Ce qu'il faut retenir
La spironolactone est un médicament sur ordonnance, prescrit aux femmes hors AMM pour freiner l'action des androgènes sur le cheveu. Ajoutée au minoxidil, elle améliore le résultat ; prise seule, elle n'a jamais été testée contre placebo ni contre le minoxidil. Ses effets sont fréquents mais le plus souvent bénins, et la surveillance dépend de l'âge : c'est le médecin qui prescrit, dose et contrôle.
- Un anti-androgène : elle empêche la DHT de se fixer sur le follicule et freine sa fabrication
- Ce qui est démontré : en ajout au minoxidil, plus de femmes voient une repousse qu'avec le minoxidil seul (38 % contre 9 % à six mois contre placebo)
- Ce qui ne l'est pas : son effet propre, prise seule — les séries sans témoin ne permettent pas de le mesurer
- Effets : règles irrégulières, vertiges ; excès de potassium rare avant 45 ans, environ une femme sur dix après 65 ans
- Le médecin décide : grossesse, rein, tension, antécédent de cancer du sein — ce sont ses questions, avec vos analyses
- Sans ordonnance : des actifs étudiés sur la même voie existent ; leur niveau de preuve est sur leur page
Ce qu'est la spironolactone
La spironolactone est d'abord un diurétique : un médicament qui aide les reins à éliminer l'eau et le sel, en épargnant le potassium. Elle est autorisée en France contre l'hypertension, certains œdèmes et l'excès d'aldostérone. Elle a une seconde propriété, qui intéresse les dermatologues : elle est anti-androgène, c'est-à-dire qu'elle s'oppose à l'action des hormones « masculines » que toutes les femmes produisent. À ce titre, elle est aussi autorisée, chez l'adulte, contre l'hirsutisme.
Pour la chute de cheveux, elle n'a pas d'autorisation de mise sur le marché : elle est prescrite hors AMM, sous la responsabilité du médecin, le plus souvent par un dermatologue ou un endocrinologue. C'est une pratique courante, en France comme ailleurs, mais elle reste une décision médicale, au cas par cas, et le médicament n'existe que sur ordonnance.
Un médicament, pas un actif cosmétique
Cette page décrit un médicament sur ordonnance. Elle informe, elle ne prescrit pas : la spironolactone se prend sur décision d'un médecin, qui fixe la dose et la surveillance en fonction de votre situation. ANAGEN n'est ni médecin, ni pharmacien.
Comment elle agit sur le cheveu
Dans l'alopécie androgénétique, les follicules des zones sensibles réagissent trop fortement à la DHT, une forme active de la testostérone. Quand elle se fixe sur ses récepteurs, le follicule produit des cheveux de plus en plus fins et courts : c'est la miniaturisation. Chez la femme, les androgènes circulent en faible quantité, mais certains follicules y sont, par hérédité, plus sensibles.
La spironolactone agit à trois niveaux, décrits dans sa notice officielle : elle empêche la DHT de se fixer sur son récepteur dans le follicule ; elle freine la transformation de la testostérone en DHT ; et elle réduit un peu la fabrication de testostérone elle-même. Son effet anti-androgène tient surtout au premier mécanisme, au niveau du follicule, plus qu'à une baisse des hormones dans le sang.
Le résumé des caractéristiques du produit indique que la spironolactone inhibe l'interaction entre la DHT et le récepteur des androgènes, diminue la conversion de la testostérone en DHT par la 5α-réductase, augmente sa conversion en estradiol et réduit sa synthèse en freinant une enzyme des glandes qui la fabriquent (la 17α-hydroxylase). Les effets anti-androgènes « sont principalement liés à son effet périphérique plutôt qu'à ses effets sur la sécrétion des hormones ». C'est pourquoi la plupart des femmes qui en bénéficient ont des dosages hormonaux normaux.
Pour qui, et qui décide
La spironolactone vise une cause précise : la sensibilité du follicule aux androgènes. Elle s'adresse donc aux femmes dont la chute est de type androgénétique — éclaircissement du sommet du crâne, raie qui s'élargit — et non aux chutes passagères, aux carences ou aux alopécies d'autre origine. Le diagnostic vient avant le traitement : une chute de cheveux chez la femme mérite une consultation, pas une automédication.
Les recommandations d'une société savante internationale consacrée aux excès d'androgènes placent le minoxidil en premier, et les anti-androgènes quand la chute est sévère ou s'accompagne de signes d'excès d'androgènes — acné, pilosité, règles irrégulières. Dans une série américaine, les femmes qui avaient de l'acné ou une pilosité excessive répondaient d'ailleurs un peu mieux à la spironolactone que les autres.
Le bilan appartient au médecin. Selon la situation, il peut demander un dosage des hormones, un contrôle de la thyroïde, du fer, et surtout du potassium et de la fonction rénale avant de commencer — ce dernier point devient important après 45 ans. Il fixe ensuite la dose : le plus souvent 100 mg par jour, parfois moins, parfois plus, avec des doses plus basses chez les femmes âgées.
Et chez l'homme ?
La spironolactone n'a pas été étudiée pour les cheveux chez l'homme, et ses effets féminisants l'excluent en pratique. Les traitements étudiés chez l'homme sont le minoxidil et le finastéride.
Ce que montrent les études
Le dossier de la spironolactone est abondant, mais il a une forme particulière : beaucoup de femmes suivies, peu de comparaisons. Voici ce qu'il permet de dire, et ce qu'il ne permet pas.
Ajoutée au minoxidil : un gain mesuré
Le seul essai en double aveugle contre placebo a été mené en Thaïlande chez 48 femmes non ménopausées, toutes sous minoxidil en lotion : la moitié recevait en plus 100 mg de spironolactone par jour, l'autre un placebo. À six mois, les cheveux épais avaient augmenté de 9,5 par cm² sous spironolactone contre 5,3 sous placebo — un écart qui n'atteint pas le seuil statistique — mais une repousse visible sur photos chez 38 % des femmes contre 9 %. Un essai chinois chez 120 femmes, sans placebo, va dans le même sens : ajoutée au minoxidil à 5 %, la spironolactone faisait gagner plus de densité que le minoxidil seul, le microneedling associé au minoxidil faisant encore mieux.
Prise seule : des séries sans groupe témoin
Aucune étude publiée n'a comparé la spironolactone seule à un placebo, ni au minoxidil. Ce qu'on a, ce sont des femmes suivies sous traitement : à Melbourne, sur 40 femmes sous 200 mg par jour pendant seize mois en moyenne, 45 % avaient une repousse visible, 42 % étaient stables et 12 % continuaient de perdre, que la femme soit ménopausée ou non. À Boston, 79 femmes sous 100 mg en moyenne ont toutes gardé ou amélioré leur score, avec les meilleurs résultats après un an. Ces chiffres sont encourageants ; ils ne disent pas ce qui se serait passé sans traitement — dans les essais sur d'autres traitements, une femme sur huit sous placebo perd de la densité en un an.
Face à d'autres anti-androgènes
D'autres anti-androgènes existent et sont parfois comparés à la spironolactone ; les résultats varient selon la durée et le critère, et le choix relève du médecin. Associée au minoxidil, la spironolactone a aussi été comparée au finastéride chez 30 femmes à chute de type féminin : les patientes jugeaient leur chute et leur densité meilleures sous spironolactone à quatre mois, alors que l'évaluation par le médecin ne voyait pas de différence.
Cinq études pour se faire une idée
Design : qualité de la comparaison (tirage au sort, aveugle, groupe témoin). Qui paie : indépendance du financement. Verdict : Établi = effet retrouvé dans plusieurs essais contre placebo · Encourageant = effet mesuré, à confirmer · Signal = donnée utile, sans groupe témoin ou sur un seul critère.
Effets indésirables et surveillance
La spironolactone est un médicament bien connu, pris depuis des décennies pour d'autres raisons. Ses effets sont fréquents, le plus souvent bénins, et rarement une cause d'arrêt — mais ils se surveillent, et c'est le rôle du médecin.
Les règles. Chez les femmes non ménopausées, des règles irrégulières — cycles décalés, saignements entre les règles — touchent 8 à 38 % des femmes selon les études ; elles reviennent à la normale dans les mois qui suivent l'arrêt. C'est le premier motif d'abandon.
Les vertiges. Une sensation de tête légère ou des vertiges en se levant touchent 12 à 17 % des femmes : c'est l'effet diurétique. Une vraie hypotension est rare — 3 % dans une série de 1 173 femmes, et une baisse gênante au point de changer le traitement chez moins d'une sur 300. Chez les femmes déjà traitées pour la tension, elle la fait baisser un peu plus ; le médecin en tient compte.
Le potassium. La spironolactone retient le potassium. Chez les femmes de moins de 45 ans en bonne santé, l'excès de potassium n'est pas plus fréquent que chez celles qui n'en prennent pas — moins de 1 %. Il devient plus fréquent avec l'âge : environ 10 % après 45 ans, et une femme sur dix à une sur cinq après 65 ans, le plus souvent sans symptôme. Le risque tient surtout au potassium et à la fonction rénale de départ, et aux autres médicaments qui retiennent le potassium. C'est le médecin qui décide des prises de sang, de leur rythme et de la dose.
Grossesse et allaitement. La notice indique que la spironolactone ne doit pas être utilisée pendant la grossesse, sauf si le médecin juge le bénéfice supérieur au risque, ni pendant l'allaitement ; les données humaines sont limitées, le risque vient des études animales. Une contraception efficace est demandée pendant le traitement.
Cancer du sein. Parce qu'elle agit sur les hormones, la question se pose. Les études disponibles — une synthèse de sept études sur plus de quatre millions de personnes, une cohorte de 420 femmes traitées pour la peau ou les cheveux suivies cinq ans, une étude sur la récidive chez des femmes ayant eu un cancer du sein — n'ont pas observé de surrisque. Les données restent limitées, et chez une femme qui a un antécédent, la décision revient au médecin, souvent avec l'oncologue.
Le médecin reste la porte obligée
Grossesse ou projet de grossesse, rein, potassium, tension déjà traitée, antécédent de cancer du sein : ces situations ne se tranchent pas sur une page. Elles se tranchent en consultation, avec vos analyses. Cette page vous aide à préparer les questions, pas à y répondre à sa place.
Ce qu'on sait, ce qu'on ne sait pas
Le dossier est abondant d'un côté, troué de l'autre. Voici la séparation.
Sans ordonnance : les actifs étudiés sur la même voie
La spironolactone est un outil médical, réservé à certaines femmes, sur prescription. Sans ordonnance, plusieurs actifs ont été étudiés sur la voie des androgènes ou sur la repousse ; ils ne se substituent pas à un médicament quand la chute est installée, mais ils s'y ajoutent sans difficulté, et beaucoup de femmes commencent par eux. Chaque page détaille son niveau de preuve.
Saw palmetto
Extrait d'une baie d'Amérique du Nord, étudié pour son action sur l'enzyme qui transforme la testostérone en DHT, par voie orale et en application locale.
→ La page saw palmettoCapixyl
Un peptide biomimétique associé à un extrait de trèfle rouge, étudiés sur l'ancrage du cheveu et sur la DHT au niveau du follicule.
→ La page CapixylRedensyl
Vise les cellules souches du follicule, celles qui relancent la phase de croissance, plutôt que les hormones.
→ La page RedensylProcapil
Associe un flavonoïde, un extrait d'olivier et un peptide, étudiés sur l'ancrage de la tige et la microcirculation du cuir chevelu.
→ La page ProcapilSérums et compléments formulés avec les actifs dont nous avons lu les études — pour un soutien quotidien, seul ou en complément d'un traitement prescrit.
Notre position éditoriale
ANAGEN n'est ni médecin, ni pharmacien. Si vous vous reconnaissez dans cette page, la première étape est une consultation — dermatologue ou endocrinologue. Les actifs sans ordonnance sont des outils complémentaires, pas des substituts à une prise en charge médicale quand la chute est installée.
Werachattawatchai P., Khunkhet S. et coll. (2025) — Efficacy and safety of oral spironolactone for female pattern hair loss in premenopausal women: a randomized, double-blind, placebo-controlled, parallel-group pilot study, International Journal of Women's Dermatology, 11(3), e227.
48 femmes de 21 à 45 ans, toutes sous minoxidil 3 % : spironolactone 100 mg/j ou placebo, 24 semaines. Cheveux épais +9,48 contre +5,32 par cm² (p = 0,063) ; amélioration modérée à marquée 38 % contre 9 % (p = 0,034) ; effets 50 % contre 4 %, règles irrégulières 37,5 %. Financement universitaire, aucun conflit. Texte intégral lu. PMID : 40978669.
→ doi.org/10.1097/JW9.0000000000000227Liang X., Chang Y., Wu H. et coll. (2022) — Efficacy and safety of 5% minoxidil alone, minoxidil plus oral spironolactone, and minoxidil plus microneedling on female pattern hair loss: a prospective, single-center, parallel-group, evaluator blinded, randomized trial, Frontiers in Medicine, 9, 905140.
120 femmes non ménopausées, trois bras, 24 semaines : densité plus élevée avec la spironolactone qu'avec le minoxidil seul (p = 0,009), plus élevée encore avec le microneedling ; le bras spironolactone compte le plus d'effets indésirables (troubles menstruels chez 15 femmes sur 37). Financement public (Pékin), aucun conflit. Texte intégral lu. PMID : 35899211.
→ doi.org/10.3389/fmed.2022.905140Jha A.K., Zeeshan M., Singh A., Ankad B.S. (2026) — Spironolactone vs. bicalutamide in female pattern hair loss: a randomized clinical trial, Clinical and Experimental Dermatology, 51(8), 1406-1411.
204 femmes de 18 à 50 ans, double aveugle, 24 semaines, monothérapie : cheveux +3,13 par cm² sous spironolactone contre +5,05 sous le comparateur (p < 0,001) ; photos globales et chute ressentie sans différence ; effets 18,6 % contre 11,7 % ; aucun excès de potassium. Aucun financement, aucun conflit. Texte intégral lu. PMID : 41742379.
→ doi.org/10.1093/ced/llag099Sinclair R., Wewerinke M., Jolley D. (2005) — Treatment of female pattern hair loss with oral antiandrogens, British Journal of Dermatology, 152(3), 466-473.
80 femmes de 12 à 79 ans, étude ouverte sans témoin, 16 mois en moyenne, photos jugées par trois cliniciens en aveugle. Sous spironolactone 200 mg (40 femmes) : 45 % améliorées, 42,5 % stables, 12,5 % aggravées ; ni l'âge ni la ménopause ne prédisent la réponse. Aucun conflit, financement non précisé. Texte intégral lu. PMID : 15787815.
→ doi.org/10.1111/j.1365-2133.2005.06218.xBurns L.J., De Souza B., Flynn E., Hagigeorges D., Senna M.M. (2020) — Spironolactone for treatment of female pattern hair loss, Journal of the American Academy of Dermatology, 83(1), 276-278.
79 femmes (50 ans en moyenne), spironolactone 100 mg/j en moyenne, au moins six mois, rétrospectif sans témoin : toutes stables ou améliorées, +0,65 point de Sinclair, meilleurs scores après un an ; vertiges 17 %, excès de potassium transitoire 1/79 ; arrêts 3,8 %. Financement non précisé. Texte intégral lu. PMID : 32259535.
→ doi.org/10.1016/j.jaad.2020.03.087Famenini S., Slaught C., Duan L., Goh C. (2015) — Demographics of women with female pattern hair loss and the effectiveness of spironolactone therapy, Journal of the American Academy of Dermatology, 73(4), 705-706.
39 femmes sous spironolactone (110 mg en moyenne), dossiers et questionnaire, sans témoin : 74 % stables ou améliorées ; meilleure réponse en cas d'acné ou de pilosité excessive (p = 0,05). Financement universitaire et public (UCLA, NIH), aucun conflit. Texte intégral lu. PMID : 26369846.
→ doi.org/10.1016/j.jaad.2015.06.063Gil-Redondo R., Jimenez-Cauhe J., Vañó-Galván S. et coll. (2026) — Spironolactone versus bicalutamide for female pattern hair loss: a 24-month unicenter retrospective comparative study of effectiveness and safety, Dermatology and Therapy.
187 femmes suivies 24 mois, presque toutes sous minoxidil oral : au moins un grade de Sinclair gagné chez 54 % sous spironolactone contre 37 % sous le comparateur (p = 0,030), surtout au-delà de 100 mg/j ; aucun excès de potassium. Aucun financement ; honoraires d'orateurs déclarés par les auteurs. Texte intégral lu. PMID : 42565959.
→ doi.org/10.1007/s13555-026-01879-8Sadeghzadeh Bazargan A., Tavana Z. et coll. (2024) — The efficacy of the combination of topical minoxidil and oral spironolactone compared with the combination of topical minoxidil and oral finasteride in women with androgenic alopecia, female and male hair loss patterns: a blinded randomized clinical trial, Journal of Cosmetic Dermatology, 23(2), 543-551.
60 femmes de 15 à 45 ans (30 à chute de type féminin, 30 de type masculin), minoxidil 2 % + spironolactone 100 mg ou + finastéride 5 mg, quatre mois, simple aveugle, photos. Type féminin : chute et densité jugées meilleures par les patientes sous spironolactone (p = 0,02 et 0,04), réponse jugée par le médecin sans différence (p = 0,52). Aucun conflit, financement non précisé. Texte intégral lu. PMID : 37650533.
→ doi.org/10.1111/jocd.15979Wang C., Du Y., Bi L., Lin X., Zhao M., Fan W. (2023) — The efficacy and safety of oral and topical spironolactone in androgenetic alopecia treatment: a systematic review, Clinical, Cosmetic and Investigational Dermatology, 16, 603-612.
Revue systématique de 7 études, 618 participants dont 65 hommes, sans méta-analyse ; aucune étude contre placebo à sa date. Effets de la forme orale : troubles menstruels 7,9 %, vertiges ou céphalées 6,5 %, excès de potassium 0,9 %, arrêts 3,2 %. Financement public (Chine). Texte intégral lu. PMID : 36923692.
→ doi.org/10.2147/CCID.S398950Aleissa M. (2023) — The efficacy and safety of oral spironolactone in the treatment of female pattern hair loss: a systematic review and meta-analysis, Cureus, 15(8), e43559.
Quatre études observationnelles, 192 patientes : amélioration chez 56,6 % au total, 65,8 % en association, 43,2 % seule ; troubles menstruels 11,9 %, arrêts 2,8 %. Aucune étude contre placebo. Financement non relevé. Texte intégral lu. PMID : 37719557.
→ doi.org/10.7759/cureus.43559James J.F., Jamerson T.A., Aguh C. (2022) — Efficacy and safety profile of oral spironolactone use for androgenic alopecia: a systematic review, Journal of the American Academy of Dermatology, 86(2), 425-429.
Douze études, 286 femmes, surtout des cas et des séries : amélioration chez 49 % des 67 femmes traitées en monothérapie ; vertiges comme effet le plus fréquent ; hypotension, excès de potassium et urticaire chez moins de 2 %. Aucun conflit. Texte intégral lu. PMID : 34352345.
→ doi.org/10.1016/j.jaad.2021.07.048van Zuuren E.J., Fedorowicz Z., Schoones J. (2016) — Interventions for female pattern hair loss, Cochrane Database of Systematic Reviews, CD007628.
47 essais randomisés, 5 290 femmes, recherche close en juillet 2015 : aucun essai de spironolactone inclus ; les auteurs demandent des essais pour la spironolactone, le finastéride à d'autres doses et le dutastéride. Financement public. Résumé lu, texte intégral non consulté. PMID : 27225981.
→ doi.org/10.1002/14651858.CD007628.pub4Carmina E., Azziz R., Bergfeld W. et coll. (2019) — Female pattern hair loss and androgen excess: a report from the multidisciplinary Androgen Excess and PCOS Committee, Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, 104(7), 2875-2891.
Recommandation de société savante : évaluation d'un excès d'androgènes chez toute femme ; traitement à commencer par le minoxidil 5 %, en ajoutant un inhibiteur de la 5α-réductase ou un anti-androgène quand la chute est sévère ou s'accompagne d'un excès d'androgènes. Résumé lu, texte intégral non consulté. PMID : 30785992.
→ doi.org/10.1210/jc.2018-02548Plovanich M., Weng Q.Y., Mostaghimi A. (2015) — Low usefulness of potassium monitoring among healthy young women taking spironolactone for acne, JAMA Dermatology, 151(9), 941-944.
974 femmes de 18 à 45 ans sous spironolactone pour l'acné, 1 802 dosages : potassium élevé dans 0,72 % des cas, taux identique à celui des femmes non traitées (0,76 %). Financement non relevé. Résumé lu, texte intégral non consulté. PMID : 25796182.
→ doi.org/10.1001/jamadermatol.2015.34Thiede R.M., Rastogi S., Nardone B. et coll. (2019) — Hyperkalemia in women with acne exposed to oral spironolactone: a retrospective study from the RADAR program, International Journal of Women's Dermatology, 5(3), 155-157.
124 femmes avec dosage avant et après : excès de potassium chez 1 sur 112 avant 45 ans (moins de 1 %) contre 2 sur 12 entre 46 et 65 ans (16,7 %), p = 0,0245. Aucune subvention spécifique. Texte intégral lu. PMID : 31360748.
→ doi.org/10.1016/j.ijwd.2019.04.024Gregoire S. et coll. (2026) — Hyperkalemia incidence in females over 45 years old on spironolactone for dermatologic conditions: a retrospective cohort study, Journal of the American Academy of Dermatology.
398 femmes de 45 ans et plus : excès de potassium chez 10,1 %, 7,9 % entre 45 et 64 ans, 22,4 % après 65 ans ; léger dans 97,5 % des cas, sans symptôme dans 85 %. Financement non relevé. Résumé lu, texte intégral non consulté. PMID : 41655839.
→ pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41655839Collins M.S., Ali S., Wiss I.P., Senna M.M. (2023) — Retrospective analysis of the risk of hyperkalaemia in women older than 65 years of age prescribed spironolactone for female-pattern hair loss, British Journal of Dermatology, 188(3), 429-447.
87 femmes de 66 à 80 ans traitées pour les cheveux, la moitié à 25 mg/j : excès de potassium chez 10,3 % au cours de la première année, le plus souvent léger ; risque multiplié par 9,5 quand le potassium de départ était déjà haut, par 3,5 quand la créatinine l'était ; score de Sinclair 2,4 → 1,8 à un an. Aucun financement, aucun conflit. Texte intégral lu. PMID : 36634081.
→ doi.org/10.1093/bjd/ljac068Hill R.C., Wang Y., Shaikh B., Ong M.M., Christos P.J., Lipner S.R. (2024) — Spironolactone treatment for dermatologic indications is not associated with hypotension in a single-center retrospective study, Journal of the American Academy of Dermatology, 90(6), 1245-1247.
1 173 femmes sous spironolactone pour la peau ou les cheveux : hypotension chez 3,1 %, changement de traitement pour cette raison chez 0,26 % ; pression artérielle inchangée selon la dose et l'âge. Financement public (NCATS) ; l'autrice principale déclare des activités de conseil. Texte intégral lu. PMID : 38483433.
→ doi.org/10.1016/j.jaad.2024.01.057Chan R., Neubauer Z., Ong M.M., Chernoff K.A., Lipner S.R. (2026) — Spironolactone treatment for dermatologic conditions is associated with blood pressure changes in patients on concomitant antihypertensives: a retrospective cohort study, International Journal of Dermatology, 65(9), 1916-1918.
753 patients déjà sous antihypertenseur : pression systolique 134 → 130 et diastolique 82 → 79 mmHg après le début de la spironolactone (p < 0,001), surtout sous bêta-bloquant. Aucun financement ; activités de conseil déclarées. Texte intégral lu. PMID : 42121367.
→ doi.org/10.1111/ijd.70468Dewey E. et coll. (2026) — Safety and tolerability of combination oral spironolactone and low-dose oral minoxidil for hair loss in adult females: a retrospective cohort study, Journal of the American Academy of Dermatology.
432 femmes sous spironolactone et minoxidil oral : effets indésirables chez 37,7 %, hypertrichose 12,3 %, vertiges ou étourdissements 12 % ; risque d'effets orthostatiques multiplié par 3,3 en cas d'autre médicament agissant sur la tension. Financement non relevé. Résumé lu, texte intégral non consulté. PMID : 41654020.
→ doi.org/10.1016/j.jaad.2026.02.003Bommareddy K., Hamade H., Lopez-Olivo M.A., Wehner M., Tosh T., Barbieri J.S. (2022) — Association of spironolactone use with risk of cancer: a systematic review and meta-analysis, JAMA Dermatology, 158(3), 275-282.
Sept études observationnelles, 4,5 millions de personnes, surtout âgées et traitées pour le cœur : cancer du sein RR 1,04 (IC 0,86-1,22), ovaire RR 1,52 (0,84-2,20), sans association significative ; certitude jugée très faible. Financements académiques déclarés. Résumé structuré lu. PMID : 35138351.
→ doi.org/10.1001/jamadermatol.2021.5866Hill R.C., Wang Y., Shaikh B., Lipner S.R. (2024) — No increased risk of breast or gynecologic malignancies in women exposed to spironolactone for dermatological conditions: a retrospective cohort study, Journal of the American Academy of Dermatology.
420 femmes traitées pour l'acné, les cheveux ou l'hirsutisme, suivies au moins cinq ans, contre 3 272 non exposées : cancer du sein ou de l'utérus OR 0,95 (0,40-2,27) ; pas d'effet de la dose. Financement public (NCATS) ; activités de conseil déclarées. Texte intégral lu. PMID : 38423468.
→ doi.org/10.1016/j.jaad.2024.02.030Wei C., Bovonratwet P., Gu A., Moawad G., Silverberg J.I., Friedman A.J. (2020) — Spironolactone use does not increase the risk of female breast cancer recurrence: a retrospective analysis, Journal of the American Academy of Dermatology, 83(4), 1021-1027.
Base d'assurance américaine, femmes ayant eu un cancer du sein : après appariement, pas d'association entre spironolactone et récidive (HR 0,97, IC 0,81-1,16) ; suivi court. Financement non relevé. Résumé lu, texte intégral non consulté. PMID : 32446820.
→ doi.org/10.1016/j.jaad.2020.05.081ANSM — Base de données publique des médicaments (2026) — Résumé des caractéristiques du produit et notice, spironolactone 50 mg, comprimé sécable, notice mise à jour le 12 janvier 2026.
Indications (hypertension, œdèmes, hyperaldostéronisme, hirsutisme chez l'adulte), contre-indications (insuffisance rénale sévère, excès de potassium, maladie d'Addison, autres épargneurs de potassium), grossesse et allaitement, effets indésirables et pharmacodynamie. Texte réglementaire lu.
→ base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr