Questions fréquentes
Trois bénéfices sont mesurés contre placebo (un produit sans actif) : le cheveu devient plus épais, plus résistant à la casse et plus brillant. Deux essais de six mois, menés par deux équipes différentes sur deux produits différents, trouvent les mêmes résultats. Au microscope, la cuticule est moins abîmée. Un cheveu plus épais et mieux fermé renvoie mieux la lumière et paraît plus fourni, même si le nombre de cheveux ne change pas.
Il n’allonge pas le cheveu plus vite : aucun essai n’a mesuré la vitesse de pousse. Un seul essai a compté la densité et trouve un écart de sept cheveux par centimètre carré avec le placebo après six mois, chez des personnes aux cheveux abîmés mais sans chute. C’est un signal, pas une démonstration de repousse.
Personne ne l’a démontré pour le collagène seul. Trois essais menés chez des personnes qui perdent réellement leurs cheveux rapportent une amélioration, mais tous testent une formule qui associe le collagène à des acides aminés, du fer, du zinc ou des vitamines : on ne peut pas savoir ce qui agit. Si vous perdez vos cheveux, commencez par un diagnostic, puis un traitement adapté. Le collagène vient en accompagnement, jamais à la place.
Ce qui compte d’abord, c’est le peptide, pas l’animal dont il vient. Visez un collagène hydrolysé à bas poids moléculaire, sous les 5 000 daltons, l’information figure souvent sur l’étiquette. Les essais capillaires les plus récents utilisent du collagène marin issu d’écailles de tilapia, parce qu’il est très bien absorbé. Les formes natives ou non hydrolysées n’ont jamais été testées sur le cheveu. Évitez les poudres qui ne déclarent ni la dose ni le poids moléculaire.
Les essais qui ont testé le collagène seul utilisent 1 à 3 grammes par jour. Un gramme suffit à faire bouger le diamètre du cheveu ; les deux essais les plus complets sont à 2 et 3 grammes. Les doses de 8 à 10 grammes qu’on voit sur les compléments peau n’ont pas d’intérêt démontré de plus pour le cheveu. Prenez-le tous les jours : l’essai de 2024 montre qu’un jour sur deux donne nettement moins.
Comptez six mois. La résistance du cheveu bouge dès deux mois dans les essais, mais l’épaisseur, la brillance et la densité ne sont mesurées qu’à vingt-quatre semaines. Trois mois est le minimum pour juger. Aucun essai n’est allé au-delà de six mois, donc nous ne savons pas ce que donne une cure plus longue.
C’est préférable. La vitamine C est le cofacteur dont votre corps a besoin pour assembler ses propres fibres de collagène. L’essai de 2024 associait d’ailleurs les deux. Trente milligrammes par jour suffisent, une dose que couvre déjà une alimentation correcte : inutile de surpayer une formule pour cela.
Il est très bien toléré. Aucun des essais contrôlés n’a rapporté d’effet indésirable lié au produit, et les bilans sanguins sont restés normaux sur six mois. Le seul signalement vient d’un essai à huit grammes par jour, où quelques participants ont eu des remontées acides ou une gêne digestive, sans arrêter pour autant. Une réserve réelle : le collagène marin vient du poisson, il est donc à éviter en cas d’allergie.
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Ce qu’il faut retenir

Le collagène marin épaissit le cheveu, le rend plus difficile à casser et lui redonne de la brillance : c’est mesuré contre placebo, par deux équipes différentes, en six mois. Un cheveu plus épais et mieux fermé donne une chevelure qui paraît plus fournie. En revanche, sur une vraie chute de cheveux, personne n’a montré que le collagène seul y change quelque chose.

  • Trois bénéfices mesurés : épaisseur de la fibre, résistance à la casse, brillance — et une cuticule visiblement moins abîmée au microscope
  • Un essai mesure aussi la densité : sept cheveux par centimètre carré d’écart avec le placebo, chez des personnes aux cheveux abîmés
  • Sur la chute, les trois essais menés sur des patients concernés testent des formules à plusieurs ingrédients : rien ne permet d’attribuer le résultat au collagène
  • La bonne dose : 1 à 3 g par jour, en hydrolysé sous 5 000 daltons, tous les jours plutôt qu’un jour sur deux
  • Le bon tempo : trois mois pour juger, six mois pour les résultats les plus nets
  • Très bien toléré — seule réserve, c’est un produit de la mer : à écarter en cas d’allergie au poisson
Une main verse une dose de poudre de collagène dans un grand verre, sur un plan de travail de cuisine
Les peptides de collagène marin se prennent par voie orale — en poudre à diluer, en liquide ou en comprimé — jamais en application locale.

Ce que le collagène fait à vos cheveux

Commençons par ce qui est mesuré, appareil en main, contre placebo. En 2026, deux essais de six mois ont suivi des adultes dont les cheveux étaient abîmés par les colorations, les décolorations et la chaleur. Deux équipes différentes, deux produits différents, deux laboratoires concurrents. Ils trouvent la même chose.

+0,011 mm
Diamètre du cheveu
en 6 mois
+22 gf
Force nécessaire
pour le casser
+7 /cm²
Densité : écart
avec le placebo

Chiffres de l’essai Gwon 2026, 88 adultes analysés, 2 g/jour pendant 24 semaines. Le second essai, à 3 g/jour, trouve +0,014 mm de diamètre et +19 gf de résistance.

Pourquoi ça change ce que vous voyez dans le miroir

Une chevelure n’est pas seulement un nombre de cheveux. Ce qu’on perçoit comme des cheveux « fins », « ternes », « cassants » ou « clairsemés » tient à quatre propriétés de la fibre elle-même, et le collagène agit sur chacune :

💪
L’épaisseur. Un cheveu plus large occupe plus de volume. À nombre de cheveux constant, une chevelure dont chaque fibre gagne un centième de millimètre paraît sensiblement plus dense. C’est d’ailleurs ce que mesurent les dermatologues quand ils parlent de « masse capillaire ».
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La résistance. Un cheveu qui casse moins reste long. Beaucoup de chevelures qui « ne poussent plus » poussent normalement mais se rompent en pointe. Vingt-deux grammes-force de plus avant rupture, c’est une fibre qui encaisse mieux le brossage, le sèche-cheveux et l’attache.
✨
La brillance. Elle a été mesurée au glossmètre, un appareil qui quantifie la lumière réfléchie — pas à l’œil. Elle progresse nettement dans les deux essais.
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L’état de la cuticule. La cuticule, ce sont les écailles qui ferment le cheveu. Observée au microscope électronique, elle est significativement moins abîmée après six mois dans les deux essais. C’est l’explication physique de la brillance.
💡

Le bénéfice le plus honnête

Le collagène ne vous rendra pas les cheveux que vous avez perdus. Mais il travaille sur ceux qui vous restent : plus épais, plus solides, plus brillants, ils donnent une chevelure qui a l’air plus fournie. Pour beaucoup de personnes, c’est exactement ce qu’elles cherchent.

Qu’est-ce que le collagène marin ?

Le collagène est la protéine structurale la plus abondante du corps humain. Il représente environ 30 % de nos protéines totales et forme l’armature de la peau, des tendons, des os — et de la gaine de tissu conjonctif qui entoure chaque follicule pileux.

Le collagène marin désigne des peptides extraits de la peau, des écailles ou des arêtes de poissons. Les essais capillaires les plus récents utilisent tous des écailles de tilapia. Après hydrolyse enzymatique, on obtient des fragments de faible poids moléculaire, sous les 5 000 daltons, facilement absorbés par l’intestin. C’est ce qu’on appelle les peptides de collagène hydrolysé, la seule forme étudiée sur le cheveu.

🔬 Pour les curieux

Le collagène de type I, majoritaire dans la peau et le cuir chevelu, est fait de trois chaînes enroulées en triple hélice. Chaque chaîne répète la séquence Glycine-X-Y, où X est souvent la proline et Y l’hydroxyproline. L’hydrolyse brise cette hélice en dipeptides et tripeptides bioactifs, notamment le Pro-Hyp, qu’on retrouve ensuite dans le sang. Ces trois acides aminés sont aussi les précurseurs dont la kératine a besoin : c’est l’hypothèse de travail qui relie le collagène avalé à la fibre capillaire.

Marin ou bovin ? La question se pose moins qu’on ne le croit. La revue indépendante la plus récente conclut que les caractéristiques du peptide comptent davantage que l’animal d’origine : un collagène bien hydrolysé, riche en hydroxyproline, fera le travail quelle que soit sa source. Le marin a pour lui une absorption rapide, un poids moléculaire plus bas, et l’absence de contraintes religieuses ou éthiques liées au bovin.

Comment il agit sur le follicule

Les peptides de collagène ne se déposent pas sur le cheveu comme un masque. Leur action est endogène : avalés, ils passent dans le sang sous forme de petits peptides, et une partie atteint la papille dermique, le poste de commande du follicule.

Étape 1
Absorption
intestinale, sous forme de petits peptides
Étape 2
Circulation sanguine
vers le derme du cuir chevelu
Étape 3
Papille dermique
signal de croissance
Résultat
Fibre plus épaisse
et phase de croissance maintenue
Voie Wnt

Active la multiplication des cellules de la papille dermique

Cellules souches

Les garde au repos dans leur niche, un état associé à leur longévité

Matériau

Fournit la glycine, la proline et l’hydroxyproline dont la kératine est faite

MÉCANISME SIMPLIFIÉ — Sources : Pappelbaum 2024 · Kim Y 2024 · Hwang 2022

Ce n’est pas un traitement hormonal : les peptides de collagène ne bloquent ni la DHT ni la 5α-réductase, les deux cibles des traitements de la calvitie. Leur rôle est différent, et complémentaire : nourrir et soutenir le follicule plutôt que contrer une hormone.

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L’expérience sur follicules humains (2024)

Des chercheurs ont cultivé de vrais follicules humains, prélevés chez six donneurs, et les ont exposés à des peptides de collagène préalablement digérés en éprouvette pour imiter le passage dans l’estomac. Le collagène marin a maintenu significativement plus de follicules en phase de croissance, et a fait proliférer davantage les cellules de la matrice, celles qui fabriquent la fibre. Le collagène bovin, lui, n’a pas eu d’effet sur la phase de croissance, mais a augmenté le nombre de cellules souches dans le bulbe. Deux profils différents, sur des follicules vivants. C’est une expérience de laboratoire, financée par un fabricant : elle éclaire le « comment », elle ne prouve rien chez le patient.

Ce que montrent les essais, un par un

Quatre essais cliniques portent le dossier. Ils n’ont pas le même poids, et c’est précisément ce que cette comparaison sert à montrer.

Gwon 2026Le plus complet
88 adultes analysés, 6 mois, 2 g/jour contre placebo, cheveux abîmés, Corée du Sud.
Designdouble aveugle, groupes comparés
Qui paiefabricant du produit
EncourageantÉpaisseur, solidité, brillance et densité progressent toutes face au placebo. Mais l’essai écartait les personnes en chute : il ne dit rien de l’alopécie.
Kim 2026La confirmation
72 adultes analysés, 6 mois, 3 g/jour contre placebo, cheveux abîmés, Corée du Sud.
Designdouble aveugle, groupes comparés
Qui paiefonds publics, produit fourni par le fabricant
EncourageantMêmes gains d’épaisseur, de solidité et de brillance, par une autre équipe et sur un autre produit. Mais la densité n’a pas été comptée, et les personnes en chute étaient exclues.
Reilly 2024Celui qui a compté les cheveux
130 personnes de 40 à 60 ans, 3 mois, 8 g/jour avec vitamine C contre placebo, Royaume-Uni.
Designdouble aveugle, mais le volet cheveu ne porte que sur 24 personnes
Qui paiefabricant du produit
SignalL’aspect sain du cheveu progresse nettement, de 31,9 %. Le nombre de cheveux monte de 27,6 % — mais sur 24 personnes seulement, et sans atteindre le seuil statistique.
Milani 2023Celui qui a inclus des patients en chute
76 patients en chute, 3 mois, un complément ajouté au médicament contre le médicament seul, Italie.
Designévaluateur en aveugle, sans placebo, formule à six composants
Qui paiefabricant du complément
EncourageantAjouté au traitement, le complément améliore nettement le résultat jugé en photo. Mais il contient six ingrédients : impossible de dire ce qui agit.
Design ●●● = double aveugle contre témoin, groupes comparés · ●●○ = double aveugle mais comparaison incomplète, ou produit non isolé. Qui paie ●●● = aucun industriel · ●●○ = financement mixte · ●○○ = fabricant du produit testé.

Un cinquième chiffre circule beaucoup, celui d’une étude VERISOL® sur 44 femmes. C’est une communication de fabricant qui n’a jamais été publiée dans une revue à comité de lecture : nous ne la retenons pas, et nous n’en reprenons aucun chiffre.

Et sur la chute de cheveux ?

C’est la question que tout le monde pose, alors répondons franchement. Trois essais ont été menés chez des personnes qui perdent réellement leurs cheveux, et tous les trois rapportent une amélioration. Mais tous les trois testent une formule, pas le collagène seul.

1
50 femmes, 5 mois, contre placebo. La proportion de cheveux en phase de croissance passe de 69 à 76 %. La formule associe le collagène à de la L-cystine, de la méthionine, huit vitamines, du fer, du zinc, du sélénium et de l’acide hyaluronique. Onze ingrédients.
2
37 femmes, 2 mois, contre placebo. La chute recule de 28 %, contre 7 % sous placebo. La formule associe 5 g de collagène de poisson à de la biotine, de la vitamine C, de la vitamine E et de l’acide hyaluronique. Cinq ingrédients.
3
76 patients, 3 mois, en plus du médicament. Le résultat jugé en photo est nettement meilleur qu’avec le médicament seul. La formule associe 300 mg de collagène à de la taurine, de la cystéine, de la méthionine, du fer et du sélénium. Six ingrédients.
⚠️

Pourquoi nous ne pouvons pas vous dire que ça marche

Dans ces trois essais, le collagène n’est jamais seul. La L-cystine, le fer et le zinc ont chacun leur propre dossier capillaire, et le fer corrige une carence qui est une cause de chute à part entière. Quand un mélange de onze ingrédients fonctionne, on ne sait pas lequel travaille. Nous retenons donc l’information telle quelle : des compléments contenant du collagène aident des patients en chute, et le collagène y a sa place parmi d’autres.

Et les deux meilleurs essais, ceux de 2026 ? Ils n’aident pas sur cette question, pour une raison qu’il faut dire clairement : ils excluaient les personnes en chute. Avoir une alopécie était un motif de refus à l’entrée. Ce sont de très bons essais, mais ils répondent à une autre question.

🧭

Notre recommandation

Si vous perdez vos cheveux, la première étape est le diagnostic, pas le complément. Une fois la cause identifiée et le traitement adapté engagé, le collagène a du sens en accompagnement : il travaille sur la fibre pendant que le traitement travaille sur la racine. C’est une logique d’association, pas de remplacement.

Ce qu’on sait, ce qu’on ne sait pas

Le dossier est inégal : une partie est mesurée, le reste est ouvert. Voici la séparation, sans arrondi.

Ce que l’on sait · ce que l’on ne sait pas
✓Le cheveu gagne en épaisseur : deux essais contre placebo le mesurent sur six mois
✓Il casse moins : la force nécessaire pour le rompre augmente nettement
✓Il brille davantage, et sa cuticule est moins abîmée au microscope
✓Il se tolère très bien : aucun effet indésirable lié au produit dans les essais contrôlés
✗Ce qu’il donne chez une personne qui perd ses cheveux : les deux meilleurs essais ont écarté ce profil
✗Ce que le collagène seul apporte en cas de chute : les essais sur ce profil testent des mélanges
✗Comment il se situe face à un traitement de référence : aucun essai ne les a comparés
✗Ce qu’il donne au-delà de six mois : aucun essai n’est allé plus loin
⚠️

Pourquoi nous ne le classons pas plus haut

Les résultats sur la fibre sont nets et reproduits. Ce qui manque, c’est une étude indépendante de tout fabricant, et surtout un essai qui teste le collagène seul chez des personnes en train de perdre leurs cheveux. Tant que ces deux pièces manquent, nous présentons le collagène pour ce qu’il est : un très bon soutien de la qualité du cheveu, pas un traitement de la chute.

Comment le prendre

🥄 La dose

1 à 3 grammes par jour de peptides hydrolysés. C’est la fourchette des essais qui ont testé le collagène seul : 1 g a suffi à épaissir la fibre, les deux essais les plus complets sont à 2 et 3 g. Les compléments peau montent à 8 ou 10 g, sans intérêt démontré de plus pour le cheveu. Et un point qui compte autant que la dose : tous les jours. L’essai de 2024 a comparé la prise quotidienne et la prise un jour sur deux — l’écart est net en faveur du quotidien.

🧴 La forme

Poudre, liquide ou comprimé, peu importe : les essais ont utilisé les trois avec succès. Ce qui compte, c’est le poids moléculaire sous 5 000 daltons, souvent indiqué sur l’étiquette. Les mentions « collagène natif » ou « non hydrolysé » désignent des formes mal absorbées, qui n’ont jamais été testées sur le cheveu. Et il se prend par voie orale : aucun essai n’a étudié d’application sur le cuir chevelu.

🤝 Les associations qui ont du sens

Vitamine C. C’est le cofacteur dont votre corps a besoin pour fabriquer son propre collagène. Trente milligrammes par jour suffisent, autant dire une orange. Présente dans plusieurs des formules testées.

Fer et zinc. Deux carences fréquentes, surtout chez la femme, et deux causes réelles de chute diffuse. Mais elles ne se devinent pas : elles se dosent. Si votre chevelure s’éclaircit, le bon réflexe n’est pas d’ajouter un complément de plus, c’est de demander un bilan sanguin à votre médecin, ferritine comprise. Une carence en fer confirmée se corrige ensuite sous suivi médical, avec un contrôle à distance pour vérifier que le compte est remonté : se supplémenter en fer à l’aveugle n’est pas anodin, l’organisme ne sait pas éliminer ce qu’il reçoit en trop. Le zinc suit la même règle, bilan d’abord.

Kératine. C’est la protéine dont le cheveu est fait, là où le collagène est celle de son environnement. Les deux se complètent logiquement, et plusieurs formules les associent. Voir notre fiche kératine et cheveux.

🔬 Pour les curieux

Le collagène de notre peau a une demi-vie d’environ quinze ans : c’est une protéine qui se renouvelle très lentement. Les dommages accumulés par les UV et le temps ne se réparent donc pas en quelques semaines. Même logique du côté du follicule, dont le cycle se compte en années. C’est pour cela qu’une cure de collagène s’envisage sur la durée — trois mois au minimum, six mois pour juger vraiment.

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Notre avis ANAGEN

Le collagène marin tient ses promesses — à condition de savoir lesquelles. Sur la fibre, le dossier est bon et il s’est consolidé en 2026 : deux essais contre placebo, deux équipes, deux produits, les mêmes gains d’épaisseur, de solidité et de brillance. Pour une personne dont les cheveux sont fins, ternes ou cassants, c’est une réponse directe, bien tolérée, et qui se voit au bout de quelques mois.

Sur la chute, nous restons prudents, et nous assumons de le dire. Les essais menés chez des patients concernés testent tous des formules : le collagène y figure, il y a sa place, mais personne n’a montré ce qu’il fait seul. C’est aussi pour cela que nous le classons en données préliminaires, et non plus haut.

En pratique : si vous cherchez des cheveux plus épais et plus solides, c’est un bon choix, à 1 à 3 g par jour pendant six mois. Si vous perdez vos cheveux, voyez d’abord un spécialiste pour identifier la cause, engagez un traitement adapté, et gardez le collagène pour ce qu’il sait faire : travailler la fibre pendant que le traitement travaille la racine. Les deux ne s’opposent pas, ils s’additionnent — et c’est souvent l’association qui donne le meilleur résultat visible.

📚 Références scientifiques majeures
Étude 1

Gwon Yr, Kim A, Seo MH, et al. Essai randomisé en double aveugle contre placebo, 24 semaines, 100 adultes randomisés (19–60 ans) aux cheveux abîmés, 88 analysés. Peptides de collagène de tilapia, 2 g/jour. Densité +4,00 contre −3,14 cheveux/cm² (p < 0,001), diamètre +0,011 contre −0,004 mm, résistance +22,11 contre +1,20 gf, brillance et état de la cuticule significativement améliorés. Alopécie exclue à l’inclusion. Produit fourni par Daehan Chemtech.

International Journal of Peptide Research and Therapeutics. 2026;32:22. doi: 10.1007/s10989-025-10802-2.

→ doi.org/10.1007/s10989-025-10802-2
Étude 2

Kim TK, Oh J, Ha YS, et al. Essai randomisé en double aveugle contre placebo, 24 semaines, 80 adultes randomisés (19–60 ans) aux cheveux abîmés, 72 analysés. Peptides de collagène de tilapia, 3 g/jour. Diamètre +0,014 contre +0,001 mm (p < 0,001), résistance +19,15 contre +2,22 gf, brillance au glossmètre et score de cuticule significativement améliorés. Aucune mesure de densité ; alopécie exclue à l’inclusion. Financement public coréen, produit fourni par Geltech.

International Journal of Stem Cells. 2026, en ligne le 21 août. PMID : 42624827.

→ doi.org/10.15283/ijsc26035
Étude 3

Reilly DM, Kynaston L, Naseem S, Proudman E, Laceby D. Essai randomisé en double aveugle contre placebo, 12 semaines, 140 inclus et 130 terminés (40–60 ans). Collagène marin hydrolysé 8 g + vitamine C 60 mg. Apparence saine du cheveu +31,9 % (p < 0,01) ; nombre de cheveux +27,6 %, non significatif, sur un sous-groupe de 11 contre 13 personnes seulement ; desquamation du cuir chevelu +11 ± 29 %, non significative. Hydratation cutanée +13,8 % (p < 0,01). Auteurs employés d’Absolute Collagen, essai financé par l’entreprise.

Dermatology Research and Practice. 2024;2024:8752787. PMID : 39021368.

→ doi.org/10.1155/2024/8752787
Étude 4

Milani M, Colombo F. Essai prospectif randomisé, évaluateur en aveugle, sans placebo, 12 semaines. 83 sujets inclus et 76 terminés, en alopécie androgénétique ou effluvium télogène chronique. Complément oral — collagène marin 300 mg, taurine, cystéine, méthionine, fer, sélénium — ajouté au traitement médicamenteux, contre traitement seul. Score global d’amélioration 1,67 ± 0,16 contre 0,66 ± 0,20 (p < 0,001) à 12 semaines, déjà significatif à 6 semaines. Formule combinée : l’effet n’est pas attribuable au collagène seul. Auteurs employés de Cantabria Labs Difa Cooper.

Skin Research and Technology. 2023;29(6):e13381. PMID : 37357646.

→ doi.org/10.1111/srt.13381
Étude 5

Arias EM, Floriach N, Moreno-Arias G, Camps A, Arias S, Trüeb RM. Trois études chez des patientes en effluvium télogène, dont une randomisée en double aveugle contre placebo sur 50 femmes pendant 5 mois. Proportion de cheveux en phase de croissance 68,63 → 75,68 % (p < 0,001), proportion en phase de repos 31,38 → 24,32 % (p < 0,001), densité en hausse. Formule à onze composants — collagène hydrolysé, L-cystine, méthionine, vitamines du groupe B, fer, zinc, sélénium, acide hyaluronique. Financée par Laboratorio Genové.

International Journal of Trichology. 2022;14(2):49–54. PMID : 35531488.

→ doi.org/10.4103/ijt.ijt_57_21
Étude 6

Trehan A, Anand R, Chaudhary G, Garg H, Verma MK. Essai randomisé contre placebo, 56 jours, 40 femmes incluses et 37 analysées (38–50 ans). Formule à cinq composants — collagène de poisson 5 g, acide hyaluronique, biotine, vitamines C et E. Chute réduite de 28 % contre 7,24 % sous placebo (p < 0,01) au test de traction et au comptage après brossage ; résistance du cheveu améliorée mais non significative. Critère principal cutané. Tous les auteurs employés de Bright Lifecare.

Clinical, Cosmetic and Investigational Dermatology. 2024;17:583. PMID : 38495912.

→ doi.org/10.2147/CCID.S438642
Étude 7

Pappelbaum KI, Virgilio N, Epping L, van der Steen B, Jimenez F, Funk W, Prawitt J, Bertolini M. Culture de follicules humains prélevés chez 6 donneurs, 5 à 6 jours, peptides marins et bovins digérés en éprouvette selon le protocole Infogest, 0,01 mg/ml. Le collagène marin maintient significativement plus de follicules en phase de croissance et accroît la prolifération des kératinocytes de la matrice ; le bovin n’a aucun effet sur la phase de croissance mais augmente la proportion de cellules souches K15+ dans le bulbe. Les marqueurs de progéniteurs ne sont pas significatifs sous collagène marin. Travail de laboratoire, co-signé par Rousselot, qui commercialise les deux produits testés.

Journal of Functional Foods. 2024;116:106124.

→ doi.org/10.1016/j.jff.2024.106124
Étude 8

Kim Y, Lee JO, Lee JM, et al. Travail mécanistique sur cellules de la papille dermique humaine, follicules humains et souris. Les peptides de collagène à bas poids moléculaire activent la voie Wnt/GSK-3β/β-caténine et stimulent la sécrétion de facteurs de croissance. Éclaire le « comment » ; travail lié à un fabricant.

Journal of Microbiology and Biotechnology. 2024;34(1):17–28. PMID : 37830229. PMC10840484.

→ pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10840484
Étude 9

Biełach-Bazyluk A, Jurga M, Flisiak I, Zbroch E. Revue indépendante de la littérature clinique sur le collagène oral (peau, cheveux, ongles, cicatrisation). Conclut que les bénéfices sont les plus constants avec les peptides de bas poids moléculaire riches en hydroxyproline, les caractéristiques du peptide comptant davantage que la source du collagène. Relève les limites du champ : durées courtes, formules à plusieurs ingrédients, financement industriel. Aucun conflit d’intérêts déclaré.

Nutrients. 2026;18(13):2141. PMID : 42451143.

→ doi.org/10.3390/nu18132141
Note éditoriale : les neuf références convergent sur un point simple. Le collagène améliore la qualité de la fibre — épaisseur, résistance, brillance, état de la cuticule — et ce résultat est désormais reproduit par deux équipes indépendantes l’une de l’autre. En revanche, aucun essai n’a testé le collagène seul chez des personnes qui perdent leurs cheveux : les trois essais menés sur ce profil portent sur des formules à cinq, six ou onze ingrédients. Toutes les études cliniques sont financées ou co-signées par des fabricants, à l’exception du financement public de l’étude 2, dont le produit reste fourni par un industriel. Références, DOI et PMID vérifiés à la source le 13 octobre 2026.