Questions fréquentes
À ce jour, aucune étude ne montre que faire du sport fait tomber les cheveux, ni la course, ni la musculation. Les enquêtes qui comparent sportifs et sédentaires se contredisent : certaines trouvent un peu plus de calvitie chez ceux qui font le plus d'exercice, d'autres un peu moins. Ce qui décide d'une calvitie, c'est d'abord l'hérédité.
Un effort très intense fait monter un instant la testostérone et la DHT, l'hormone qui miniaturise les follicules sensibles, puis tout redescend en 30 minutes à quelques heures. Au repos, des hommes sportifs depuis toujours ont les mêmes taux d'hormones que des sédentaires. À ce jour, aucune étude n'a montré que ces pics passagers accélèrent une calvitie.
C'est le vrai risque pour les cheveux à la salle de sport. Les utilisateurs prennent ces produits par cures de quelques semaines à quelques mois, qu'ils appellent des « cycles » : dans une étude néerlandaise qui en a suivi 100 pendant un an, 12 % disaient perdre leurs cheveux à la fin de leur cure, contre 2 % avant. Si vous en prenez ou en avez pris et que vous perdez vos cheveux, parlez-en à un médecin.
Un régime drastique, oui : une perte de poids rapide peut déclencher, deux à cinq mois plus tard, une chute diffuse et passagère. Pour l'entraînement intensif lui-même, c'est une hypothèse : les coureurs de fond ont plus de cortisol, l'hormone du stress, dans leurs cheveux, mais à ce jour aucune étude n'a montré qu'ils en perdent davantage. Une chute diffuse après une période de très gros entraînement mérite un avis médical.
Le chlore abîme la tige du cheveu, pas sa racine. Chez des nageurs d'élite japonais, 61 % avaient les cheveux décolorés et leur surface était usée, mais la fabrication du pigment à la racine était normale, et aucune chute n'a été rapportée. À ce jour, rien ne montre que la piscine fait tomber les cheveux.

Ce qu'il faut retenir

Faire du sport ne fait pas tomber les cheveux : à ce jour, aucune étude ne le montre, et ce qui décide d'une calvitie reste d'abord l'hérédité. Le vrai risque, à la salle, ce sont les stéroïdes anabolisants.

  • L'effort et les hormones : la DHT monte un instant pendant un effort maximal, puis redescend en quelques heures
  • Sportifs et sédentaires : les enquêtes se contredisent, aucune ne prouve un effet dans un sens ou dans l'autre
  • Les stéroïdes : 12 % des utilisateurs déclarent une chute en fin de cure, à faire évaluer par un médecin
  • Un régime drastique peut déclencher une chute passagère deux à cinq mois plus tard
  • La piscine : le chlore abîme la tige du cheveu, pas sa racine
Un homme d'une cinquantaine d'années court le long d'un mur
Courir, nager, soulever de la fonte : à ce jour, aucune étude ne montre que le sport fait tomber les cheveux.

Testostérone, DHT : ce que l'effort change vraiment

La crainte part d'un raisonnement simple : le sport fait monter la testostérone, et la testostérone est liée à la calvitie. En réalité, ce n'est pas la testostérone qui agit sur le follicule, mais l'un de ses dérivés, la DHT (dihydrotestostérone). Dans les follicules qui y sont sensibles par hérédité, elle raccourcit la phase de pousse et affine le cheveu, année après année : c'est l'alopécie androgénétique, la calvitie commune.

L'effort, lui, ne change ces hormones que le temps de la séance. Dans une étude japonaise, la DHT de coureurs de fond et de non-sportifs n'a monté qu'à l'effort maximal, poussé jusqu'à l'épuisement ; les auteurs rappellent que ces hausses retombent en 30 minutes à quelques heures. Après une séance de squats intense, une autre petite étude n'a vu monter que le cortisol, l'hormone du stress : ni la testostérone ni la DHT, dans le sang comme dans le muscle.

Au repos, rien ne distingue les sportifs : chez 48 hommes d'une soixantaine d'années, ceux qui s'entraînaient depuis toujours avaient les mêmes taux de testostérone et de cortisol que ceux qui n'avaient jamais fait de sport. À ce jour, aucune étude n'a montré que les pics passagers de l'effort accélèrent une calvitie.

Sportifs et calvitie : ce que disent les enquêtes

Plusieurs enquêtes ont comparé l'activité physique des personnes chauves et des autres. Leurs résultats vont dans des sens opposés.

Un peu plus de calvitie chez ceux qui bougent le plus. En Corée, chez 1 182 adultes venus faire un bilan de santé, ceux qui avaient une calvitie avaient fait un peu plus d'exercice au cours de leur vie, surtout de la marche, pas du sport intense. Chez 46 paires de vrais jumeaux, qui ont les mêmes gènes, celui qui faisait le plus d'heures de sport avait un peu plus perdu aux tempes et au sommet du crâne que son frère.

Un peu mieux chez ceux qui bougent le plus. Chez 49 paires de vraies jumelles, celle qui faisait le moins d'exercice avait un peu plus perdu au sommet du crâne : un écart mesuré sur les huit paires où une sœur faisait de l'exercice et l'autre non, et fragile. En Chine, parmi 592 patients interrogés en ligne, ceux qui pratiquaient un sport d'endurance — course, natation, sports de ballon — disaient plus souvent que leur calvitie s'était améliorée en six mois : 26 % contre 7 % chez ceux qui s'en tenaient à leur activité quotidienne. Mais c'étaient les patients qui jugeaient, aidés de photos, sans mesure de la densité et sans groupe de comparaison.

Ces études constatent, elles n'expliquent pas : on ne sait pas si l'exercice agit sur les cheveux, ou si d'autres habitudes vont avec. Une revue publiée en 2022 dans le Journal of the American Academy of Dermatology conclut que les preuves sont insuffisantes pour recommander le sport contre la calvitie, et qu'un effet défavorable n'est pas exclu.

Une piste indirecte plaide pour l'activité physique : une synthèse d'études parue en 2026 associe la calvitie à la résistance à l'insuline, que l'exercice régulier aide à corriger. Le lien reste indirect, car cette synthèse ne mesure pas le sport lui-même.

Ce que montrent les études

Quatre travaux pour comprendre le dossier : trois sur le sport lui-même, un sur les stéroïdes. Aucun n'est un essai clinique : ils observent. Le financement de chacun est indiqué.

Choi 2017Le bilan de santé coréen
1 182 adultes de 18 à 94 ans, exercice de toute une vie déclaré par questionnaire, calvitie classée à l'examen — Corée.
Designobservation, sans suivi
Qui paienon déclaré
SignalUn peu plus d'exercice au cours de la vie chez ceux qui ont une calvitie, surtout de la marche ; aucun lien avec le sport intense ni avec la sévérité. Une association, pas une cause.
Gatherwright 2013Les jumeaux
46 paires de vrais jumeaux, photographiés et mesurés, habitudes déclarées par questionnaire — États-Unis.
Designcomparaison entre jumeaux
Qui paienon déclaré
SignalLe jumeau qui faisait le plus d'heures de sport avait un peu plus perdu aux tempes et au sommet du crâne. Plus de vingt facteurs testés sur peu de paires : un indice, pas une preuve.
Jiang 2021L'enquête chinoise
592 patients atteints d'une calvitie débutante, interrogés en ligne sur leur sport, évolution jugée après six mois — Chine.
Designsans groupe témoin
Qui paienon déclaré
SignalLes sportifs d'endurance disaient plus souvent s'être améliorés : 26 % contre 7 %. Une impression des patients, sans mesure de la densité ni groupe de comparaison.
Smit 2021Les utilisateurs de stéroïdes
100 hommes suivis un an, avant, pendant et après une cure de stéroïdes anabolisants, effets déclarés à chaque visite — Pays-Bas.
Designsuivi sans groupe témoin
Qui paiehôpital, aucun industriel
Signal2 % déclaraient une chute avant la cure, 12 % à la fin, 5 % un an après le début. Une chute déclarée, pas mesurée, et plus fréquente quand la cure dure plus longtemps.
Design ●○○ = étude d'observation, suivi sans groupe témoin ou comparaison entre jumeaux. Qui paie ●●● = aucun industriel · ●●○ = financement non déclaré, ou auteurs liés à l'industrie · ●○○ = fabricant du produit testé.

La créatine : rien de démontré

La créatine, complément très répandu chez les sportifs, traîne la réputation de « faire tomber les cheveux ». Tout part d'une étude de 2009 : 20 joueurs de rugby sud-africains ont pris de la créatine ou un placebo (un produit sans actif) pendant trois semaines. Après une semaine à forte dose, leur DHT avait monté de 56 %, et restait 40 % au-dessus du départ deux semaines plus tard, sans sortir des valeurs normales. Personne n'avait regardé leurs cheveux, et ce résultat n'a pas été reproduit à ce jour.

Un essai de 2025 a examiné les cheveux de 38 hommes, sous créatine ou sous placebo pendant 12 semaines : ses auteurs n'ont vu de changement ni sur la DHT ni sur les cheveux. Mais c'est un très petit essai, court, et plusieurs de ses auteurs ont des liens avec l'industrie de la créatine : il ne permet pas de conclure.

En l'état, on ne peut ni affirmer que la créatine fait tomber les cheveux, ni l'exclure. Si vous en prenez et que vous constatez une chute, parlez-en à un dermatologue.

Stéroïdes anabolisants : le vrai risque

Les stéroïdes anabolisants sont des dérivés de la testostérone, pris à fortes doses pour gagner du muscle. Leurs utilisateurs les prennent par cures de quelques semaines à quelques mois, qu'ils appellent des « cycles », puis s'arrêtent. Ici, le lien avec les cheveux est logique : ces produits apportent au corps bien plus d'androgènes qu'il n'en fabrique lui-même, et la DHT en dérive.

Les chiffres viennent de ce que disent les utilisateurs. Dans une étude néerlandaise qui a suivi 100 hommes pendant un an, 2 % déclaraient une chute de cheveux avant leur cure, 12 % à la fin, 9 % trois mois après l'arrêt et 5 % un an après le début. Plus la cure durait, plus la chute était fréquente ; la quantité prise chaque semaine, elle, ne faisait pas de différence. Dans une enquête internationale auprès de 1 146 utilisateurs, près d'un sur trois cite la chute de cheveux parmi ses inquiétudes.

Ces chiffres ont une limite : la chute est déclarée par les utilisateurs, pas mesurée. Un petit essai en double aveugle va dans le même sens : sur 11 hommes qui ont reçu de la testostérone pendant 12 semaines, 2 ont noté que le recul de leurs tempes, déjà présent dans leur famille, s'était un peu accentué. Chez la femme, les données se limitent à quelques cas. Et aucune dose n'est connue pour épargner les cheveux.

Si vous en prenez

Les stéroïdes anabolisants exposent à bien d'autres risques que la chute, pour le cœur, le foie ou la fertilité. Si vous en prenez ou en avez pris et que vous perdez vos cheveux, parlez-en à un médecin : il fera le point sur votre chute et sur le reste de votre santé. Les autres produits qui peuvent faire tomber les cheveux sont présentés sur notre page médicaments et chute de cheveux.

Trop de sport, régime strict : ce qui est documenté

Une idée revient souvent : le surentraînement ferait tomber les cheveux, par le stress qu'il impose au corps. C'est une hypothèse, pas un constat. Les coureurs de fond ont bien plus de cortisol, l'hormone du stress, dans leurs cheveux : 46 % de plus que des non-sportifs, chez 304 athlètes amateurs, et d'autant plus que leur kilométrage de la semaine est élevé. Mais à ce jour, aucune étude n'a montré qu'ils perdent davantage leurs cheveux.

Une précision, souvent mal comprise : le cortisol ne se transforme pas en DHT. Le lien entre stress et chute de cheveux fait l'objet de notre page stress et chute de cheveux.

Ce qui est documenté, en revanche, c'est la chute après un régime drastique. Chez des personnes qui avaient perdu 12 à 25 kg rapidement, la chute est apparue deux à cinq mois après le début du régime, diffuse, puis les cheveux ont repoussé en quelques mois. C'est un effluvium télogène : beaucoup de cheveux passent en même temps en phase de repos, puis tombent. Une revue de 2025 sur les athlètes rappelle que les sports à catégorie de poids exposent à ces pertes rapides, et qu'une carence en fer fait partie des causes à vérifier.

Quand consulter

Une chute diffuse qui commence quelques mois après une période de très gros entraînement ou un régime sévère mérite un avis médical. Un dermatologue fait la différence entre une chute passagère et une calvitie qui débute, et un bilan sanguin recherche une carence.

La piscine : la tige, pas la racine

Le chlore de la piscine abîme le cheveu lui-même. Chez 67 nageurs de l'équipe nationale japonaise, 61 % avaient les cheveux décolorés, contre aucun chez des jeunes du même âge qui ne nageaient pas. Au microscope, la couche protectrice qui entoure le cheveu avait disparu, et le chlore s'était fixé dans la tige.

Mais à la racine, la fabrication du pigment était normale, et aucune chute n'a été rapportée. À ce jour, rien ne montre que la piscine fait tomber les cheveux : elle abîme leur surface, ce qui est une autre affaire.

Ce qu'on sait, ce qu'on ne sait pas

Le dossier est inégal : une partie est mesurée, une partie reste ouverte. Voici la séparation.

Ce que l'on sait · ce que l'on ne sait pas
✓Un effort maximal ne fait monter la DHT que le temps de la séance.
✓Au repos, des hommes sportifs depuis toujours ont les mêmes taux d'hormones que des sédentaires.
✓Une perte de poids rapide peut déclencher une chute passagère quelques mois plus tard.
✓Le chlore abîme la tige du cheveu sans toucher sa racine.
✗On ne sait pas si le sport protège les cheveux ou les fragilise un peu.
✗La fréquence réelle de la chute sous stéroïdes n'a pas encore été mesurée.
✗Le lien entre surentraînement et chute n'a pas encore été étudié.
✗L'effet du sport sur la circulation du cuir chevelu reste à mesurer.

Pourquoi nous ne disons pas que le sport « aide » les cheveux

On lit souvent que le sport améliore la microcirculation du cuir chevelu et fait baisser le stress, au bénéfice des cheveux. L'idée est séduisante, mais à ce jour aucune étude ne l'a mesurée sur le cuir chevelu, et les sportifs d'endurance ont plutôt plus de cortisol que les autres. Ce qui est établi suffit : le sport ne fait pas tomber les cheveux, et ses bienfaits pour le reste de la santé ne font aucun doute.

Vous faites du sport et perdez vos cheveux : que faire ?

1. Continuer le sport. Rien ne justifie de l'arrêter : à ce jour, aucune étude ne montre qu'il fait tomber les cheveux, et il fait du bien à tout le reste.

2. Faire le point avec un médecin. Une chute de cheveux a souvent plusieurs causes possibles : hérédité, régime, carence, stress, médicament, produit dopant. Un dermatologue pose le diagnostic et mesure le stade : c'est la base de tout. Notre annuaire vous aide à trouver un spécialiste.

3. Traiter tôt. Une calvitie commune se freine avec des traitements testés, par exemple le minoxidil, et peut se soutenir avec des sérums qui associent plusieurs actifs anti-chute. Associer des actifs aux modes d'action complémentaires, c'est du bon sens.

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Références scientifiques
Étude 1

Choi J., Jun M., Lee S. et coll. (2017) — The Association between Exercise and Androgenetic Alopecia: A Survey-Based Study, Annals of Dermatology, 29(4), 513-516.

Enquête chez 1 182 adultes coréens venus faire un bilan de santé, dont 534 atteints de calvitie. Quantité d'exercice sur la vie plus grande chez les personnes chauves, due à l'exercice de faible intensité ; aucun lien avec l'exercice modéré ou intense, ni avec le type ou la sévérité de la calvitie. Aucun conflit déclaré, financement non mentionné. PMID : 28761311.

→ doi.org/10.5021/ad.2017.29.4.513
Étude 2

Gatherwright J., Liu M.T., Amirlak B. et coll. (2013) — The contribution of endogenous and exogenous factors to male alopecia: a study of identical twins, Plastic and Reconstructive Surgery, 131(5), 794e-801e.

46 paires de jumeaux identiques, photos mesurées par un évaluateur en aveugle. Durée d'exercice associée à plus de recul aux tempes et de perte au sommet du crâne entre jumeaux ; plus de vingt facteurs testés sans correction statistique. Aucun intérêt financier déclaré. PMID : 23629119.

→ doi.org/10.1097/PRS.0b013e3182865ca9
Étude 3

Gatherwright J., Liu M.T., Gliniak C. et coll. (2012) — The contribution of endogenous and exogenous factors to female alopecia: a study of identical twins, Plastic and Reconstructive Surgery, 130(6), 1219-1226.

49 paires de jumelles identiques. Le manque d'exercice est associé à plus de perte au sommet du crâne sur huit paires, une association qui n'est qu'une tendance quand on compare chaque sœur à l'autre. Aucun intérêt financier déclaré. PMID : 22878477.

→ doi.org/10.1097/PRS.0b013e31826d104f
Étude 4

Jiang Y., Shi Q., Huang Y. et coll. (2021) — Relationship between the exercise and severity of androgenic alopecia, Journal of Central South University (Medical Sciences), 46(7), 725-730. Article en chinois.

Enquête en ligne chez 592 patients atteints d'une calvitie légère à modérée, évolution jugée après six mois par le patient aidé de photos vues par un médecin, sans groupe témoin. Amélioration déclarée chez 26 % des pratiquants d'un sport d'endurance contre 7 % de ceux qui s'en tenaient à l'activité quotidienne ; la musculation n'est pas associée à une amélioration. Aucun conflit déclaré, financement non indiqué. PMID : 34382589.

→ doi.org/10.11817/j.issn.1672-7347.2021.200801
Étude 5

Yeh C., Flatley E., Elkattawy O. et coll. (2022) — Exercise in dermatology: Exercise's influence on skin aging, skin cancer, psoriasis, venous ulcers, and androgenetic alopecia, Journal of the American Academy of Dermatology, 87(1), 183-184.

Lettre de recherche qui fait le point sur l'exercice en dermatologie. Pour la calvitie commune, les preuves sont jugées insuffisantes pour recommander l'exercice, et un effet défavorable n'est pas exclu, sans causalité établie. Aucun financement, aucun conflit. PMID : 34416293.

→ doi.org/10.1016/j.jaad.2021.07.023
Étude 6

Li H., Li W., Zhang J. et coll. (2026) — Risk factors for androgenetic alopecia: a systematic review and meta-analysis, BMC Public Health.

Revue systématique et méta-analyse de 31 études d'observation sur les facteurs de risque de la calvitie. La résistance à l'insuline y est associée, sur cinq études ; l'activité physique n'est pas analysée. Fonds publics chinois, aucun conflit. PMID : 41606541.

→ doi.org/10.1186/s12889-026-26258-y
Étude 7

Sato K., Iemitsu M., Katayama K. et coll. (2016) — Responses of sex steroid hormones to different intensities of exercise in endurance athletes, Experimental Physiology, 101(1), 168-175.

8 coureurs de fond et 11 non-sportifs, trois intensités d'effort sur vélo. La DHT ne monte qu'à l'effort maximal, dans les deux groupes ; les auteurs situent le retour aux valeurs de départ entre 30 minutes et quelques heures. Fonds publics japonais, aucun conflit. PMID : 26518151.

→ doi.org/10.1113/EP085361
Étude 8

Vechin F.C., Vingren J.L., Telles G.D. et coll. (2023) — Acute changes in serum and skeletal muscle steroids in resistance-trained men, Frontiers in Endocrinology, 14, 1081056.

6 hommes entraînés, séance de squats intense contre repos. Seul le cortisol du sang monte après la séance ; testostérone, DHEA et DHT, dans le sang comme dans le muscle, ne varient pas au-delà du bruit de mesure. PMID : 37077354.

→ doi.org/10.3389/fendo.2023.1081056
Étude 9

Hayes L.D., Sculthorpe N., Herbert P. et coll. (2015) — Resting steroid hormone concentrations in lifetime exercisers and lifetime sedentary males, The Aging Male, 18(1), 22-26.

20 hommes sportifs depuis toujours et 28 sédentaires, d'une soixantaine d'années : aucune différence de testostérone, de cortisol ni de SHBG au repos. Résumé lu, texte intégral non consulté. PMID : 25353611.

→ doi.org/10.3109/13685538.2014.977246
Étude 10

van der Merwe J., Brooks N.E., Myburgh K.H. (2009) — Three weeks of creatine monohydrate supplementation affects dihydrotestosterone to testosterone ratio in college-aged rugby players, Clinical Journal of Sport Medicine, 19(5), 399-404.

20 joueurs de rugby, essai croisé en double aveugle contre placebo. DHT +56 % après sept jours à forte dose, +40 % après deux semaines d'entretien, valeurs restées dans les normes du laboratoire ; cheveux non examinés. Financement non déclaré. PMID : 19741313.

→ doi.org/10.1097/JSM.0b013e3181b8b52f
Étude 11

Lak M., Forbes S.C., Ashtary-Larky D. et coll. (2025) — Does creatine cause hair loss? A 12-week randomized controlled trial, Journal of the International Society of Sports Nutrition, 22(sup1), 2495229.

Essai en double aveugle contre placebo, 38 hommes entraînés, 5 g de créatine par jour pendant 12 semaines, cheveux examinés au vertex par des dermatologues. Aucune différence entre les groupes pour la DHT, la densité, l'épaisseur et la part des cheveux en pousse. Sans financement ; plusieurs auteurs déclarent des liens avec l'industrie de la créatine et des compléments sportifs. PMID : 40265319.

→ doi.org/10.1080/15502783.2025.2495229
Étude 12

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Revue de la société savante de nutrition sportive. Sur la chute de cheveux : la crainte repose sur l'étude de 2009, non reproduite à ce jour ; sur douze autres études, dix ne montrent aucune hausse de la testostérone et deux une hausse minime. Un auteur préside le comité scientifique d'un fabricant de créatine. Partie utile du texte intégral lue. PMID : 33557850.

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Étude 13

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100 hommes suivis avant, pendant et après une cure de stéroïdes, sur un an. Chute de cheveux déclarée : 2 % avant, 12 % en fin de cure, 9 % trois mois après, 5 % à un an ; c'est le seul effet indésirable lié à la durée de la cure, aucun ne l'étant à la dose hebdomadaire. Financement hospitalier, aucun conflit. PMID : 33038020.

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Étude 14

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Étude 15

Giorgi A., Weatherby R.P., Murphy P.W. (1999) — Muscular strength, body composition and health responses to the use of testosterone enanthate: a double blind study, Journal of Science and Medicine in Sport, 2(4), 341-355.

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Brinks A.L., Needle C.D., Spindler A.J. et coll. (2025) — Alopecia in Female Athletes Using Androgenic and Anabolic Steroids: Pathophysiology and Management, International Journal of Dermatology, 64(12), 2235-2246.

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→ doi.org/10.1111/ijd.17941
Étude 17

Skoluda N., Dettenborn L., Stalder T. et coll. (2012) — Elevated hair cortisol concentrations in endurance athletes, Psychoneuroendocrinology, 37(5), 611-617.

304 athlètes amateurs d'endurance et 70 non-sportifs : cortisol des cheveux 46 % plus élevé chez les athlètes, d'autant plus que le volume d'entraînement est grand. L'état des cheveux n'est pas étudié. PMID : 21944954.

→ doi.org/10.1016/j.psyneuen.2011.09.001
Étude 18

Hazlehurst J.M., Oprescu A.I., Nikolaou N. et coll. (2016) — Dual-5α-Reductase Inhibition Promotes Hepatic Lipid Accumulation in Man, Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, 101(1), 103-113.

Essai chez 12 hommes. Rappelle que l'enzyme qui fabrique la DHT, la 5α-réductase, sert aussi à éliminer le cortisol ; la bloquer ralentit cette élimination. Parties utiles du texte intégral lues. PMID : 26574953.

→ doi.org/10.1210/jc.2015-2928
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Goette D.K., Odom R.B. (1976) — Alopecia in crash dieters, JAMA, 235(24), 2622-2623.

Neuf personnes : chute abondante deux à cinq mois après le début d'un régime intense, avec une perte de 12 à 25 kg, puis repousse en quelques mois. Résumé lu, texte intégral non consulté. PMID : 946869.

→ PubMed 946869
Étude 20

Nanko H., Mutoh Y., Atsumi R. et coll. (2000) — Hair-discoloration of Japanese elite swimmers, The Journal of Dermatology, 27(10), 625-634.

67 nageurs de l'équipe nationale japonaise et 54 jeunes non nageurs : cheveux décolorés chez 61 % des nageurs, aucun chez les autres ; surface du cheveu usée et chlore fixé dans la tige, pigment fabriqué normalement à la racine. Résumé lu, texte intégral non consulté. PMID : 11092265.

→ doi.org/10.1111/j.1346-8138.2000.tb02243.x
Note éditoriale : les études 1 à 8, 10, 11, 13 et 15 à 17 ont été lues en texte intégral par la rédaction ; pour les études 12, 14 et 18, les parties utiles du texte intégral ; pour les études 9, 19 et 20, résumé lu, texte intégral non consulté. Identifiants (PMID, DOI) vérifiés à la source.