Questions fréquentes
Pas de façon démontrée pour la calvitie. Dans les synthèses d'études, les buveurs n'ont pas nettement plus souvent une calvitie que les autres, et l'hérédité pèse bien plus lourd. Chez ceux qui en ont une, plusieurs études la trouvent un peu plus avancée chez les buveurs, sans qu'on sache si l'alcool en est la cause. En revanche, boire beaucoup et longtemps peut provoquer une autre chute, diffuse, par carences — et celle-là se corrige.
On ne sait pas. Dans quatre études regroupées en 2026, les buveurs qui ont une calvitie en ont plus souvent une forme avancée — environ 1,7 fois plus souvent. Mais ces études photographient un instant : elles ne disent pas si l'alcool aggrave la calvitie, ou si l'on boit davantage quand on perd ses cheveux. Une grande étude australienne pose la question dans ce sens.
Rien ne le montre, rien ne l'exclut. Aucune étude n'a trouvé qu'une consommation occasionnelle fait tomber les cheveux — mais aucune n'a non plus montré qu'elle est sans effet. Dans l'étude australienne, l'écart de calvitie était présent même chez les petits buveurs et ne grandissait pas avec la dose, ce qui plaide pour un lien indirect plutôt que pour un effet de l'alcool lui-même. Ce qui est documenté, c'est la chute du gros buveur, par carences.
Non, pas plus qu'un autre alcool. Aucune étude n'a testé la bière sur les cheveux. La confusion vient de la levure de bière, vendue en complément alimentaire : c'est un produit différent. La bière est une boisson alcoolisée, et son alcool compte comme les autres.
On ne le sait pas : à ce jour, aucune étude n'a suivi les cheveux de personnes qui arrêtent l'alcool. Ce qu'on sait, c'est que lorsque la chute venait d'une carence liée à l'alcool — zinc, vitamine B3 —, corriger la carence a fait repousser les cheveux dans les cas publiés. Si votre chute dessine une calvitie, elle relève d'un traitement, pas seulement de l'arrêt.
On ne sait pas. Trois études ont posé la question à de jeunes adultes : deux trouvent plus de buveurs parmi ceux qui grisonnent tôt, la troisième ne retrouve que l'hérédité. Trop peu, et trop contradictoire, pour conclure.
Les études se contredisent. À Taïwan, 60 000 personnes suivies pendant des années : les buveurs ont eu moins de pelade que les autres — mais peut-être consultent-ils moins, disent les auteurs. Aux États-Unis, une étude comparant 957 personnes atteintes à des témoins trouve l'inverse : plus de buveurs parmi elles. On ne sait pas.
Parlez-en à votre médecin, en lui disant ce que vous buvez. Chez les personnes qui boivent beaucoup, les carences en zinc et en vitamine B3 sont documentées ; c'est le médecin qui décide quoi doser et comment corriger. Et si la chute dessine une calvitie, c'est elle qu'il faut traiter.

Ce qu'il faut retenir

L'alcool n'est pas une cause démontrée de la calvitie. Chez ceux qui en ont une, plusieurs études la trouvent un peu plus avancée chez les buveurs, sans prouver que l'alcool en est la cause — et l'hérédité pèse bien plus lourd. En revanche, boire beaucoup et longtemps peut provoquer une autre chute, diffuse, par carences : celle-là se corrige, avec le médecin.

  • Calvitie : les deux synthèses d'études ne trouvent pas d'écart net entre buveurs et non-buveurs
  • Forme plus avancée chez les buveurs dans plusieurs études — sans qu'on sache qui, de l'alcool ou de la chute, vient en premier
  • L'hérédité pèse bien plus lourd : un parent direct chauve multiplie par plus de dix le risque de calvitie avancée
  • Gros buveurs : carences en zinc et en vitamine B3 documentées, avec une chute diffuse qui régresse quand on les corrige
  • Arrêter : l'effet sur les cheveux n'a pas été mesuré ; quand une carence était en cause, la corriger a fait repousser
  • Pelade, cheveux blancs : les études se contredisent
Verre de vin rouge et bouteille posés sur une table en bois, dans la lumière d'une fenêtre
Les études ne prouvent pas que l'alcool provoque la calvitie. Chez les gros buveurs, en revanche, les carences peuvent faire tomber les cheveux.

Buveurs et calvitie : ce que disent les chiffres

Deux méta-analyses — ces synthèses qui regroupent les études publiées — ont fait le calcul. Celle de 2024 réunit six études et 7 072 personnes de cinq pays : les buveurs ont 1,4 fois plus souvent une calvitie commune que les non-buveurs. Un écart assez petit, sur assez peu d'études, pour tenir au hasard : les auteurs eux-mêmes concluent que l'effet de l'alcool est « moins fort qu'on ne le supposait ». Celle de 2026, plus large, s'appuie sur huit études pour l'alcool et trouve un écart encore plus faible — pas de différence nette entre buveurs et non-buveurs.

Derrière ces moyennes, les études se répartissent. Celles qui comparent des malades à des témoins, ou qui photographient une population à un instant donné, trouvent plus de calvitie chez les buveurs. La seule qui a suivi des hommes dans le temps — 4 340 Danois pendant 11 ans et demi, d'après la synthèse de 2024 — ne trouve aucun écart. Or ce sont les études dans le temps qui pèsent le plus lourd.

Il y a pourtant un signal, et il porte sur autre chose : non pas avoir une calvitie, mais à quel stade elle en est. Chez les hommes et les femmes qui en ont une, la synthèse de 2026 réunit quatre études : les buveurs ont 1,7 fois plus souvent une forme avancée. La plus récente, en Chine, a classé 1 172 hommes : à âge, hérédité et tabac égaux, les buveurs étaient 1,6 fois plus souvent au stade modéré ou sévère. Une autre, chez 1 825 Chinoises, trouve le même sens — mais avec si peu de buveuses que le chiffre est fragile.

L'étude australienne de 2003 montre bien l'ambiguïté. Chez 1 390 hommes de 40 à 69 ans tirés au sort et examinés un par un, les buveurs avaient 1,5 fois plus souvent une calvitie du front et 1,6 fois plus souvent une calvitie du sommet — mais pas plus souvent une calvitie complète, et sans que boire davantage change quoi que ce soit. Les auteurs, qui attendaient l'inverse, se demandent si la relation ne va pas dans l'autre sens : on boirait davantage parce qu'on perd ses cheveux.

Pour mettre l'alcool à sa juste place, un chiffre parle de lui-même. Dans une étude taïwanaise qui a mesuré les deux, avoir un parent direct chauve — père, mère, frère… — multipliait par plus de dix le risque d'une calvitie avancée ; boire, par 1,6, et cet écart-là pouvait tenir au hasard. L'hérédité reste le premier facteur, et de très loin.

Pour les curieux — pourquoi « pas d'écart net » n'est pas « aucun effet »

Le chiffre de 2024, 1,4, vient avec une marge d'incertitude qui englobe l'absence de différence : on ne peut pas exclure que l'alcool n'y soit pour rien, ni qu'il double le risque. Les six études sont comparées sur leurs effectifs bruts, sans tenir compte de l'âge, et toutes sont jugées à risque de biais « sérieux » par les auteurs eux-mêmes. Une analyse génétique de 2025 conclut, elle, que l'alcool favorise la calvitie — avec des ordres de grandeur si élevés que ses auteurs les jugent peu plausibles. Ces chiffres sont des rapports de cotes, qui grossissent un peu l'écart par rapport au risque réel.

Ce que montrent les études

Six travaux pour comprendre le dossier, du plus large au plus ciblé. Aucun n'est un essai clinique : on ne fait pas boire des volontaires pour voir s'ils perdent leurs cheveux, on observe. Le financement de chacun est indiqué.

Yang 2024La première méta-analyse
Six études d'observation réunies, 7 072 personnes dans cinq pays, dont une seule a suivi des hommes dans le temps — Corée du Sud.
Designsynthèse d'études d'observation
Qui paieuniversité, aucun industriel
Pas d'écart netLes buveurs ont 1,4 fois plus souvent une calvitie, mais l'écart peut tenir au hasard. Il est net dans les études d'un instant, nul dans la seule étude qui a suivi des hommes dans le temps.
Li 2026La synthèse de 2026
31 études sur les facteurs de risque de la calvitie, dont huit sur l'alcool, protocole enregistré à l'avance — Chine.
Designsynthèse d'études d'observation
Qui paiefonds publics
SignalPas de différence nette pour avoir une calvitie. Mais chez ceux qui en ont une, les buveurs ont 1,7 fois plus souvent une forme avancée, dans quatre études concordantes. Elle ne dit pas si l'alcool en est la cause.
Severi 2003Une grande étude en population
1 390 hommes de 40 à 69 ans tirés au sort sur les listes électorales, calvitie notée par l'enquêteur — Australie.
Designobservation, population générale
Qui paiefonds publics et caritatifs
SignalCalvitie du front 1,5 fois et du sommet 1,6 fois plus fréquente chez les buveurs, à âge égal. Mais boire plus ne change rien, et les auteurs évoquent une relation inversée : boire parce qu'on perd ses cheveux.
Zhang 2025L'étude de sévérité la plus récente
1 172 hommes avec calvitie vus dans une même consultation, stade coté par un seul dermatologue — Chine.
Designobservation, un seul centre
Qui paiefonds publics locaux
SignalÀ âge, hérédité et tabac égaux, les buveurs sont 1,6 fois plus souvent à un stade avancé. Mais « buveur » commence ici à un verre par mois, sans mesure de quantité, et l'étude photographie un instant.
Peng 2025Chez les femmes, en population
3 008 femmes d'une étude de santé en population, calvitie féminine diagnostiquée chez 6,9 % d'entre elles — Chine.
Designobservation, population générale
Qui paiefonds publics
Aucun lienAutant de buveuses parmi les femmes touchées que parmi les autres : 4,9 % contre 5,6 %. Mais très peu de femmes buvaient, ce qui limite ce que l'étude pouvait voir.
Pan 2025L'analyse génétique
Croisement de grandes bases génétiques européennes : la tendance héritée à boire est-elle liée à la calvitie et à la pelade ? — données européennes.
Designanalyse génétique, sans examen des personnes
Qui paieaucun financement
SignalConclut que l'alcool favorise la calvitie et la pelade. Mais ses ordres de grandeur sont tels que ses auteurs eux-mêmes les jugent peu plausibles, et la méthode repose sur des marqueurs génétiques faibles.
Design ●●● = essai en double aveugle contre témoin, groupes comparés · ●○○ = étude d'observation ou synthèse d'études d'observation. Qui paie ●●● = aucun industriel · ●●○ = financement mixte ou non déclaré · ●○○ = fabricant du produit testé. « Aucun lien » = l'étude ne trouve pas de différence entre buveurs et non-buveurs ; « Pas d'écart net » = l'écart trouvé peut tenir au hasard.

Boire plus, perdre plus ?

Si l'alcool abîmait le cheveu, on s'attendrait à ce que les gros buveurs perdent plus que les petits. Ce n'est pas ce que les études trouvent. Dans l'étude australienne, l'écart de calvitie était déjà là chez ceux qui buvaient un verre par jour au plus, et il n'était pas plus grand chez ceux qui en buvaient plus de trois. À Rome, chez 351 patients, les gros consommateurs de vin semblaient plus touchés, mais l'écart disparaissait une fois les autres facteurs pris en compte. Et l'étude chinoise de 2025 range dans les « buveurs » toute personne qui boit au moins douze verres par an.

Conclusion : aucune quantité d'alcool n'a été reliée à la calvitie, ni comme seuil, ni comme courbe. C'est un argument de plus pour un lien indirect — le mode de vie, l'âge, la chute elle-même qui pousse à boire — plutôt que pour un effet direct de l'alcool sur le follicule.

L'autre chute : celle du gros buveur

Il existe une chute de cheveux bien documentée chez les personnes qui boivent beaucoup et longtemps. Ce n'est pas une calvitie : c'est une chute diffuse, sur toute la tête, du type que provoque une carence. Et elle passe par trois nutriments.

La vitamine B3 (niacine). Sa carence sévère, la pellagre, fait tomber les cheveux, et dans les pays développés, l'alcoolisme en est aujourd'hui la première cause. Dans une série de dix-huit malades, la chute de cheveux faisait partie des signes marqués.

Le zinc. Les personnes alcooliques font partie des groupes à risque de carence. Chez des malades atteints de cirrhose alcoolique, des médecins français ont décrit des lésions de peau et une chute de cheveux liées au manque de zinc — guéries par du zinc seul, chez neuf malades sur trente-trois. Une carence en zinc avérée peut, à elle seule, provoquer une chute diffuse ; elle est réversible quand on la corrige. Pour en savoir plus sur cet élément, voir notre page sur le zinc et les cheveux.

Les protéines. Quand l'alcool prend la place des repas, le cheveu le montre : chez 84 personnes alcooliques, la racine des cheveux était plus fine que chez les témoins, et près d'un tiers avaient des racines atrophiées, contre moins d'une sur dix chez les autres. Un cheveu qui s'affine avant de tomber.

Les folates (vitamine B9) manquent aussi souvent chez les gros buveurs, mais leur rôle propre sur le cheveu n'est pas établi : une étude n'a trouvé aucune différence de folates entre des personnes qui perdaient leurs cheveux et des témoins.

Une carence se dose, elle ne se devine pas

Cette chute-là s'améliore quand la carence est corrigée — c'est ce que montrent les cas publiés. Mais c'est au médecin de décider quoi doser et comment corriger : un complément pris au hasard ne remplace ni le bilan, ni la prise en charge de ce qui a créé la carence. La carence en fer, fréquente pour d'autres raisons, fait partie des choses qu'il regardera aussi.

Thyroïde, déshydratation : ce que les études ne disent pas

Trois explications circulent beaucoup. Aucune ne tient quand on relit les sources.

« L'alcool met la thyroïde au ralenti, donc les cheveux tombent. » Une revue de 2013 a rassemblé ce qu'on sait de l'alcool et de la thyroïde : l'effet d'une consommation chronique sur les hormones thyroïdiennes y est décrit comme « non tranché ». Le profil le plus souvent rapporté chez les gros buveurs est une légère baisse d'une des deux hormones, avec un signal de commande normal — ce n'est pas une thyroïde au ralenti au sens médical. Et la revue ne dit pas un mot des cheveux. Le chaînon manque.

« L'alcool déshydrate le cuir chevelu et la fibre. » C'est l'explication la plus répandue sur Internet, et à ce jour, aucune étude ne l'a reliée à la chute de cheveux. Le conseil « un verre d'eau pour un verre d'alcool » est bon pour le lendemain matin ; pour les cheveux, il ne repose sur rien de mesuré.

« L'acétaldéhyde irrite le cuir chevelu. » L'acétaldéhyde est le produit de dégradation de l'alcool dans le foie. L'hypothèse, reprise par la synthèse de 2024, vient d'une expérience où il fait libérer de l'histamine par des cellules… de bronches humaines, dans le cadre de l'asthme. Rien n'a été mesuré sur la peau ni le cuir chevelu.

Pour les curieux — l'enzyme du follicule

En 2024, une équipe coréenne a montré que l'enzyme qui élimine l'acétaldéhyde est présente dans le follicule humain, et qu'en l'activant en laboratoire, sur des follicules de cinq donneurs maintenus en vie, la tige du cheveu pousse davantage ; chez la souris, cela relance le cycle du poil. C'est une piste pour comprendre le follicule, pas une étude sur l'alcool : aucune exposition à l'alcool n'y a été testée.

Et la pelade, les cheveux blancs ?

La pelade. Cette chute par plaques, d'origine auto-immune, n'a rien à voir avec la calvitie, et les études sur l'alcool s'y contredisent franchement. À Taïwan, 60 055 personnes ont été suivies pendant des années : 154 ont développé une pelade, et les buveurs étaient moins souvent touchés — deux fois moins pour les buveurs réguliers, même en tenant compte du tabac. Les auteurs eux-mêmes posent la limite : la pelade n'était comptée que si elle avait conduit chez le médecin, et les buveurs consultent peut-être moins. Aux États-Unis, une étude a comparé 957 personnes atteintes à 3 828 témoins : les buveurs y étaient plus nombreux parmi les malades — y compris ceux qui buvaient peu, quelques verres par mois. L'analyse génétique de 2025 va dans le même sens. Deux résultats recevables, deux sens opposés : on ne sait pas.

Les cheveux blancs. Trois études ont interrogé de jeunes adultes qui grisonnent avant l'âge. En Turquie, chez 1 119 jeunes, l'alcool était plus fréquent parmi eux, mais disparaissait de l'analyse finale ; chez 1 192 étudiants, il était lié à l'étendue du grisonnement ; en Thaïlande, chez 441 étudiants, seule l'hérédité comptait. Trop peu, et trop contradictoire, pour conclure.

Ce qu'on sait, ce qu'on ne sait pas

Le dossier est inégal : une partie est mesurée, une partie reste ouverte. Voici la séparation, sans tricher.

Ce que l'on sait · ce que l'on ne sait pas
✓Dans les synthèses d'études, les buveurs n'ont pas nettement plus souvent une calvitie que les non-buveurs.
✓Chez ceux qui ont une calvitie, elle est plus souvent avancée chez les buveurs, dans plusieurs études.
✓L'hérédité pèse bien plus lourd que l'alcool.
✓Chez les gros buveurs, une carence en zinc ou en vitamine B3 provoque une chute diffuse qui régresse quand on la corrige.
✗Aucune étude ne montre que l'alcool cause la calvitie, ni qu'il l'aggrave.
✗Aucune étude n'a mesuré la chute ou la repousse après l'arrêt de l'alcool.
✗Aucune quantité d'alcool n'a été reliée à la calvitie.
✗Pour la pelade et les cheveux blancs, les études se contredisent.

Pourquoi nous ne répondons ni « oui » ni « non »

Il serait facile de lire « pas d'écart net » comme « aucun effet ». Ce n'est pas la même chose : la synthèse de 2024 trouve bien plus de calvitie chez les buveurs, c'est l'incertitude du chiffre qui empêche de conclure. Il serait tout aussi facile de lire « forme plus avancée chez les buveurs » comme « l'alcool aggrave la calvitie » : ces études ne disent pas qui vient en premier. Entre les deux, la réponse honnête est le doute — et un conseil qui, lui, ne dépend pas de ce doute : si vous perdez vos cheveux, faites-vous examiner.

Vous buvez et perdez vos cheveux : que faire ?

1. Regarder la forme de la chute. Les tempes qui reculent, le sommet qui se dégarnit : c'est le dessin d'une calvitie commune, dont les causes sont d'abord héréditaires et hormonales — l'alcool n'y change rien de démontré. Une chute diffuse, sur toute la tête, avec des cheveux plus fins : c'est le dessin d'une carence ou d'un autre déséquilibre. Un dermatologue fait la différence en une consultation ; notre annuaire vous aide à en trouver un.

2. Dire ce que vous buvez. C'est l'information qui oriente le bilan. Chez les personnes qui boivent beaucoup, le zinc et la vitamine B3 sont les carences documentées ; le médecin choisit ce qu'il dose et comment il corrige. Chez la femme, la chute de cheveux a d'autres causes fréquentes, qu'il recherchera aussi.

3. Traiter la chute pour ce qu'elle est. Une calvitie commune se freine avec des traitements testés — par exemple le minoxidil — et peut se soutenir avec des sérums qui associent plusieurs actifs anti-chute. Une chute par carence se traite en corrigeant la carence.

4. Réduire, si vous buvez beaucoup. Pour vos cheveux, l'effet n'a pas été mesuré ; pour votre santé, il ne fait aucun doute, et vous n'avez pas à le faire seul : votre médecin, ou le service public Alcool Info Service, peuvent vous accompagner.

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Références scientifiques
Étude 1

Yang W.J. et coll. (2024) — Exploring the association between alcohol consumption and androgenic alopecia: a systematic review and meta-analysis, Alcohol and Alcoholism, 59(6), agae076.

Méta-analyse de six études d'observation (une cohorte, trois transversales, deux cas-témoins), 7 072 personnes, recherche close en mars 2024, protocole enregistré. Buveurs contre non-buveurs, calculs sur effectifs bruts : rapport de cotes 1,40, non significatif ; études transversales 1,93 ; cas-témoins 1,69 ; cohorte danoise de 4 340 hommes suivis 11,5 ans : 0,91. Les six études sont jugées à risque de biais sérieux. Bourse de l'université nationale de Pusan, aucun conflit. PMID : 39527837.

→ doi.org/10.1093/alcalc/agae076
Étude 2

Li H. et coll. (2026) — Risk factors for androgenetic alopecia: a systematic review and meta-analysis, BMC Public Health, 26(1).

Revue systématique enregistrée à l'avance et méta-analyse à effets aléatoires de 31 études d'observation. Alcool et présence de la calvitie : rapport de cotes 1,15 sur huit études, non significatif ; alcool et sévérité : 1,72 sur quatre études concordantes. Fonds publics chinois, aucun conflit. PMID : 41606541.

→ doi.org/10.1186/s12889-026-26258-y
Étude 3

Severi G. et coll. (2003) — Androgenetic alopecia in men aged 40-69 years: prevalence and risk factors, British Journal of Dermatology, 149, 1207-1213.

1 390 hommes tirés au sort sur les listes électorales australiennes, calvitie notée par l'enquêteur, ajustement sur l'âge. Buveurs contre non-buveurs : calvitie frontale 1,51 ; du sommet 1,61 ; complète 1,18, non significatif ; aucune relation avec la quantité bue. Les auteurs évoquent une causalité inverse. Financement public et caritatif (NHMRC, Cancer Council Victoria). PMID : 14674898.

→ doi.org/10.1111/j.1365-2133.2003.05565.x
Étude 4

Zhang J., Wu Y., Wang F. (2025) — The association between alcohol consumption and the severity of male androgenic alopecia in Chinese participants: a single-center cross-sectional study, Journal of the American Academy of Dermatology, 92(1), 175-177.

1 172 hommes avec calvitie vus dans une même consultation entre 2006 et 2009, stade coté par un seul dermatologue ; « buveur » à partir de douze verres par an. Stade modéré à sévère chez les buveurs : rapport de cotes brut 1,90 ; après ajustement sur l'âge, l'hérédité, le tabac et douze autres facteurs : 1,61. Ni quantité ni fréquence recueillies. Commission municipale de santé de Fuzhou, aucun conflit. PMID : 39341354.

→ doi.org/10.1016/j.jaad.2024.08.079
Étude 5

Yi Y. et coll. (2020) — Effect of behavioral factors on severity of female pattern hair loss: an ordinal logistic regression analysis, International Journal of Medical Sciences, 17(11), 1584-1588.

1 825 femmes interrogées par questionnaire en Chine. Forme sévère de calvitie féminine chez les buveuses : rapport de cotes 2,15 — sur un très petit nombre de buveuses, et sans définition de la fréquence ni de la quantité, limite reconnue par les auteurs. Fonds publics chinois, aucun conflit. PMID : 32669961.

→ doi.org/10.7150/ijms.45979
Étude 6

Su L.H., Chen T.H. (2007) — Association of androgenetic alopecia with smoking and its prevalence among Asian men: a community-based survey, Archives of Dermatology, 143(11), 1401-1406.

740 hommes de 40 à 91 ans d'un dépistage communautaire à Taïwan. Calvitie avancée chez les buveurs, à âge et antécédents familiaux égaux : rapport de cotes 1,62, non significatif ; parent direct chauve : 13,38. Aucun financement déclaré. PMID : 18025364.

→ doi.org/10.1001/archderm.143.11.1401
Étude 7

Peng L. et coll. (2025) — Unhealthy diet and lifestyle factors linked to female androgenetic alopecia: a community-based study from Jidong study, China, BMC Public Health, 25(1), 606.

3 008 femmes d'une étude de santé en population (Jidong, Chine), calvitie féminine chez 6,85 %. Buveuses actuelles : 4,9 % chez les femmes touchées contre 5,6 % chez les autres, aucune différence. Fonds publics chinois, aucun conflit. PMID : 39948511.

→ doi.org/10.1186/s12889-025-21560-7
Étude 8

Pan L. et coll. (2025) — Exploring the association between multidimensional dietary patterns and non-scarring hair loss using Mendelian randomization, Nutrients, 17(15), 2569.

Randomisation mendélienne à partir de grandes bases génétiques européennes. Consommation d'alcool génétiquement prédite et calvitie : rapport de cotes 16,56 ; pelade : 2,38. Ordres de grandeur jugés peu plausibles par les auteurs eux-mêmes, instruments génétiques faibles. Aucun financement, aucun conflit. PMID : 40806153.

→ doi.org/10.3390/nu17152569
Étude 9

Guo E.L., Katta R. (2017) — Diet and hair loss: effects of nutrient deficiency and supplement use, Dermatology Practical & Conceptual, 7(1), 1-10.

Revue des carences et de la chute de cheveux. L'alcoolisme figure parmi les groupes à risque de carence en zinc et constitue la première cause de pellagre dans les pays développés ; une carence en zinc avérée provoque une chute diffuse réversible ; pas de différence de folates entre 91 personnes avec chute diffuse et 74 témoins. Aucun financement, aucun conflit. PMID : 28243487.

→ doi.org/10.5826/dpc.0701a01
Étude 10

Gaveau D. et coll. (1987) — Cutaneous manifestations of zinc deficiency in ethylic cirrhosis (titre tel qu'indexé par PubMed ; article en français), Annales de Dermatologie et de Vénéréologie, 114(1), 39-53.

33 malades atteints de cirrhose alcoolique et 12 témoins : neuf malades présentaient des lésions de carence en zinc, dont une chute de cheveux, guéries par du zinc par voie orale seul ; zinc sanguin 61 contre 98 microgrammes par décilitre chez les témoins. Financement non précisé. Résumé lu, texte intégral non consulté. PMID : 3579131.

→ pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/3579131
Étude 11

Bregar R.R., Gordon M., Whitney E.N. (1978) — Hair root diameter measurement as an indicator of protein deficiency in nonhospitalized alcoholics, American Journal of Clinical Nutrition, 31(2), 230-236.

84 personnes alcooliques d'un centre de désintoxication et 25 témoins : diamètre de la racine du cheveu 0,086 contre 0,100 millimètre ; racines atrophiques chez 29,5 % contre 8,6 %. Financement non précisé. Résumé lu, texte intégral non consulté. PMID : 623045.

→ doi.org/10.1093/ajcn/31.2.230
Étude 12

Balhara Y.P.S., Deb K.S. (2013) — Impact of alcohol use on thyroid function, Indian Journal of Endocrinology and Metabolism, 17(4), 580-587.

Revue narrative. L'effet de la consommation chronique sur les hormones thyroïdiennes est décrit comme non tranché ; le profil le plus rapporté est une T3 abaissée avec une TSH normale ; en abstinence, la majorité des études retrouvent des valeurs normales ; une consommation modérée est associée à moins d'hypothyroïdie auto-immune. Aucune donnée sur les cheveux. Financement non précisé, aucun conflit. PMID : 23961472.

→ doi.org/10.4103/2230-8210.113724
Étude 13

Dai Y.X. et coll. (2020) — Cigarette smoking, alcohol consumption, and risk of alopecia areata: a population-based cohort study in Taiwan, American Journal of Clinical Dermatology, 21(6), 901-911.

60 055 participants de l'enquête nationale de santé croisés avec l'assurance maladie, 647 902 personnes-années, 154 pelades. Risque ajusté de pelade (âge, sexe, tabac, revenu, comorbidités, recours aux soins) : buveurs occasionnels 0,65 ; buveurs réguliers 0,49. Les auteurs notent que les buveurs consultent peut-être moins. Ministère des Sciences de Taïwan, aucun conflit. PMID : 32761499.

→ doi.org/10.1007/s40257-020-00547-7
Étude 14

Curtis K.L., Stubblefield O., Lipner S.R. (2024) — Alopecia areata is associated with posttraumatic stress disorder and alcohol use in a case-control study of 4,785 patients, Skin Appendage Disorders, 10(6), 520-523.

Base américaine All of Us : 957 personnes atteintes de pelade contre 3 828 témoins. Buveurs plus nombreux parmi les malades : rapports de cotes 1,65 pour deux à quatre verres par mois, 1,56 pour deux à trois par semaine, 1,40, non significatif, au-delà. Aucun conflit déclaré. PMID : 39659651.

→ doi.org/10.1159/000539424
Note éditoriale : les études 1 à 9 et 12 à 14 ont été lues en texte intégral par la rédaction ; pour les études 10 et 11, résumé lu, texte intégral non consulté. Les autres travaux évoqués sans nom d'auteur — pellagre, cheveux blancs, étude romaine, enzyme du follicule — font partie du dossier de la rédaction. Identifiants (PMID, DOI) vérifiés à la source. Relecture complète du 16 octobre 2026 : la version précédente de cette page concluait à l'absence de lien entre alcool et calvitie ; les études ne permettent pas de l'affirmer, et nous l'avons corrigé.