Questions fréquentes
Plusieurs causes s'additionnent : la baisse des œstrogènes laisse plus de place aux androgènes, ces hormones « masculines » que toutes les femmes produisent ; l'âge affine le cheveu ; et l'hérédité décide de la sensibilité des follicules. Le poids exact des hormones reste discuté : chez la plupart des femmes qui perdent leurs cheveux, les dosages hormonaux sont normaux.
Non, mais c'est fréquent : selon les études, d'une femme sur quatre à plus d'une sur deux après la ménopause. Dans une étude thaïe où des dermatologues ont examiné 178 femmes ménopausées, 52 % avaient une alopécie, le plus souvent à un stade léger.
Souvent, oui : la transition hormonale commence plusieurs années avant l'arrêt des règles, parfois jusqu'à dix ans. Dans une grande étude sur plus de 1 400 femmes, c'est vers 45 ans, puis entre 55 et 59 ans, que l'amincissement devenait le plus visible.
Le cheveu change avec la ménopause et avec l'âge : il pousse moins vite, s'affine et sa couche protectrice externe s'amincit. Deux gestes se complètent : renforcer la fibre — par exemple un complément de collagène marin ou de kératine, des soins aux protéines ou aux huiles qui limitent la casse et rendent la brillance — et la ménager : moins de chaleur, moins de traction.
A priori, non : à ce jour, aucune étude contrôlée ne montre qu'il aiderait les cheveux, ni qu'il les ferait tomber. Dans deux études, les femmes sous traitement hormonal ne perdaient ni plus ni moins leurs cheveux que les autres. Il n'est pas prescrit pour les cheveux seuls ; si vous le prenez pour d'autres raisons, rien n'indique qu'il faille l'arrêter pour vos cheveux — parlez-en à votre médecin.
Il n'y a pas une solution unique, mais des approches qui s'additionnent : un sérum anti-chute qui associe plusieurs actifs, un complément testé chez la femme, le dermaroller pour aider les actifs à pénétrer, et des soins qui renforcent la fibre. Si la chute est installée, votre médecin peut y ajouter un médicament, comme le minoxidil.
Oui, des actifs d'origine naturelle ont été testés chez la femme. Chez 70 femmes en péri- et post-ménopause, un complément associant saw palmetto, ashwagandha, curcuma et d'autres plantes a fait progresser les cheveux épais de 10 % en six mois, contre moins de 1 % sous placebo (un produit sans actif), dans un essai financé par son fabricant. Le saw palmetto seul ou l'adénosine en lotion ont aussi fait mieux qu'un placebo.
C'est votre médecin qui en décide : les recommandations ne disent pas toutes la même chose. Il demande souvent la ferritine (les réserves de fer), la thyroïde et la vitamine D, et les hormones en cas d'acné ou de pilosité nouvelles. Pour la ferritine, on vise en général plus de 40 ng/mL, certains spécialistes 70 : le seuil appartient au jugement de votre médecin.
En partie, quand on agit : dans les essais contre placebo menés chez la femme, plusieurs solutions ont fait mieux que lui — un complément à base de plantes, le saw palmetto, l'adénosine en lotion, le minoxidil. Il faut en général trois à six mois, parfois un an, pour voir la différence, et l'effet dure tant qu'on poursuit.

Ce qu'il faut retenir

À la ménopause, beaucoup de femmes voient leurs cheveux s'affiner, sécher et casser plus facilement : les hormones y jouent un rôle, l'âge et l'hérédité aussi. La bonne nouvelle, c'est que la chute se freine et le cheveu se renforce : des actifs sans ordonnance ont été testés chez la femme, et, si la chute est installée, le minoxidil a fait ses preuves — le traitement hormonal de la ménopause n'en fait a priori pas partie.

  • Une chute fréquente : d'une femme sur quatre à plus d'une sur deux selon les études, le plus souvent à un stade léger
  • Hormones, âge, hérédité : les trois agissent ensemble, et on ne sait pas encore faire la part de chacun
  • Sérums et compléments : plusieurs actifs ont fait mieux qu'un placebo chez la femme, dont un complément testé en péri- et post-ménopause ; le dermaroller les aide à pénétrer
  • Une fibre à renforcer : collagène, kératine, protéines et huiles agissent sur l'épaisseur, la brillance et la casse
  • Le minoxidil reste le médicament de référence quand la chute est installée : il fait pousser plus de cheveux qu'un placebo chez la femme, à voir avec votre médecin
  • Le traitement hormonal n'est pas prescrit pour les cheveux ; fer et vitamine D se corrigent après un bilan
Femme appliquant un sérum à la pipette sur sa raie, cheveux châtain-blond qui s'éclaircissent légèrement
À la ménopause, l'éclaircissement commence souvent le long de la raie. C'est aussi là qu'un traitement en lotion s'applique.

Ce qui change dans les cheveux à la ménopause

La ménopause survient en moyenne vers 51 ans et demi, le plus souvent entre 45 et 55 ans. Mais la transition hormonale — la périménopause — commence bien avant l'arrêt des règles, parfois jusqu'à dix ans plus tôt. C'est souvent à ce moment que les cheveux commencent à changer.

Combien de femmes sont concernées ? Les chiffres varient selon la façon de compter. Dans une étude thaïe où des dermatologues ont examiné 178 femmes ménopausées de 50 à 65 ans, 52 % avaient une alopécie de type féminin — trois fois sur quatre au stade le plus léger. En Europe du Nord, quand on demande aux femmes ménopausées ce qu'elles ressentent, 26 % disent perdre leurs cheveux de façon diffuse. Ce n'est pas une contradiction : selon les études, c'est d'une femme sur quatre à plus d'une sur deux.

Le cheveu lui-même change. Il pousse moins vite, il s'affine, surtout sur le devant du crâne, et sa couche protectrice externe, la cuticule, s'amincit — d'environ 12 % après la ménopause, selon une étude de laboratoire. Dans une grande étude sur plus de 1 400 femmes, l'amincissement devenait nettement visible vers 45 ans, puis entre 55 et 59 ans. Beaucoup de femmes remarquent d'abord des cheveux plus secs et plus cassants, avant toute perte de volume.

52 %
des ménopausées examinées avaient une alopécie, le plus souvent légère (Thaïlande)
26 %
des ménopausées disent perdre leurs cheveux de façon diffuse (Europe du Nord)
51,5 ans
âge moyen de la ménopause

Hormones, âge, hérédité : qui fait quoi ?

À la ménopause, la production d'œstrogènes par les ovaires chute brutalement. Les androgènes — ces hormones dites « masculines » que toutes les femmes produisent — baissent, eux, plus lentement. Leur taux ne monte pas, mais l'équilibre entre les deux familles d'hormones change : on parle d'un déséquilibre relatif.

La SHBG, une protéine-éponge

Dans le sang, une protéine appelée SHBG capte la testostérone et l'empêche d'agir sur les tissus. Après la ménopause, son taux baisse : il reste davantage de testostérone libre, même sans en produire plus.

Dans le cuir chevelu, les androgènes agissent à travers la DHT, une forme plus active de la testostérone fabriquée par une enzyme du follicule : chez les personnes sensibles, elle raccourcit peu à peu la phase de croissance et affine le cheveu. C'est le mécanisme de l'alopécie androgénétique. Le surpoids et la résistance à l'insuline, plus fréquents après la ménopause, peuvent accentuer ce déséquilibre.

Mais les hormones n'expliquent pas tout, et c'est ce que l'on dit rarement. Chez la plupart des femmes qui perdent leurs cheveux, les dosages hormonaux sont normaux. Dans l'étude thaïe, une fois l'âge et le poids pris en compte, ce sont l'âge et le surpoids qui restaient liés à l'alopécie — pas le nombre d'années écoulées depuis la ménopause. Et chez 44 femmes sans alopécie, la ménopause était liée à une pousse plus lente et à des cheveux plus fins sur le devant, alors que le nombre de cheveux baissait avec l'âge, ménopausées ou non.

La conclusion est simple : à la ménopause, hormones, âge et hérédité agissent ensemble, et l'on ne sait pas encore faire la part de chacun. C'est aussi pourquoi beaucoup de médecins préfèrent parler d'« alopécie de type féminin » plutôt que d'alopécie androgénétique.

Pour les curieux — les œstrogènes protègent-ils le cheveu ?

On le pense souvent, sans l'avoir démontré. Un indice va dans ce sens : chez les personnes traitées pour un cancer — du sein, le plus souvent — par des médicaments qui bloquent les hormones, la chute est plus fréquente — 4,4 % contre 0,5 % sous placebo dans une synthèse de 35 essais. Mais sur des follicules de femme cultivés en laboratoire, l'œstradiol freine plutôt la pousse, et l'effet change selon le sexe et la zone du crâne. Le rôle direct des œstrogènes sur le follicule humain reste discuté.

Reconnaître sa chute, savoir quand consulter

À la ménopause, la chute prend surtout deux formes, qui peuvent se combiner.

L'alopécie de type féminin

C'est la plus fréquente. Les cheveux s'éclaircissent de façon diffuse, surtout sur le sommet du crâne et le long de la raie, qui s'élargit ; la ligne du front reste en général en place. Les médecins la classent en trois stades, sur l'échelle de Ludwig. Sans traitement, elle progresse lentement.

L'effluvium télogène

Un effluvium télogène est une chute diffuse, souvent soudaine, qui survient après un déclencheur : une carence en fer, un stress important, une maladie, un médicament, un problème de thyroïde. Les variations hormonales de la périménopause pourraient aussi en déclencher. Il s'améliore en général une fois la cause corrigée.

Le diagnostic repose sur l'examen du cuir chevelu, souvent avec une trichoscopie, et parfois sur une prise de sang.

Quand consulter vite

Si la lisière du front recule nettement et que les sourcils se dégarnissent, consultez rapidement un dermatologue : c'est le signe d'une forme de chute plus rare, qui laisse des cicatrices. La perte y est définitive, d'où l'intérêt d'un diagnostic précoce. Consultez aussi si la chute s'accélère, ou si elle s'accompagne d'acné ou de poils nouveaux sur le visage.

Le traitement hormonal de la ménopause aide-t-il les cheveux ?

A priori, non. Le traitement hormonal de la ménopause — on dit souvent THS — apporte des œstrogènes, avec en général un progestatif. Il est logique de se demander s'il protège les cheveux. Mais à ce jour, aucune étude contrôlée ne montre qu'il les aiderait, ni qu'il les ferait tomber.

Ce qui existe va dans le même sens. Dans deux études, prendre un traitement hormonal ne changeait rien aux cheveux : en Thaïlande, les femmes qui perdaient leurs cheveux en prenaient autant que les autres ; aux États-Unis, dans un essai d'un an où la moitié des participantes étaient sous traitement hormonal, leurs cheveux évoluaient comme ceux des autres. Les seuls résultats favorables viennent de femmes qui disent se plaindre moins de leurs cheveux, sans groupe de comparaison, ou d'une petite étude japonaise sur onze femmes, présentée plus bas. La synthèse américaine de 2026 conclut que les données ne suffisent pas à justifier les œstrogènes contre la chute.

Les spécialistes sont donc d'accord sur un point : le traitement hormonal n'est pas prescrit pour les cheveux seuls. Il se discute pour les bouffées de chaleur et les autres symptômes de la ménopause, en pesant ses bénéfices et ses risques avec votre médecin. Si vous le prenez déjà pour ces raisons, rien n'indique qu'il faille l'arrêter pour vos cheveux.

Et les œstrogènes en lotion ?

Des lotions à base d'œstrogènes existent dans certains pays. Dans un essai qui l'a comparée au minoxidil chez 103 femmes, une lotion d'alfatradiol, un œstrogène faible, laissait les cheveux quasiment inchangés au bout de six mois, quand le minoxidil les améliorait. Et ces lotions ne restent pas sur le cuir chevelu : dans deux essais, elles ont provoqué des saignements ou des troubles des règles, signe que l'hormone passe dans le sang. Nous ne les présentons donc pas comme une solution.

Ce que montrent les essais chez la femme

Six essais pour comprendre ce qui aide les cheveux, menés chez des femmes pour la plupart, dont quatre portent sur des actifs sans ordonnance. Quatre comparent leurs résultats à un placebo, un au minoxidil ; le dernier n'a pas de groupe témoin. Le financement de chacun est indiqué.

Ablon 2021Complément · ménopause
70 femmes de 40 à 65 ans en péri- et post-ménopause : complément associant saw palmetto, ashwagandha, curcuma, maca, collagène marin et vitamines, ou placebo, pendant six mois — États-Unis.
Designdouble aveugle, formule de plusieurs actifs
Qui paiefabricant du complément
EncourageantCheveux épais +10,2 % contre +0,7 % sous placebo, chute −32 %, qualité du cheveu jugée meilleure chez 42 % des femmes contre 15 %. La formule associe une dizaine d'actifs : on ne sait pas lequel agit.
Ibrahim 2021Huile de pépins de courge
60 femmes de 18 à 50 ans tirées au sort : huile de pépins de courge ou mousse de minoxidil à 5 %, une fois par jour pendant trois mois — Égypte.
Designtiré au sort, contre minoxidil, sans placebo
Qui paieéquipes universitaires
EncourageantL'huile améliore les trois signes suivis au dermatoscope — plus de repousses, moins de cheveux fins ; le minoxidil fait mieux sur deux d'entre eux. Trois mois, sans placebo ni comptage de densité.
Oura 2008Adénosine · lotion
30 femmes de 22 à 53 ans, 27 analysées : lotion d'adénosine à 0,75 % deux fois par jour ou placebo, pendant un an — Japon.
Designdouble aveugle contre placebo
Qui paiefabricant, non déclaré
Encourageant85 % de femmes jugées améliorées contre 36 % à un an ; les cheveux épais se maintiennent quand ils reculent sous placebo. Un essai pilote, et rien de visible à six mois.
Gwon 2026Collagène · qualité
88 adultes de 19 à 60 ans aux cheveux abîmés : 2 g de collagène marin par jour ou placebo, pendant six mois — Corée du Sud.
Designdouble aveugle contre placebo
Qui paieproduit du fabricant
EncourageantCheveu plus épais (+0,011 contre −0,004 mm), plus résistant (+22 contre +1 gramme-force) et plus brillant que sous placebo. L'essai écartait les personnes en chute : il parle de la qualité du cheveu.
Bergfeld 2016Minoxidil · mousse
404 femmes de 18 ans et plus : mousse de minoxidil à 5 % une fois par jour ou la même mousse sans actif, pendant 24 semaines — 17 centres.
Designdouble aveugle contre placebo
Qui paiefabricant du médicament
Encourageant9,1 cheveux/cm² de plus que sous la mousse sans actif à 24 semaines, et un cuir chevelu mieux couvert ; peu d'irritation. Un essai du fabricant, sur six mois.
Endo 2023Traitement hormonal
11 femmes ménopausées sans plainte capillaire, suivies six mois après le début d'un traitement hormonal — Japon.
Designsans groupe témoin
Qui paieindustriel des soins capillaires
SignalUne ligne du front un peu plus fournie à six mois, mais plus de cheveux au repos à trois mois, et rien de net au sommet du crâne. Onze femmes, sans groupe témoin : un signal, pas une preuve.
Design ●●● = essai en double aveugle contre placebo, groupes comparés · ●●○ = double aveugle mais formule de plusieurs actifs, ou tiré au sort sans placebo · ●○○ = sans groupe témoin. Qui paie ●●● = aucun industriel · ●●○ = financement non relevé, ou industriel autre que le fabricant · ●○○ = fabricant du produit testé.

Freiner la chute sans ordonnance

D'abord, un diagnostic. Un médecin — idéalement un dermatologue — confirme le type de chute. Ensuite, plusieurs approches se combinent : c'est leur association qui donne les meilleures chances.

Les sérums anti-chute

Appliqués chaque jour sur le cuir chevelu, des actifs sans ordonnance ont été testés dans des essais cliniques. Par exemple : l'adénosine, qui a fait mieux qu'un placebo chez des femmes et préserve les cheveux épais ; la caféine, qui pénètre jusqu'au follicule en quelques minutes et a été testée en lotion comme en shampooing ; l'huile de romarin, comparée au minoxidil 2 % chez 100 hommes, sans différence significative au bout de six mois ; la procyanidine B-2, qui a fait pousser plus de cheveux qu'un placebo dans des essais menés par son fabricant ; l'huile de pépins de courge, testée par des équipes universitaires chez 60 femmes face au minoxidil 5 %. Associés dans un sérum multi-actifs, leurs modes d'action se complètent : c'est du bon sens.

Les compléments alimentaires

Le saw palmetto, pris en gélules, freine l'enzyme qui fabrique la DHT. Dans l'essai le plus récent, qui testait 160 mg d'extrait de saw palmetto par jour, les femmes ménopausées ont gagné plus de cheveux que sous placebo ; dans un autre, chez 40 femmes ménopausées, un mélange de saw palmetto et de pygeum a augmenté la part de cheveux en croissance — deux essais financés par les fabricants. Des compléments qui associent plusieurs plantes ont aussi été testés spécifiquement en péri- et post-ménopause, avec des résultats nets face au placebo (carte Ablon 2021 ci-dessus). Les vitamines et minéraux, eux, aident surtout en cas de carence : voir plus bas. Notre page sur les compléments alimentaires détaille les formules.

Le dermaroller, pour aider les actifs à pénétrer

Les micro-aiguilles du dermaroller ouvrent de minuscules passages dans la peau, qui aident un soin appliqué ensuite à pénétrer. Un consensus international de 25 experts, publié en 2026, recommande les micro-aiguilles pour faire pénétrer le traitement local de l'alopécie androgénétique, avec un niveau de preuve jugé élevé. Profondeur, fréquence, ce que disent les essais : tout est sur notre page microneedling.

Pour une vue d'ensemble, voyez aussi notre page sur les solutions sans ordonnance.

Un cheveu plus fin, plus sec : renforcer la fibre

À la ménopause, le problème n'est pas seulement le nombre de cheveux. Chaque cheveu s'affine, sa cuticule s'amincit, il sèche et casse plus facilement : une chevelure paraît alors moins dense qu'elle ne l'est. Ce versant-là se soigne aussi, de deux façons qui se complètent.

De l'intérieur : épaisseur et résistance

Pris chaque jour pendant six mois, le collagène marin a rendu le cheveu plus épais, plus résistant et plus brillant que sous placebo, dans deux essais menés par deux équipes différentes. En complément, la kératine — la protéine qui forme l'essentiel du cheveu — a réduit la casse et amélioré la résistance et la brillance en trois mois, dans deux essais cliniques. Chez des femmes plus jeunes qui perdaient leurs cheveux de façon passagère, un extrait de mil a amélioré la sécheresse du cuir chevelu et la brillance face au placebo. Et dans l'essai mené en péri- et post-ménopause, le complément testé améliorait aussi la qualité du cheveu — texture, brillance, sécheresse, casse. Ces essais sont pour la plupart menés ou financés par les fabricants des produits testés.

De l'extérieur : brillance et moins de casse

Dans un shampooing, un après-shampooing ou un masque, des ingrédients comme la kératine ou les protéines hydrolysées, certaines huiles végétales ou le panthénol gainent la fibre et lissent sa cuticule : le cheveu casse moins et renvoie mieux la lumière. L'huile de ricin, par exemple, fait briller les mèches en laboratoire. C'est un effet cosmétique, sur le cheveu déjà poussé, qui s'entretient à chaque soin — et c'est exactement ce dont a besoin un cheveu devenu plus fragile.

Ménager un cheveu plus fragile

Réduisez la chaleur (fer à lisser, sèche-cheveux), évitez les colorations agressives et relâchez les coiffures qui tirent.

Les médicaments, avec votre médecin

Quand la chute est installée, votre médecin peut proposer un médicament, en plus de ce qui précède.

Le minoxidil. En lotion ou en mousse, à 2 % ou 5 %, le minoxidil est le traitement médicamenteux de première intention de l'alopécie de type féminin. Dans une synthèse de huit essais chez 1 242 femmes, il apportait en moyenne 13 cheveux de plus par cm² qu'un placebo, le 2 % faisant aussi bien que le 5 %. Les résultats se voient en quatre à six mois, et il faut poursuivre. En comprimé, à faible dose, le minoxidil oral est prescrit hors autorisation, sous surveillance médicale.

Le finastéride. Le finastéride freine la fabrication de la DHT. Il peut faire partie d'un traitement après la ménopause, la dose étant à valider par le médecin : à 1 mg par jour, il n'a pas fait mieux qu'un placebo chez 137 femmes ménopausées ; à 2,5 ou 5 mg, des études rapportent une amélioration, sans comparaison à un placebo. Il est prescrit hors autorisation chez la femme.

La spironolactone. Ce médicament, qui bloque l'action des androgènes, est souvent prescrit hors autorisation, de 25 à 200 mg par jour. Dans une étude sans groupe témoin, sur 80 femmes traitées par spironolactone ou par un autre anti-androgène, 44 % voyaient leurs cheveux repousser et 44 % les voyaient se stabiliser, ménopausées ou non. Plus d'informations sur notre page spironolactone.

Ces médicaments ne s'opposent pas aux actifs sans ordonnance : un sérum, un complément et des soins de la fibre s'y ajoutent naturellement.

Alimentation, carences et bilan sanguin

Le fer. Un manque de fer peut faire tomber les cheveux, et la ferritine — le reflet des réserves de fer — se vérifie par une prise de sang. On vise en général plus de 40 ng/mL ; certains spécialistes visent 70. Le seuil appartient au jugement de votre médecin, d'autant qu'une étude n'a pas trouvé plus de carence chez les femmes ménopausées qui perdent leurs cheveux que chez les autres. Ne vous supplémentez qu'après un bilan qui confirme un manque : un excès de fer est toxique. Côté assiette, la vitamine C prise au même repas améliore l'absorption du fer des végétaux.

La vitamine D. Une synthèse de 2024 trouve une carence chez environ la moitié des femmes atteintes d'alopécie de type féminin, plus souvent que chez les femmes sans chute. Là aussi, le dosage d'abord, la supplémentation ensuite si votre médecin la juge utile.

Le sport. Une activité physique régulière fait du bien à tout l'organisme après la ménopause. Son effet propre sur les cheveux n'a pas été testé dans des essais : quelques études d'observation l'associent à moins de chute, sans pouvoir dire si c'est une cause. Nous faisons le point sur notre page sport et chute de cheveux.

Le bilan sanguin. Les recommandations ne disent pas toutes la même chose : certaines conseillent un bilan large, d'autres le jugent en général inutile sauf chute sévère ou rapide. C'est votre médecin qui choisit, selon vos signes.

Les techniques en cabinet

D'autres techniques se pratiquent chez le dermatologue ou le médecin esthétique, par exemple le PRP (des injections de plasma riche en plaquettes), la mésothérapie ou la LED. Chacune a sa page, où nous détaillons comment elle se pratique et ce qu'en disent les études.

Ce qu'on sait, ce qu'on ne sait pas

Le dossier est inégal : une partie est mesurée, une partie reste ouverte. Voici la séparation.

Ce que l'on sait · ce que l'on ne sait pas
✓La chute de cheveux devient plus fréquente avec l'âge, et la ménopause survient au même moment.
✓Chez la plupart des femmes qui perdent leurs cheveux, les dosages hormonaux sont normaux.
✓Des compléments et des lotions sans ordonnance ont fait mieux qu'un placebo dans des essais chez la femme.
✓Le minoxidil fait pousser plus de cheveux qu'un placebo chez la femme.
✗On ne sait pas encore séparer l'effet de la ménopause de celui de l'âge.
✗Aucun essai contrôlé n'a testé le traitement hormonal de la ménopause sur les cheveux.
✗Peu d'essais indépendants des fabricants ont testé les actifs sans ordonnance après la ménopause.
✗Aucun seuil de ferritine n'a été démontré pour les cheveux après la ménopause.

Pourquoi nous ne présentons pas le traitement hormonal comme un traitement de la chute

L'idée est séduisante : la chute suit la baisse des œstrogènes, il suffirait de les remplacer. Mais à ce jour, rien ne montre que cela protégerait les cheveux, et les œstrogènes en lotion font moins bien que le minoxidil. Le traitement hormonal garde tout son intérêt pour les autres symptômes de la ménopause ; pour les cheveux, ce sont d'autres solutions qui ont fait leurs preuves.

Vous perdez vos cheveux à la ménopause : que faire ?

1. Faire le point avec un médecin. Une chute a souvent plusieurs causes possibles — hérédité, âge, carence, thyroïde, stress, médicament. Un dermatologue pose le diagnostic et mesure le stade : c'est la base de tout. Notre annuaire vous aide à trouver un spécialiste.

2. Agir tôt, sur plusieurs fronts. Un sérum anti-chute qui associe plusieurs actifs, un complément testé chez la femme, le dermaroller pour aider les actifs à pénétrer : ces approches se complètent. Si la chute est installée, votre médecin peut y ajouter un médicament, comme le minoxidil. Commencer tôt aide à préserver ses cheveux.

3. Renforcer et ménager la fibre. Des soins qui gainent le cheveu, un complément de collagène ou de kératine, moins de chaleur et de traction : un cheveu plus fin a besoin d'être soutenu et protégé.

4. Corriger ce qui manque. Fer, vitamine D : on dose d'abord, on corrige ensuite, avec votre médecin.

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Références scientifiques
Étude 1

Chaikittisilpa S. et coll. (2022) — Prevalence of female pattern hair loss in postmenopausal women: a cross-sectional study, Menopause, 29(4), 415-420.

178 femmes ménopausées de 50 à 65 ans, examinées par des dermatologues à Bangkok : alopécie de type féminin chez 52,2 %, au stade le plus léger trois fois sur quatre. Après ajustement, l'âge au-delà de 56 ans et le surpoids restent associés à l'alopécie, pas la durée écoulée depuis la ménopause ; prise d'un traitement hormonal identique chez les femmes avec et sans alopécie. Financement public (université Chulalongkorn). Texte intégral lu. PMID : 35357365.

→ doi.org/10.1097/GME.0000000000001927
Étude 2

Ali I., Wojnarowska F. (2011) — Physiological changes in scalp, facial and body hair after the menopause, British Journal of Dermatology, 164(3), 508-513.

Questionnaire chez des femmes ménopausées de 45 ans et plus d'Europe du Nord : chute diffuse rapportée par 26 %, recul frontal par 9 %. Financement non relevé au résumé. Résumé lu, texte intégral non consulté. PMID : 21128905.

→ doi.org/10.1111/j.1365-2133.2010.10156.x
Étude 3

Robbins C. et coll. (2012) — What women want — quantifying the perception of hair amount, British Journal of Dermatology, 167(2), 324-332.

1 099 femmes qui se plaignent d'une perte de cheveux et 315 qui ne s'en plaignent pas : la densité baisse dès 20-30 ans, le diamètre après 40-45 ans ; l'amincissement devient perceptible vers 45 ans, puis entre 55 et 59 ans. Financement non relevé au résumé. Résumé lu, texte intégral non consulté. PMID : 22524482.

→ doi.org/10.1111/j.1365-2133.2012.11010.x
Étude 4

Mirmirani P. (2011) — Hormonal changes in menopause: do they contribute to a 'midlife hair crisis' in women?, British Journal of Dermatology, 165(suppl. 3), 7-11.

Revue rapportant une étude chez 44 femmes sans alopécie, avant et après la ménopause : la ménopause est liée à la vitesse de pousse, à la part de cheveux en croissance et au diamètre, surtout sur le devant ; la densité est liée à l'âge, pas au statut ménopausique. L'étude d'origine n'est publiée que dans un chapitre de livre. Supplément financé par Procter & Gamble. Texte intégral lu. PMID : 22171679.

→ doi.org/10.1111/j.1365-2133.2011.10629.x
Étude 5

Brito A.L.B. et coll. (2022) — Investigation of menopause-induced changes on hair by Raman spectroscopy and chemometrics, Spectrochimica Acta Part A, 275, 121175.

Analyse en laboratoire de cheveux de femmes avant et après la ménopause : cuticule environ 12 % plus mince après la ménopause. Financement non relevé au résumé. Résumé lu, texte intégral non consulté. PMID : 35344858.

→ doi.org/10.1016/j.saa.2022.121175
Étude 6

Grymowicz M. et coll. (2020) — Hormonal effects on hair follicles, International Journal of Molecular Sciences, 21(15), 5342.

Revue sur les hormones et le follicule : baisse brutale des œstrogènes et progressive des androgènes, SHBG en baisse après la ménopause ; androgènes sanguins normaux chez la plupart des femmes atteintes ; changements liés à l'âge et changements hormonaux qui coexistent. Aucun financement, aucun conflit. Texte intégral lu. PMID : 32731328.

→ doi.org/10.3390/ijms21155342
Étude 7

Kamp E. et coll. (2022) — Menopause, skin and common dermatoses. Part 1: hair disorders, Clinical and Experimental Dermatology, 47(12), 2110-2116.

Revue de formation : ménopause entre 45 et 55 ans, âge moyen 51,5 ans ; androgènes normaux chez la grande majorité des femmes atteintes ; examens en général inutiles sauf chute sévère ou rapide ; preuves insuffisantes pour le traitement hormonal contre la chute. Aucun financement, aucun conflit. Texte intégral lu. PMID : 35796569.

→ doi.org/10.1111/ced.15327
Étude 8

Farkas E. et coll. (2026) — Untangling estrogen therapy for menopausal hair loss: a systematic review, Journal of the American Academy of Dermatology, 95(3), 756-758.

Revue systématique de 13 études sur les œstrogènes contre la chute de la ménopause : bénéfice limité des lotions, inférieures au minoxidil, et bénéfice mitigé et subjectif du traitement hormonal par voie générale ; les données ne suffisent pas à justifier les œstrogènes contre la chute. Aucun financement ; une autrice préside un groupe de travail de l'Académie américaine de dermatologie. Texte intégral et annexes lus. PMID : 42036029.

→ doi.org/10.1016/j.jaad.2026.04.1924
Étude 9

Lee J., Krishnegowda R., Miteva M.I. (2026) — Hormone replacement therapy and hair: a review for trichologists treating menopausal women, Dermatology, 242(3), 264-267.

Revue de 21 articles : traitement hormonal non indiqué contre la chute seule, aucun grand essai de qualité ; une femme qui le prend pour d'autres raisons peut le poursuivre sans inquiétude pour ses cheveux. Aucun financement, aucun conflit. Texte intégral lu. PMID : 41719205.

→ doi.org/10.1159/000551153
Étude 10

Ablon G., Kogan S. (2021) — A randomized, double-blind, placebo-controlled study of a nutraceutical supplement for promoting hair growth in perimenopausal, menopausal, and postmenopausal women with thinning hair, Journal of Drugs in Dermatology, 20(1), 55-61.

70 femmes de 40 à 65 ans en péri- et post-ménopause, 60 analysées, complément de plantes, vitamines et collagène marin ou placebo pendant six mois : cheveux épais +10,2 % contre +0,7 %, cheveux au total +10 % contre −0,2 %, chute −32 % contre −10 % (non significatif sous placebo) ; qualité du cheveu jugée meilleure chez 42 % contre 15 %. Financé par le fabricant du complément, dont la seconde autrice est salariée. Texte intégral lu. PMID : 33400421.

→ doi.org/10.36849/JDD.5701
Étude 11

Ablon G. (2026) — The safety and efficacy of a novel saw palmetto (Serenoa repens) extract for promoting hair growth in adults with self-perceived thinning hair: 180-day results, Journal of Cosmetic Dermatology, 25(2), e70717.

60 adultes (30 femmes, 30 hommes), 160 mg d'extrait par jour ou placebo pendant 180 jours : +18,6 cheveux adultes contre −10,1 sur deux zones de 1 cm² ; sous-groupe des femmes ménopausées : gain significatif face au placebo, effectif non précisé. Financé par le fabricant de l'extrait. Texte intégral lu. PMID : 41652806.

→ doi.org/10.1111/jocd.70717
Étude 12

Ibrahim I.M., Hasan M.S., Elsabaa K.I., Elsaie M.L. (2021) — Pumpkin seed oil vs. minoxidil 5% topical foam for the treatment of female pattern hair loss: a randomized comparative trial, Journal of Cosmetic Dermatology, 20(9), 2867-2873.

60 femmes de 18 à 50 ans, huile de pépins de courge ou mousse de minoxidil à 5 % pendant trois mois, examen au dermatoscope : sous l'huile, moins de cheveux de diamètres variés (30,5 → 24,0 %), moins de duvet, plus de repousses ; le minoxidil fait mieux sur la diversité des diamètres et les repousses. Sans placebo, aveugle non décrit. Équipes universitaires égyptiennes, sans industriel. Texte intégral lu. PMID : 33544448.

→ doi.org/10.1111/jocd.13976
Étude 13

Borràs J.M. et coll. (2016) — Efficacy and safety of a dietary supplement containing a lipid co-extract from Serenoa repens and Pygeum africanum for the treatment of androgenetic alopecia in women, Más Dermatología, 25, 5-14.

40 femmes ménopausées, double aveugle contre placebo, 16 semaines : plus de cheveux en phase de croissance sous le mélange de saw palmetto et de pygeum ; le nombre de cheveux n'a pas été mesuré. Financé par le fabricant. Texte intégral lu. Sans PMID.

→ doi.org/10.5538/1887-5181.2016.25.5
Étude 14

Oura H. et coll. (2008) — Adenosine increases anagen hair growth and thick hairs in Japanese women with female pattern hair loss: a pilot, double-blind, randomized, placebo-controlled trial, Journal of Dermatology, 35(12), 763-767.

30 femmes, 27 analysées, lotion d'adénosine à 0,75 % ou placebo pendant un an : 85 % jugées améliorées contre 36 % à douze mois, rien à six ; cheveux épais maintenus quand ils reculent sous placebo ; densité inchangée. Cinq auteurs sur huit salariés du fabricant, aucune déclaration de financement. Texte intégral lu. PMID : 19239555.

→ doi.org/10.1111/j.1346-8138.2008.00564.x
Étude 15

Gwon Y.R., Kim A., Seo M.H. et coll. (2026) — Low-molecular-weight collagen peptides improve hair health in adults with damaged hair: a randomized, double-blind, placebo-controlled trial, International Journal of Peptide Research and Therapeutics, 32, 22.

100 adultes de 19 à 60 ans aux cheveux abîmés, 88 analysés, 2 g de peptides de collagène par jour ou placebo pendant 24 semaines : diamètre +0,011 contre −0,004 mm, résistance +22,1 contre +1,2 gramme-force, brillance et état de la cuticule améliorés ; personnes en chute exclues. Produit fourni par le fabricant. Texte intégral lu. Sans PMID.

→ doi.org/10.1007/s10989-025-10802-2
Étude 16

Bergfeld W., Washenik K., Callender V., Zhang P. (2016) — A phase III, multicenter, parallel-design clinical trial to compare the efficacy and safety of 5% minoxidil foam versus vehicle in women with female pattern hair loss, Journal of Drugs in Dermatology, 15(7), 874-881.

404 femmes de 18 ans et plus, 17 centres, mousse de minoxidil à 5 % une fois par jour ou mousse sans actif pendant 24 semaines : 10,9 cheveux/cm² de plus que sous la mousse sans actif à 12 semaines, 9,1 à 24 semaines ; couverture du cuir chevelu améliorée, à l'avis des patientes comme des experts ; irritation et pilosité du visage peu fréquentes, sans différence entre groupes. Financé par Johnson & Johnson (registre NCT01226459). Résumé et registre lus, texte intégral non consulté. PMID : 27391639.

→ pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27391639
Étude 17

Endo Y. et coll. (2023) — Clinical and phototrichogrammatic evaluation of estradiol replacement therapy on hair growth in postmenopausal Japanese women, International Journal of Women's Dermatology, 9(4), e109.

11 femmes ménopausées sans plainte capillaire, avant et après six mois de traitement hormonal, sans groupe témoin : ligne du front améliorée, plus de cheveux au repos à trois mois, pas de changement net au sommet ni de la densité. Financé par Lion Corporation (soins capillaires), trois auteurs salariés. Texte intégral lu. PMID : 37915403.

→ doi.org/10.1097/JW9.0000000000000109
Étude 18

van Zuuren E.J., Fedorowicz Z., Schoones J. (2016) — Interventions for female pattern hair loss, Cochrane Database of Systematic Reviews, CD007628.

Revue de 47 essais chez 5 290 femmes : minoxidil +13,18 cheveux/cm² contre placebo dans huit essais (1 242 femmes) ; pas de différence entre 2 % et 5 % ; finastéride 1 mg pas plus efficace qu'un placebo. Financement non relevé au résumé. Résumé lu, texte intégral non consulté. PMID : 27225981.

→ doi.org/10.1002/14651858.CD007628.pub4
Étude 19

Müller Ramos P. et coll. (2023) — Female-pattern hair loss: therapeutic update, Anais Brasileiros de Dermatologia, 98(4), 506-519.

Revue des traitements de l'alopécie de type féminin : minoxidil en première intention, à poursuivre ; minoxidil oral de 0,25 à 2 mg par jour, pilosité chez 54 % de 215 femmes ; finastéride inefficace à 1 mg chez la ménopausée, doses de 2,5 à 5 mg testées sans groupe témoin ; spironolactone de 25 à 200 mg sans preuve de haute qualité. Financement non relevé. Texte intégral lu. PMID : 37003900.

→ doi.org/10.1016/j.abd.2022.09.006
Étude 20

Price V.H. et coll. (2000) — Lack of efficacy of finasteride in postmenopausal women with androgenetic alopecia, Journal of the American Academy of Dermatology, 43(5), 768-776.

Essai en double aveugle chez 137 femmes ménopausées, finastéride 1 mg par jour ou placebo pendant un an : −8,7 contre −6,6 cheveux, sans différence ; photos et biopsies identiques ; la moitié des participantes sous traitement hormonal, avec des résultats identiques. Financé par Merck, fabricant du finastéride. Texte intégral lu. PMID : 11050579.

→ doi.org/10.1067/mjd.2000.107953
Étude 21

Oliveira-Soares R. et coll. (2013) — Finasteride 5 mg/day treatment of patterned hair loss in normo-androgenetic postmenopausal women, International Journal of Trichology, 5(1), 22-25.

40 femmes ménopausées, finastéride 5 mg par jour pendant 18 mois, sans groupe témoin : à six mois, 16 nettement et 16 modérément améliorées sur photos, 8 sans changement ; baisse de libido chez 4. Aucun financement, aucun conflit. Texte intégral lu. PMID : 23960392.

→ doi.org/10.4103/0974-7753.114709
Étude 22

Sinclair R., Wewerinke M., Jolley D. (2005) — Treatment of female pattern hair loss with oral antiandrogens, British Journal of Dermatology, 152(3), 466-473.

80 femmes de 12 à 79 ans, spironolactone 200 mg par jour ou cyprotérone pendant au moins un an, sans groupe témoin : repousse chez 44 %, stabilité chez 44 %, aggravation chez 12 % ; ni l'âge ni la ménopause ne changent la réponse ; les auteurs demandent un essai contre placebo. Financement non relevé au résumé. Résumé lu, texte intégral non consulté. PMID : 15787815.

→ doi.org/10.1111/j.1365-2133.2005.06218.x
Étude 23

Blume-Peytavi U. et coll. (2007) — Comparison of the efficacy and safety of topical minoxidil and topical alfatradiol in the treatment of androgenetic alopecia in women, Journal der Deutschen Dermatologischen Gesellschaft, 5(5), 391-395.

103 femmes tirées au sort : densité et épaisseur en hausse sous minoxidil 2 % à six mois, paramètres quasiment inchangés sous alfatradiol. Financement non relevé au résumé. Résumé lu, texte intégral non consulté. PMID : 17451383.

→ doi.org/10.1111/j.1610-0387.2007.06295.x
Étude 24

Georgala S. et coll. (2004) — Topical estrogen therapy for androgenetic alopecia in menopausal females, Dermatology, 208(2), 178-179.

75 femmes ménopausées tirées au sort entre une lotion à l'estradiol (12 ou 24 semaines) et une lotion sans actif : rapport entre cheveux en croissance et cheveux au repos amélioré sous estradiol, aucune repousse visible ; deux saignements utérins, et un cancer du sein survenu quelques mois après la cure, sans lien établi. Financement non déclaré. Texte intégral lu. PMID : 15057016.

→ doi.org/10.1159/000076497
Étude 25

Bedair N.I. et coll. (2025) — Efficacy and safety of combined topical estradiol with minoxidil vs. topical minoxidil in female pattern hair loss: a trichoscopic randomized controlled trial, Clinical and Experimental Dermatology, 50(3), 611-619.

43 femmes non ménopausées, lotion d'éthinylestradiol et de minoxidil 2 % ou minoxidil 2 % seul, six mois : pas d'avantage significatif de l'association ; troubles des règles plus fréquents sous œstrogène. Financement non relevé au résumé. Résumé lu, texte intégral non consulté. PMID : 39412172.

→ doi.org/10.1093/ced/llae436
Étude 26

Zhu J. et coll. (2026) — International expert consensus on transdermal drug delivery technologies in dermatology, JAAD International, 27, 169-177.

Consensus de 25 experts (méthodes GRADE et Delphi) : les micro-aiguilles sont recommandées pour faire pénétrer le traitement local de l'alopécie androgénétique, niveau de preuve élevé, recommandation forte. Financé par la Fondation nationale chinoise des sciences naturelles ; plusieurs auteurs liés à des laboratoires. Texte intégral lu (section alopécies, déclarations). PMID : 42502462.

→ doi.org/10.1016/j.jdin.2026.04.024
Étude 27

Keophiphath M. et coll. (2020) — Miliacin encapsulated by polar lipids stimulates cell proliferation in hair bulb and improves telogen effluvium in women, Journal of Cosmetic Dermatology, 19(2), 485-493.

65 femmes non ménopausées en chute passagère, extrait de mil ou placebo pendant 12 semaines : moins de cheveux au repos que sous placebo, cuir chevelu moins sec et cheveux plus brillants. Auteurs liés au fabricant de l'ingrédient. Résumé lu, texte intégral non consulté. PMID : 31135099.

→ doi.org/10.1111/jocd.12998
Étude 28

Olsen E.A. et coll. (2010) — Iron deficiency in female pattern hair loss, chronic telogen effluvium, and control groups, Journal of the American Academy of Dermatology, 63(6), 991-999.

381 femmes qui perdent leurs cheveux et 76 témoins : la carence en fer n'est pas plus fréquente chez les femmes atteintes ; chez les ménopausées, ferritine de 40 ou moins chez 26,1 % des femmes atteintes contre 20,7 % des témoins. Financement non relevé au résumé. Résumé lu, texte intégral non consulté. PMID : 20947203.

→ doi.org/10.1016/j.jaad.2009.12.006
Étude 29

Yongpisarn T., Tejapira K., Thadanipon K. (2024) — Vitamin D deficiency in non-scarring and scarring alopecias: a systematic review and meta-analysis, Frontiers in Nutrition, 11, 1479337.

Synthèse d'études : carence en vitamine D chez environ la moitié des personnes atteintes d'alopécie, dont 50,4 % dans l'alopécie de type féminin, avec un écart significatif face aux témoins ; les auteurs concluent à une association et conseillent le dépistage plutôt qu'une supplémentation systématique. Aucun financement, aucun conflit déclaré. Texte intégral lu (résultats, conclusion, déclarations). PMID : 39416654.

→ doi.org/10.3389/fnut.2024.1479337
Étude 30

Saggar V. et coll. (2013) — Alopecia with endocrine therapies in patients with cancer, The Oncologist, 18(10), 1126-1134.

Synthèse de 35 essais d'hormonothérapies anticancéreuses : alopécie chez 4,4 % des patients traités, contre 0,5 % sous placebo. Fonds caritatif ; deux auteurs consultants de laboratoires. Texte intégral lu. PMID : 24037977.

→ doi.org/10.1634/theoncologist.2013-0193
Étude 31

Ohnemus U. et coll. (2006) — The hair follicle as an estrogen target and source, Endocrine Reviews, 27(6), 677-706.

Revue sur les œstrogènes et le follicule : sur des follicules humains en culture, l'estradiol freine la pousse chez la femme et la stimule chez l'homme au niveau du front ; essais contrôlés des œstrogènes en lotion encore manquants. Fonds publics allemands et suédois ; un auteur actionnaire d'une société de biotechnologie. Texte intégral lu. PMID : 16877675.

→ doi.org/10.1210/er.2006-0020
Note éditoriale : niveau de lecture indiqué pour chaque étude. Les autres travaux évoqués sans nom d'auteur — les essais de la caféine, du romarin, de la procyanidine, de la kératine et du second essai sur le collagène, les études d'observation sur le traitement hormonal, l'étude sur la vitamine C et le fer, la brillance de l'huile de ricin — font partie du dossier de la rédaction et sont détaillés sur les pages correspondantes. Identifiants (PMID, DOI) vérifiés à la source.