Ce qu'il faut retenir
Faire du sport ne fait pas tomber les cheveux : à ce jour, aucune étude ne le montre, et ce qui décide d'une calvitie reste d'abord l'hérédité. Le vrai risque, à la salle, ce sont les stéroïdes anabolisants.
- L'effort et les hormones : la DHT monte un instant pendant un effort maximal, puis redescend en quelques heures
- Sportifs et sédentaires : les enquêtes se contredisent, aucune ne prouve un effet dans un sens ou dans l'autre
- Les stéroïdes : 12 % des utilisateurs déclarent une chute en fin de cure, à faire évaluer par un médecin
- Un régime drastique peut déclencher une chute passagère deux à cinq mois plus tard
- La piscine : le chlore abîme la tige du cheveu, pas sa racine
- Testostérone, DHT : ce que l'effort change vraiment
- Sportifs et calvitie : ce que disent les enquêtes
- Ce que montrent les études
- La créatine : rien de démontré
- Stéroïdes anabolisants : le vrai risque
- Trop de sport, régime strict : ce qui est documenté
- La piscine : la tige, pas la racine
- Ce qu'on sait, ce qu'on ne sait pas
- Vous faites du sport et perdez vos cheveux : que faire ?
Testostérone, DHT : ce que l'effort change vraiment
La crainte part d'un raisonnement simple : le sport fait monter la testostérone, et la testostérone est liée à la calvitie. En réalité, ce n'est pas la testostérone qui agit sur le follicule, mais l'un de ses dérivés, la DHT (dihydrotestostérone). Dans les follicules qui y sont sensibles par hérédité, elle raccourcit la phase de pousse et affine le cheveu, année après année : c'est l'alopécie androgénétique, la calvitie commune.
L'effort, lui, ne change ces hormones que le temps de la séance. Dans une étude japonaise, la DHT de coureurs de fond et de non-sportifs n'a monté qu'à l'effort maximal, poussé jusqu'à l'épuisement ; les auteurs rappellent que ces hausses retombent en 30 minutes à quelques heures. Après une séance de squats intense, une autre petite étude n'a vu monter que le cortisol, l'hormone du stress : ni la testostérone ni la DHT, dans le sang comme dans le muscle.
Au repos, rien ne distingue les sportifs : chez 48 hommes d'une soixantaine d'années, ceux qui s'entraînaient depuis toujours avaient les mêmes taux de testostérone et de cortisol que ceux qui n'avaient jamais fait de sport. À ce jour, aucune étude n'a montré que les pics passagers de l'effort accélèrent une calvitie.
Sportifs et calvitie : ce que disent les enquêtes
Plusieurs enquêtes ont comparé l'activité physique des personnes chauves et des autres. Leurs résultats vont dans des sens opposés.
Un peu plus de calvitie chez ceux qui bougent le plus. En Corée, chez 1 182 adultes venus faire un bilan de santé, ceux qui avaient une calvitie avaient fait un peu plus d'exercice au cours de leur vie, surtout de la marche, pas du sport intense. Chez 46 paires de vrais jumeaux, qui ont les mêmes gènes, celui qui faisait le plus d'heures de sport avait un peu plus perdu aux tempes et au sommet du crâne que son frère.
Un peu mieux chez ceux qui bougent le plus. Chez 49 paires de vraies jumelles, celle qui faisait le moins d'exercice avait un peu plus perdu au sommet du crâne : un écart mesuré sur les huit paires où une sœur faisait de l'exercice et l'autre non, et fragile. En Chine, parmi 592 patients interrogés en ligne, ceux qui pratiquaient un sport d'endurance — course, natation, sports de ballon — disaient plus souvent que leur calvitie s'était améliorée en six mois : 26 % contre 7 % chez ceux qui s'en tenaient à leur activité quotidienne. Mais c'étaient les patients qui jugeaient, aidés de photos, sans mesure de la densité et sans groupe de comparaison.
Ces études constatent, elles n'expliquent pas : on ne sait pas si l'exercice agit sur les cheveux, ou si d'autres habitudes vont avec. Une revue publiée en 2022 dans le Journal of the American Academy of Dermatology conclut que les preuves sont insuffisantes pour recommander le sport contre la calvitie, et qu'un effet défavorable n'est pas exclu.
Une piste indirecte plaide pour l'activité physique : une synthèse d'études parue en 2026 associe la calvitie à la résistance à l'insuline, que l'exercice régulier aide à corriger. Le lien reste indirect, car cette synthèse ne mesure pas le sport lui-même.
Ce que montrent les études
Quatre travaux pour comprendre le dossier : trois sur le sport lui-même, un sur les stéroïdes. Aucun n'est un essai clinique : ils observent. Le financement de chacun est indiqué.
La créatine : rien de démontré
La créatine, complément très répandu chez les sportifs, traîne la réputation de « faire tomber les cheveux ». Tout part d'une étude de 2009 : 20 joueurs de rugby sud-africains ont pris de la créatine ou un placebo (un produit sans actif) pendant trois semaines. Après une semaine à forte dose, leur DHT avait monté de 56 %, et restait 40 % au-dessus du départ deux semaines plus tard, sans sortir des valeurs normales. Personne n'avait regardé leurs cheveux, et ce résultat n'a pas été reproduit à ce jour.
Un essai de 2025 a examiné les cheveux de 38 hommes, sous créatine ou sous placebo pendant 12 semaines : ses auteurs n'ont vu de changement ni sur la DHT ni sur les cheveux. Mais c'est un très petit essai, court, et plusieurs de ses auteurs ont des liens avec l'industrie de la créatine : il ne permet pas de conclure.
En l'état, on ne peut ni affirmer que la créatine fait tomber les cheveux, ni l'exclure. Si vous en prenez et que vous constatez une chute, parlez-en à un dermatologue.
Stéroïdes anabolisants : le vrai risque
Les stéroïdes anabolisants sont des dérivés de la testostérone, pris à fortes doses pour gagner du muscle. Leurs utilisateurs les prennent par cures de quelques semaines à quelques mois, qu'ils appellent des « cycles », puis s'arrêtent. Ici, le lien avec les cheveux est logique : ces produits apportent au corps bien plus d'androgènes qu'il n'en fabrique lui-même, et la DHT en dérive.
Les chiffres viennent de ce que disent les utilisateurs. Dans une étude néerlandaise qui a suivi 100 hommes pendant un an, 2 % déclaraient une chute de cheveux avant leur cure, 12 % à la fin, 9 % trois mois après l'arrêt et 5 % un an après le début. Plus la cure durait, plus la chute était fréquente ; la quantité prise chaque semaine, elle, ne faisait pas de différence. Dans une enquête internationale auprès de 1 146 utilisateurs, près d'un sur trois cite la chute de cheveux parmi ses inquiétudes.
Ces chiffres ont une limite : la chute est déclarée par les utilisateurs, pas mesurée. Un petit essai en double aveugle va dans le même sens : sur 11 hommes qui ont reçu de la testostérone pendant 12 semaines, 2 ont noté que le recul de leurs tempes, déjà présent dans leur famille, s'était un peu accentué. Chez la femme, les données se limitent à quelques cas. Et aucune dose n'est connue pour épargner les cheveux.
Si vous en prenez
Les stéroïdes anabolisants exposent à bien d'autres risques que la chute, pour le cœur, le foie ou la fertilité. Si vous en prenez ou en avez pris et que vous perdez vos cheveux, parlez-en à un médecin : il fera le point sur votre chute et sur le reste de votre santé. Les autres produits qui peuvent faire tomber les cheveux sont présentés sur notre page médicaments et chute de cheveux.
Trop de sport, régime strict : ce qui est documenté
Une idée revient souvent : le surentraînement ferait tomber les cheveux, par le stress qu'il impose au corps. C'est une hypothèse, pas un constat. Les coureurs de fond ont bien plus de cortisol, l'hormone du stress, dans leurs cheveux : 46 % de plus que des non-sportifs, chez 304 athlètes amateurs, et d'autant plus que leur kilométrage de la semaine est élevé. Mais à ce jour, aucune étude n'a montré qu'ils perdent davantage leurs cheveux.
Une précision, souvent mal comprise : le cortisol ne se transforme pas en DHT. Le lien entre stress et chute de cheveux fait l'objet de notre page stress et chute de cheveux.
Ce qui est documenté, en revanche, c'est la chute après un régime drastique. Chez des personnes qui avaient perdu 12 à 25 kg rapidement, la chute est apparue deux à cinq mois après le début du régime, diffuse, puis les cheveux ont repoussé en quelques mois. C'est un effluvium télogène : beaucoup de cheveux passent en même temps en phase de repos, puis tombent. Une revue de 2025 sur les athlètes rappelle que les sports à catégorie de poids exposent à ces pertes rapides, et qu'une carence en fer fait partie des causes à vérifier.
Quand consulter
Une chute diffuse qui commence quelques mois après une période de très gros entraînement ou un régime sévère mérite un avis médical. Un dermatologue fait la différence entre une chute passagère et une calvitie qui débute, et un bilan sanguin recherche une carence.
La piscine : la tige, pas la racine
Le chlore de la piscine abîme le cheveu lui-même. Chez 67 nageurs de l'équipe nationale japonaise, 61 % avaient les cheveux décolorés, contre aucun chez des jeunes du même âge qui ne nageaient pas. Au microscope, la couche protectrice qui entoure le cheveu avait disparu, et le chlore s'était fixé dans la tige.
Mais à la racine, la fabrication du pigment était normale, et aucune chute n'a été rapportée. À ce jour, rien ne montre que la piscine fait tomber les cheveux : elle abîme leur surface, ce qui est une autre affaire.
Ce qu'on sait, ce qu'on ne sait pas
Le dossier est inégal : une partie est mesurée, une partie reste ouverte. Voici la séparation.
Pourquoi nous ne disons pas que le sport « aide » les cheveux
On lit souvent que le sport améliore la microcirculation du cuir chevelu et fait baisser le stress, au bénéfice des cheveux. L'idée est séduisante, mais à ce jour aucune étude ne l'a mesurée sur le cuir chevelu, et les sportifs d'endurance ont plutôt plus de cortisol que les autres. Ce qui est établi suffit : le sport ne fait pas tomber les cheveux, et ses bienfaits pour le reste de la santé ne font aucun doute.
Vous faites du sport et perdez vos cheveux : que faire ?
1. Continuer le sport. Rien ne justifie de l'arrêter : à ce jour, aucune étude ne montre qu'il fait tomber les cheveux, et il fait du bien à tout le reste.
2. Faire le point avec un médecin. Une chute de cheveux a souvent plusieurs causes possibles : hérédité, régime, carence, stress, médicament, produit dopant. Un dermatologue pose le diagnostic et mesure le stade : c'est la base de tout. Notre annuaire vous aide à trouver un spécialiste.
3. Traiter tôt. Une calvitie commune se freine avec des traitements testés, par exemple le minoxidil, et peut se soutenir avec des sérums qui associent plusieurs actifs anti-chute. Associer des actifs aux modes d'action complémentaires, c'est du bon sens.
Choi J., Jun M., Lee S. et coll. (2017) — The Association between Exercise and Androgenetic Alopecia: A Survey-Based Study, Annals of Dermatology, 29(4), 513-516.
Enquête chez 1 182 adultes coréens venus faire un bilan de santé, dont 534 atteints de calvitie. Quantité d'exercice sur la vie plus grande chez les personnes chauves, due à l'exercice de faible intensité ; aucun lien avec l'exercice modéré ou intense, ni avec le type ou la sévérité de la calvitie. Aucun conflit déclaré, financement non mentionné. PMID : 28761311.
→ doi.org/10.5021/ad.2017.29.4.513Gatherwright J., Liu M.T., Amirlak B. et coll. (2013) — The contribution of endogenous and exogenous factors to male alopecia: a study of identical twins, Plastic and Reconstructive Surgery, 131(5), 794e-801e.
46 paires de jumeaux identiques, photos mesurées par un évaluateur en aveugle. Durée d'exercice associée à plus de recul aux tempes et de perte au sommet du crâne entre jumeaux ; plus de vingt facteurs testés sans correction statistique. Aucun intérêt financier déclaré. PMID : 23629119.
→ doi.org/10.1097/PRS.0b013e3182865ca9Gatherwright J., Liu M.T., Gliniak C. et coll. (2012) — The contribution of endogenous and exogenous factors to female alopecia: a study of identical twins, Plastic and Reconstructive Surgery, 130(6), 1219-1226.
49 paires de jumelles identiques. Le manque d'exercice est associé à plus de perte au sommet du crâne sur huit paires, une association qui n'est qu'une tendance quand on compare chaque sœur à l'autre. Aucun intérêt financier déclaré. PMID : 22878477.
→ doi.org/10.1097/PRS.0b013e31826d104fJiang Y., Shi Q., Huang Y. et coll. (2021) — Relationship between the exercise and severity of androgenic alopecia, Journal of Central South University (Medical Sciences), 46(7), 725-730. Article en chinois.
Enquête en ligne chez 592 patients atteints d'une calvitie légère à modérée, évolution jugée après six mois par le patient aidé de photos vues par un médecin, sans groupe témoin. Amélioration déclarée chez 26 % des pratiquants d'un sport d'endurance contre 7 % de ceux qui s'en tenaient à l'activité quotidienne ; la musculation n'est pas associée à une amélioration. Aucun conflit déclaré, financement non indiqué. PMID : 34382589.
→ doi.org/10.11817/j.issn.1672-7347.2021.200801Yeh C., Flatley E., Elkattawy O. et coll. (2022) — Exercise in dermatology: Exercise's influence on skin aging, skin cancer, psoriasis, venous ulcers, and androgenetic alopecia, Journal of the American Academy of Dermatology, 87(1), 183-184.
Lettre de recherche qui fait le point sur l'exercice en dermatologie. Pour la calvitie commune, les preuves sont jugées insuffisantes pour recommander l'exercice, et un effet défavorable n'est pas exclu, sans causalité établie. Aucun financement, aucun conflit. PMID : 34416293.
→ doi.org/10.1016/j.jaad.2021.07.023Li H., Li W., Zhang J. et coll. (2026) — Risk factors for androgenetic alopecia: a systematic review and meta-analysis, BMC Public Health.
Revue systématique et méta-analyse de 31 études d'observation sur les facteurs de risque de la calvitie. La résistance à l'insuline y est associée, sur cinq études ; l'activité physique n'est pas analysée. Fonds publics chinois, aucun conflit. PMID : 41606541.
→ doi.org/10.1186/s12889-026-26258-ySato K., Iemitsu M., Katayama K. et coll. (2016) — Responses of sex steroid hormones to different intensities of exercise in endurance athletes, Experimental Physiology, 101(1), 168-175.
8 coureurs de fond et 11 non-sportifs, trois intensités d'effort sur vélo. La DHT ne monte qu'à l'effort maximal, dans les deux groupes ; les auteurs situent le retour aux valeurs de départ entre 30 minutes et quelques heures. Fonds publics japonais, aucun conflit. PMID : 26518151.
→ doi.org/10.1113/EP085361Vechin F.C., Vingren J.L., Telles G.D. et coll. (2023) — Acute changes in serum and skeletal muscle steroids in resistance-trained men, Frontiers in Endocrinology, 14, 1081056.
6 hommes entraînés, séance de squats intense contre repos. Seul le cortisol du sang monte après la séance ; testostérone, DHEA et DHT, dans le sang comme dans le muscle, ne varient pas au-delà du bruit de mesure. PMID : 37077354.
→ doi.org/10.3389/fendo.2023.1081056Hayes L.D., Sculthorpe N., Herbert P. et coll. (2015) — Resting steroid hormone concentrations in lifetime exercisers and lifetime sedentary males, The Aging Male, 18(1), 22-26.
20 hommes sportifs depuis toujours et 28 sédentaires, d'une soixantaine d'années : aucune différence de testostérone, de cortisol ni de SHBG au repos. Résumé lu, texte intégral non consulté. PMID : 25353611.
→ doi.org/10.3109/13685538.2014.977246van der Merwe J., Brooks N.E., Myburgh K.H. (2009) — Three weeks of creatine monohydrate supplementation affects dihydrotestosterone to testosterone ratio in college-aged rugby players, Clinical Journal of Sport Medicine, 19(5), 399-404.
20 joueurs de rugby, essai croisé en double aveugle contre placebo. DHT +56 % après sept jours à forte dose, +40 % après deux semaines d'entretien, valeurs restées dans les normes du laboratoire ; cheveux non examinés. Financement non déclaré. PMID : 19741313.
→ doi.org/10.1097/JSM.0b013e3181b8b52fLak M., Forbes S.C., Ashtary-Larky D. et coll. (2025) — Does creatine cause hair loss? A 12-week randomized controlled trial, Journal of the International Society of Sports Nutrition, 22(sup1), 2495229.
Essai en double aveugle contre placebo, 38 hommes entraînés, 5 g de créatine par jour pendant 12 semaines, cheveux examinés au vertex par des dermatologues. Aucune différence entre les groupes pour la DHT, la densité, l'épaisseur et la part des cheveux en pousse. Sans financement ; plusieurs auteurs déclarent des liens avec l'industrie de la créatine et des compléments sportifs. PMID : 40265319.
→ doi.org/10.1080/15502783.2025.2495229Antonio J., Candow D.G., Forbes S.C. et coll. (2021) — Common questions and misconceptions about creatine supplementation: what does the scientific evidence really show?, Journal of the International Society of Sports Nutrition, 18(1), 13.
Revue de la société savante de nutrition sportive. Sur la chute de cheveux : la crainte repose sur l'étude de 2009, non reproduite à ce jour ; sur douze autres études, dix ne montrent aucune hausse de la testostérone et deux une hausse minime. Un auteur préside le comité scientifique d'un fabricant de créatine. Partie utile du texte intégral lue. PMID : 33557850.
→ doi.org/10.1186/s12970-021-00412-wSmit D.L., Buijs M.M., de Hon O. et coll. (2021) — Positive and negative side effects of androgen abuse. The HAARLEM study: A one-year prospective cohort study in 100 men, Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports, 31(2), 427-438.
100 hommes suivis avant, pendant et après une cure de stéroïdes, sur un an. Chute de cheveux déclarée : 2 % avant, 12 % en fin de cure, 9 % trois mois après, 5 % à un an ; c'est le seul effet indésirable lié à la durée de la cure, aucun ne l'étant à la dose hebdomadaire. Financement hospitalier, aucun conflit. PMID : 33038020.
→ doi.org/10.1111/sms.13843Bonenti B., Steve V., Puljević C. et coll. (2025) — Understanding Age-Based Differences in Psychosocial Harms, Physical Harms, and Access Difficulties Among an International Sample of Men Who Use Anabolic-Androgenic Steroids, American Journal of Lifestyle Medicine.
Enquête internationale en ligne auprès de 1 146 hommes utilisant des stéroïdes. La chute de cheveux est citée par 30,7 % des répondants, plus souvent avant 40 ans. Aucun financement, aucun conflit. Parties utiles du texte intégral lues. PMID : 41426072.
→ doi.org/10.1177/15598276251405211Giorgi A., Weatherby R.P., Murphy P.W. (1999) — Muscular strength, body composition and health responses to the use of testosterone enanthate: a double blind study, Journal of Science and Medicine in Sport, 2(4), 341-355.
21 hommes entraînés, testostérone ou placebo en double aveugle pendant 12 semaines. Parmi les 11 hommes sous testostérone, 2 notent une légère accentuation de leur recul frontal héréditaire. Financement non déclaré. PMID : 10710012.
→ doi.org/10.1016/s1440-2440(99)80007-3Brinks A.L., Needle C.D., Spindler A.J. et coll. (2025) — Alopecia in Female Athletes Using Androgenic and Anabolic Steroids: Pathophysiology and Management, International Journal of Dermatology, 64(12), 2235-2246.
Revue sur les athlètes féminines : peu de données, deux petites séries de cas ; aucune dose de stéroïdes n'est connue pour épargner les cheveux ; perte de poids rapide et carences à vérifier dans les sports à catégorie de poids. Aucun financement, aucun conflit. PMID : 40579733.
→ doi.org/10.1111/ijd.17941Skoluda N., Dettenborn L., Stalder T. et coll. (2012) — Elevated hair cortisol concentrations in endurance athletes, Psychoneuroendocrinology, 37(5), 611-617.
304 athlètes amateurs d'endurance et 70 non-sportifs : cortisol des cheveux 46 % plus élevé chez les athlètes, d'autant plus que le volume d'entraînement est grand. L'état des cheveux n'est pas étudié. PMID : 21944954.
→ doi.org/10.1016/j.psyneuen.2011.09.001Hazlehurst J.M., Oprescu A.I., Nikolaou N. et coll. (2016) — Dual-5α-Reductase Inhibition Promotes Hepatic Lipid Accumulation in Man, Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, 101(1), 103-113.
Essai chez 12 hommes. Rappelle que l'enzyme qui fabrique la DHT, la 5α-réductase, sert aussi à éliminer le cortisol ; la bloquer ralentit cette élimination. Parties utiles du texte intégral lues. PMID : 26574953.
→ doi.org/10.1210/jc.2015-2928Goette D.K., Odom R.B. (1976) — Alopecia in crash dieters, JAMA, 235(24), 2622-2623.
Neuf personnes : chute abondante deux à cinq mois après le début d'un régime intense, avec une perte de 12 à 25 kg, puis repousse en quelques mois. Résumé lu, texte intégral non consulté. PMID : 946869.
→ PubMed 946869Nanko H., Mutoh Y., Atsumi R. et coll. (2000) — Hair-discoloration of Japanese elite swimmers, The Journal of Dermatology, 27(10), 625-634.
67 nageurs de l'équipe nationale japonaise et 54 jeunes non nageurs : cheveux décolorés chez 61 % des nageurs, aucun chez les autres ; surface du cheveu usée et chlore fixé dans la tige, pigment fabriqué normalement à la racine. Résumé lu, texte intégral non consulté. PMID : 11092265.
→ doi.org/10.1111/j.1346-8138.2000.tb02243.x