de 113 cas : 86 % de femmes, surtout 18-30 ans, 93 % après un Covid symptomatique, un sur quatre hospitalisé ; chute d'une durée médiane de deux mois, un cas sur cinq de moins d'un mois ; douleur du cuir chevelu chez 46 %, démangeaisons 38 % ; traction positive 55 %, follicules vides 78 %, repousse courte 61 % ; sans groupe témoin.

Int J Trichology. 2025;17(1):32-35. PMID : 40654560.

→ PubMed 40654560
Étude 3

Monari P, Gualdi G, Bettoni G, et al. — 96 patients sortis d'une unité de soins pour pneumonie Covid, vus chaque mois par le même dermatologue : effluvium chez 31 %, trois quarts de femmes, début 68 jours après la fièvre, douleur du cuir chevelu inaugurale chez un sur quatre ; aucun lien avec la durée d'hospitalisation, la fièvre, les traitements, le fer, la ferritine ou le zinc. Aucun financement.

J Clin Med. 2022;11(5):1234. PMID : 35268325.

→ PubMed 35268325
Étude 4

Damevska K, Sotirovski T, Batkoska B, et al. — Cohorte prospective de 77 patients hospitalisés pour un Covid sévère, suivis à 3 et 6 mois : effluvium chez 69 % ; repousse complète chez 21 % à 3 mois et 81 % à 6 mois ; chronique chez 7,5 %. Associés : sexe féminin, anémie, protéines basses, pneumonie sévère.

Acta Dermatovenerol Croat. 2024;32(1):33-38. PMID : 38946185.

→ PubMed 38946185
Étude 5

Patel S, Colavincenzo M. — Cohorte rétrospective de 10 861 patients Covid vus en dermatologie dans les six mois : 168 effluviums ; risque multiplié par 2,5 après une prise en charge aux urgences ou en hospitalisation, par près de 10 chez les femmes. Aucun financement.

Arch Dermatol Res. 2026;318:52. DOI : 10.1007/s00403-025-04490-7.

→ doi.org/10.1007/s00403-025-04490-7
Étude 6

Cline A, Jacobs AK, Fonseca M, et al. — Registre de huit hôpitaux publics de New York : 108 diagnostics d'effluvium télogène pendant la pandémie contre 39 sur la période équivalente d'avant — mais 10 seulement chez des patients Covid confirmés. Aucun financement.

J Am Acad Dermatol. 2021;85(1):209-211. DOI : 10.1016/j.jaad.2021.03.099. PMID : 33839211.

→ PubMed 33839211
Étude 7

Vaño-Galván S. — Commentaire sur dix ans de consultations d'un centre de référence israélien : la part des troubles des cheveux et du cuir chevelu passe de 1,2 % à 9,4 % des visites de dermatologie entre 2010 et 2020, avec un bond pendant la pandémie attribué à l'effluvium post-Covid ; deux femmes pour un homme. Aucun conflit d'intérêts.

J Eur Acad Dermatol Venereol. 2023;37(1):16-17. DOI : 10.1111/jdv.18723. PMID : 36515375.

→ PubMed 36515375
Étude 8

Jeon JJ, Kim YH, Kang H, et al. — Revue systématique et modélisation, 90 études dans 26 pays : la prévalence de l'effluvium est passée d'environ 3,4 % avant la pandémie à 5,4 % après, de 2,8 % en Amérique du Nord à 11,1 % en Asie de l'Est. Financement académique coréen.

JAAD Int. 2025;18:24-26. DOI : 10.1016/j.jdin.2024.08.018. PMID : 39582806.

→ PubMed 39582806
Étude 9

Choi JW, Park HS, Kim SS, et al. — Étude multicentrique coréenne (22 hôpitaux, 2017-2022) en séries temporelles interrompues : augmentation significative de la part d'effluvium après la pandémie, aucune après la vaccination. Aucun conflit d'intérêts.

Clin Exp Dermatol. 2024;49(12):1627-1632. PMID : 39302756.

→ PubMed 39302756
Étude 10

Klingenstein S, Ruetalo N, Neckel PH, et al. — Étude de laboratoire (Tübingen, financement public) : ACE2 et TMPRSS2 localisés dans la couche externe de follicules humains ; après exposition au virus, protéine nucléocapside et marqueurs d'apoptose chez 2 donneurs sur 3 — sans preuve de multiplication virale. Les auteurs : un indice descriptif, à confirmer.

Sci Rep. 2025;15(1):42019. DOI : 10.1038/s41598-025-28909-3. PMID : 41298780.

→ PubMed 41298780
Étude 11

Seyfi S, Alijanpour R, Aryanian Z, et al. — 198 patients admis pour Covid (138 confirmés par PCR), interrogés par téléphone après la sortie : 48 (24 %) rapportent une chute ; âge moyen 56 ans ; pas de données de sévérité. Le chiffre le plus bas, et la méthode la plus légère, des études d'hospitalisés.

J Med Life. 2022;15(5):631-634. DOI : 10.25122/jml-2021-0380. PMID : 35815081.

→ PubMed 35815081
Étude 12

Miller RC, Abedian S, Lipner SR. — 1 342 patients nouvellement diagnostiqués, 16 381 résultats de laboratoire : seuls l'hémoglobine, la ferritine et le fer, et la TSH changent la prise en charge assez souvent pour justifier un dosage de routine ; le zinc et la vitamine D ne passent pas ce seuil. Aucun financement.

J Am Acad Dermatol. 2023;89(3):624-626. PMID : 37245837.

→ PubMed 37245837
Étude 13

Bedair NI, Abdelaziz AS, Abdelrazik FS, et al. — Cas-témoins, 100 convalescents (50 avec effluvium, 50 sans) : ferritine plus basse chez les patients en effluvium (68 contre 137 µg/L) mais au-dessus du seuil de carence — les auteurs concluent qu'après un Covid, la ferritine, qui monte avec l'inflammation, n'est pas un bon marqueur. Les deux groupes différaient par le sexe (96 % contre 62 % de femmes) et l'âge : leurs autres écarts ne s'interprètent pas. Aucun financement.

Arch Dermatol Res. 2024;316(6):336. DOI : 10.1007/s00403-024-03004-1. PMID : 38844670.

→ PubMed 38844670
Note éditoriale : les références couvrent la fréquence et le profil (Hussain, Monari, Damevska, Patel, Cline, Vaño-Galván, Jeon, Seyfi), le vaccin (Choi), le mécanisme (Klingenstein), le bilan (Miller, Bedair) et la clinique (Chhabra). Lues en texte intégral le 6 octobre 2026 : Hussain, Chhabra, Monari, Patel, Cline, Vaño-Galván, Jeon, Klingenstein, Seyfi, Bedair ; Miller le 24 septembre 2026 ; Damevska et Choi vérifiées au résumé. Aucun essai de taille suffisante n'a démontré qu'un traitement raccourcit une chute post-Covid (recherche PubMed du 6 octobre 2026, 55 publications).