Questions fréquentes
Pas officiellement. En France, la spironolactone est autorisée contre l'hypertension, certains œdèmes et, chez l'adulte, l'hirsutisme — la pilosité excessive liée aux androgènes. Pour les cheveux, elle est prescrite hors AMM, c'est-à-dire en dehors de ses indications officielles, sous la responsabilité du médecin. Elle n'existe que sur ordonnance.
Ajoutée au minoxidil, elle apporte quelque chose : dans le seul essai contre placebo (un produit sans actif), 38 % des femmes sous spironolactone avaient une repousse visible à six mois, contre 9 % sous placebo. Prise seule, elle n'a jamais été comparée à un placebo ni au minoxidil : les études sans groupe témoin décrivent une stabilisation ou une amélioration chez 45 à 100 % des femmes selon les critères. Il faut compter six mois, souvent douze, pour juger — et la dose est fixée par le prescripteur.
Des règles irrégulières chez les femmes non ménopausées — de 8 à 38 % selon les études —, des vertiges ou une sensation de tête légère chez 12 à 17 %, parfois une tension des seins. La plupart sont bénins et conduisent rarement à l'arrêt (3 à 8 %). L'excès de potassium dans le sang est rare avant 45 ans et plus fréquent après : c'est pour cela que le médecin décide d'une prise de sang.
Grossesse et allaitement : la notice dit qu'elle ne doit pas être utilisée, sauf décision médicale motivée ; une contraception efficace est demandée pendant le traitement. Rein et potassium : le risque d'excès de potassium dépend de l'âge, des analyses de départ et des autres médicaments. Tension déjà traitée : elle la fait baisser un peu plus. Antécédent de cancer du sein : les études n'ont pas observé de surrisque, mais les données sont limitées. Dans chacun de ces cas, c'est le médecin qui décide, avec vos analyses.
Elle n'a pas été étudiée pour les cheveux chez l'homme, et ses effets féminisants — gonflement des seins, troubles de l'érection — l'excluent en pratique. Chez l'homme, les traitements étudiés sont le minoxidil et le finastéride.
Non. La spironolactone n'est délivrée que sur ordonnance, et les lotions à la spironolactone restent des préparations expérimentales. Sans ordonnance, plusieurs actifs ont été étudiés sur la même voie hormonale ou sur la repousse — leur niveau de preuve est sur leur page.

Ce qu'il faut retenir

La spironolactone est un médicament sur ordonnance, prescrit aux femmes hors AMM pour freiner l'action des androgènes sur le cheveu. Ajoutée au minoxidil, elle améliore le résultat ; prise seule, elle n'a jamais été testée contre placebo ni contre le minoxidil. Ses effets sont fréquents mais le plus souvent bénins, et la surveillance dépend de l'âge : c'est le médecin qui prescrit, dose et contrôle.

  • Un anti-androgène : elle empêche la DHT de se fixer sur le follicule et freine sa fabrication
  • Ce qui est démontré : en ajout au minoxidil, plus de femmes voient une repousse qu'avec le minoxidil seul (38 % contre 9 % à six mois contre placebo)
  • Ce qui ne l'est pas : son effet propre, prise seule — les séries sans témoin ne permettent pas de le mesurer
  • Effets : règles irrégulières, vertiges ; excès de potassium rare avant 45 ans, environ une femme sur dix après 65 ans
  • Le médecin décide : grossesse, rein, tension, antécédent de cancer du sein — ce sont ses questions, avec vos analyses
  • Sans ordonnance : des actifs étudiés sur la même voie existent ; leur niveau de preuve est sur leur page
Femme d'une quarantaine d'années, la main dans ses cheveux mi-longs qui s'éclaircissent
La spironolactone s'adresse aux femmes dont la chute est de type androgénétique — un diagnostic que pose le médecin avant toute prescription.

Ce qu'est la spironolactone

La spironolactone est d'abord un diurétique : un médicament qui aide les reins à éliminer l'eau et le sel, en épargnant le potassium. Elle est autorisée en France contre l'hypertension, certains œdèmes et l'excès d'aldostérone. Elle a une seconde propriété, qui intéresse les dermatologues : elle est anti-androgène, c'est-à-dire qu'elle s'oppose à l'action des hormones « masculines » que toutes les femmes produisent. À ce titre, elle est aussi autorisée, chez l'adulte, contre l'hirsutisme.

Pour la chute de cheveux, elle n'a pas d'autorisation de mise sur le marché : elle est prescrite hors AMM, sous la responsabilité du médecin, le plus souvent par un dermatologue ou un endocrinologue. C'est une pratique courante, en France comme ailleurs, mais elle reste une décision médicale, au cas par cas, et le médicament n'existe que sur ordonnance.

Un médicament, pas un actif cosmétique

Cette page décrit un médicament sur ordonnance. Elle informe, elle ne prescrit pas : la spironolactone se prend sur décision d'un médecin, qui fixe la dose et la surveillance en fonction de votre situation. ANAGEN n'est ni médecin, ni pharmacien.

Comment elle agit sur le cheveu

Dans l'alopécie androgénétique, les follicules des zones sensibles réagissent trop fortement à la DHT, une forme active de la testostérone. Quand elle se fixe sur ses récepteurs, le follicule produit des cheveux de plus en plus fins et courts : c'est la miniaturisation. Chez la femme, les androgènes circulent en faible quantité, mais certains follicules y sont, par hérédité, plus sensibles.

La spironolactone agit à trois niveaux, décrits dans sa notice officielle : elle empêche la DHT de se fixer sur son récepteur dans le follicule ; elle freine la transformation de la testostérone en DHT ; et elle réduit un peu la fabrication de testostérone elle-même. Son effet anti-androgène tient surtout au premier mécanisme, au niveau du follicule, plus qu'à une baisse des hormones dans le sang.

Pour les curieux — ce que la notice précise

Le résumé des caractéristiques du produit indique que la spironolactone inhibe l'interaction entre la DHT et le récepteur des androgènes, diminue la conversion de la testostérone en DHT par la 5α-réductase, augmente sa conversion en estradiol et réduit sa synthèse en freinant une enzyme des glandes qui la fabriquent (la 17α-hydroxylase). Les effets anti-androgènes « sont principalement liés à son effet périphérique plutôt qu'à ses effets sur la sécrétion des hormones ». C'est pourquoi la plupart des femmes qui en bénéficient ont des dosages hormonaux normaux.

Pour qui, et qui décide

La spironolactone vise une cause précise : la sensibilité du follicule aux androgènes. Elle s'adresse donc aux femmes dont la chute est de type androgénétique — éclaircissement du sommet du crâne, raie qui s'élargit — et non aux chutes passagères, aux carences ou aux alopécies d'autre origine. Le diagnostic vient avant le traitement : une chute de cheveux chez la femme mérite une consultation, pas une automédication.

Les recommandations d'une société savante internationale consacrée aux excès d'androgènes placent le minoxidil en premier, et les anti-androgènes quand la chute est sévère ou s'accompagne de signes d'excès d'androgènes — acné, pilosité, règles irrégulières. Dans une série américaine, les femmes qui avaient de l'acné ou une pilosité excessive répondaient d'ailleurs un peu mieux à la spironolactone que les autres.

Le bilan appartient au médecin. Selon la situation, il peut demander un dosage des hormones, un contrôle de la thyroïde, du fer, et surtout du potassium et de la fonction rénale avant de commencer — ce dernier point devient important après 45 ans. Il fixe ensuite la dose : le plus souvent 100 mg par jour, parfois moins, parfois plus, avec des doses plus basses chez les femmes âgées.

Et chez l'homme ?

La spironolactone n'a pas été étudiée pour les cheveux chez l'homme, et ses effets féminisants l'excluent en pratique. Les traitements étudiés chez l'homme sont le minoxidil et le finastéride.

Ce que montrent les études

Le dossier de la spironolactone est abondant, mais il a une forme particulière : beaucoup de femmes suivies, peu de comparaisons. Voici ce qu'il permet de dire, et ce qu'il ne permet pas.

Ajoutée au minoxidil : un gain mesuré

Le seul essai en double aveugle contre placebo a été mené en Thaïlande chez 48 femmes non ménopausées, toutes sous minoxidil en lotion : la moitié recevait en plus 100 mg de spironolactone par jour, l'autre un placebo. À six mois, les cheveux épais avaient augmenté de 9,5 par cm² sous spironolactone contre 5,3 sous placebo — un écart qui n'atteint pas le seuil statistique — mais une repousse visible sur photos chez 38 % des femmes contre 9 %. Un essai chinois chez 120 femmes, sans placebo, va dans le même sens : ajoutée au minoxidil à 5 %, la spironolactone faisait gagner plus de densité que le minoxidil seul, le microneedling associé au minoxidil faisant encore mieux.

Prise seule : des séries sans groupe témoin

Aucune étude publiée n'a comparé la spironolactone seule à un placebo, ni au minoxidil. Ce qu'on a, ce sont des femmes suivies sous traitement : à Melbourne, sur 40 femmes sous 200 mg par jour pendant seize mois en moyenne, 45 % avaient une repousse visible, 42 % étaient stables et 12 % continuaient de perdre, que la femme soit ménopausée ou non. À Boston, 79 femmes sous 100 mg en moyenne ont toutes gardé ou amélioré leur score, avec les meilleurs résultats après un an. Ces chiffres sont encourageants ; ils ne disent pas ce qui se serait passé sans traitement — dans les essais sur d'autres traitements, une femme sur huit sous placebo perd de la densité en un an.

Face à d'autres anti-androgènes

D'autres anti-androgènes existent et sont parfois comparés à la spironolactone ; les résultats varient selon la durée et le critère, et le choix relève du médecin. Associée au minoxidil, la spironolactone a aussi été comparée au finastéride chez 30 femmes à chute de type féminin : les patientes jugeaient leur chute et leur densité meilleures sous spironolactone à quatre mois, alors que l'évaluation par le médecin ne voyait pas de différence.

Cinq études pour se faire une idée

Werachattawatchai 2025Contre placebo · ajout
48 femmes de 21 à 45 ans, toutes sous minoxidil 3 % : spironolactone 100 mg par jour ou placebo pendant six mois, cheveux comptés au vidéodermoscope — Thaïlande.
Designdouble aveugle, contre placebo, petit effectif
Qui paieuniversité, aucun conflit déclaré
EncourageantRepousse visible chez 38 % contre 9 % ; cheveux épais +9,5 contre +5,3 par cm², sous le seuil statistique. Règles irrégulières chez 37,5 % des femmes traitées.
Liang 2022Contre minoxidil seul · ajout
120 femmes non ménopausées tirées au sort : minoxidil 5 % seul, minoxidil + spironolactone orale, ou minoxidil + microneedling, pendant six mois — Chine.
Designtiré au sort, évaluateur en aveugle, sans placebo
Qui paiefonds public, aucun conflit
EncourageantPlus de densité avec la spironolactone qu'avec le minoxidil seul ; le microneedling fait encore mieux. Le bras spironolactone a le plus d'effets indésirables, surtout des troubles des règles.
Jha 2026Seule · contre un autre anti-androgène
204 femmes de 18 à 50 ans, spironolactone 100 mg ou un autre anti-androgène, seuls, pendant six mois, cheveux comptés au trichoscope — Inde.
Designdouble aveugle, sans placebo
Qui paieaucun financement, aucun conflit
SignalSous spironolactone, +3 cheveux par cm² en six mois, moins que le comparateur au microscope ; aucune différence visible sur photos ni sur la chute ressentie. Aucun excès de potassium.
Sinclair 2005Seule · sans témoin
80 femmes de 12 à 79 ans suivies seize mois sous spironolactone 200 mg ou sous un autre anti-androgène, photos jugées par trois cliniciens en aveugle — Australie.
Designavant/après, sans groupe témoin
Qui paieaucun conflit, financement non précisé
SignalSous spironolactone, 45 % de repousse, 42 % stables, 12 % en aggravation ; même réponse avant et après la ménopause. Les auteurs demandent eux-mêmes un essai contre placebo.
Collins 2023Après 65 ans · potassium
87 femmes de 66 à 80 ans sous spironolactone pour les cheveux, à petite dose pour la moitié d'entre elles, suivies un an — États-Unis.
Designdossiers, sans groupe témoin
Qui paieaucun financement, aucun conflit
SignalExcès de potassium chez une femme sur dix, le plus souvent léger, surtout quand le potassium ou la créatinine de départ étaient déjà hauts. Gain modeste mais mesurable à un an, même à petite dose.

Design : qualité de la comparaison (tirage au sort, aveugle, groupe témoin). Qui paie : indépendance du financement. Verdict : Établi = effet retrouvé dans plusieurs essais contre placebo · Encourageant = effet mesuré, à confirmer · Signal = donnée utile, sans groupe témoin ou sur un seul critère.

Effets indésirables et surveillance

La spironolactone est un médicament bien connu, pris depuis des décennies pour d'autres raisons. Ses effets sont fréquents, le plus souvent bénins, et rarement une cause d'arrêt — mais ils se surveillent, et c'est le rôle du médecin.

Les règles. Chez les femmes non ménopausées, des règles irrégulières — cycles décalés, saignements entre les règles — touchent 8 à 38 % des femmes selon les études ; elles reviennent à la normale dans les mois qui suivent l'arrêt. C'est le premier motif d'abandon.

Les vertiges. Une sensation de tête légère ou des vertiges en se levant touchent 12 à 17 % des femmes : c'est l'effet diurétique. Une vraie hypotension est rare — 3 % dans une série de 1 173 femmes, et une baisse gênante au point de changer le traitement chez moins d'une sur 300. Chez les femmes déjà traitées pour la tension, elle la fait baisser un peu plus ; le médecin en tient compte.

Le potassium. La spironolactone retient le potassium. Chez les femmes de moins de 45 ans en bonne santé, l'excès de potassium n'est pas plus fréquent que chez celles qui n'en prennent pas — moins de 1 %. Il devient plus fréquent avec l'âge : environ 10 % après 45 ans, et une femme sur dix à une sur cinq après 65 ans, le plus souvent sans symptôme. Le risque tient surtout au potassium et à la fonction rénale de départ, et aux autres médicaments qui retiennent le potassium. C'est le médecin qui décide des prises de sang, de leur rythme et de la dose.

Grossesse et allaitement. La notice indique que la spironolactone ne doit pas être utilisée pendant la grossesse, sauf si le médecin juge le bénéfice supérieur au risque, ni pendant l'allaitement ; les données humaines sont limitées, le risque vient des études animales. Une contraception efficace est demandée pendant le traitement.

Cancer du sein. Parce qu'elle agit sur les hormones, la question se pose. Les études disponibles — une synthèse de sept études sur plus de quatre millions de personnes, une cohorte de 420 femmes traitées pour la peau ou les cheveux suivies cinq ans, une étude sur la récidive chez des femmes ayant eu un cancer du sein — n'ont pas observé de surrisque. Les données restent limitées, et chez une femme qui a un antécédent, la décision revient au médecin, souvent avec l'oncologue.

Le médecin reste la porte obligée

Grossesse ou projet de grossesse, rein, potassium, tension déjà traitée, antécédent de cancer du sein : ces situations ne se tranchent pas sur une page. Elles se tranchent en consultation, avec vos analyses. Cette page vous aide à préparer les questions, pas à y répondre à sa place.

Ce qu'on sait, ce qu'on ne sait pas

Le dossier est abondant d'un côté, troué de l'autre. Voici la séparation.

Ce que l'on sait · ce que l'on ne sait pas
✓Ajoutée au minoxidil, elle augmente la part de femmes qui voient une repousse.
✓Sous traitement, la plupart des femmes se stabilisent ou s'améliorent, ménopausées ou non.
✓Les règles irrégulières et les vertiges sont ses effets les plus fréquents, et ils sont bénins.
✓L'excès de potassium est rare avant 45 ans et fréquent après 65 ans.
✗Prise seule, elle n'a jamais été comparée à un placebo ni au minoxidil.
✗La dose la plus efficace n'est pas établie.
✗Ce qui se passe à l'arrêt n'a pas été étudié sur les cheveux.
✗Les données après un cancer du sein restent limitées.

Sans ordonnance : les actifs étudiés sur la même voie

La spironolactone est un outil médical, réservé à certaines femmes, sur prescription. Sans ordonnance, plusieurs actifs ont été étudiés sur la voie des androgènes ou sur la repousse ; ils ne se substituent pas à un médicament quand la chute est installée, mais ils s'y ajoutent sans difficulté, et beaucoup de femmes commencent par eux. Chaque page détaille son niveau de preuve.

Extrait végétal

Saw palmetto

Extrait d'une baie d'Amérique du Nord, étudié pour son action sur l'enzyme qui transforme la testostérone en DHT, par voie orale et en application locale.

→ La page saw palmetto
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Capixyl

Un peptide biomimétique associé à un extrait de trèfle rouge, étudiés sur l'ancrage du cheveu et sur la DHT au niveau du follicule.

→ La page Capixyl
Complexe breveté

Redensyl

Vise les cellules souches du follicule, celles qui relancent la phase de croissance, plutôt que les hormones.

→ La page Redensyl
Complexe breveté

Procapil

Associe un flavonoïde, un extrait d'olivier et un peptide, étudiés sur l'ancrage de la tige et la microcirculation du cuir chevelu.

→ La page Procapil
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Notre position éditoriale

ANAGEN n'est ni médecin, ni pharmacien. Si vous vous reconnaissez dans cette page, la première étape est une consultation — dermatologue ou endocrinologue. Les actifs sans ordonnance sont des outils complémentaires, pas des substituts à une prise en charge médicale quand la chute est installée.

Références scientifiques
Étude 1

Werachattawatchai P., Khunkhet S. et coll. (2025) — Efficacy and safety of oral spironolactone for female pattern hair loss in premenopausal women: a randomized, double-blind, placebo-controlled, parallel-group pilot study, International Journal of Women's Dermatology, 11(3), e227.

48 femmes de 21 à 45 ans, toutes sous minoxidil 3 % : spironolactone 100 mg/j ou placebo, 24 semaines. Cheveux épais +9,48 contre +5,32 par cm² (p = 0,063) ; amélioration modérée à marquée 38 % contre 9 % (p = 0,034) ; effets 50 % contre 4 %, règles irrégulières 37,5 %. Financement universitaire, aucun conflit. Texte intégral lu. PMID : 40978669.

→ doi.org/10.1097/JW9.0000000000000227
Étude 2

Liang X., Chang Y., Wu H. et coll. (2022) — Efficacy and safety of 5% minoxidil alone, minoxidil plus oral spironolactone, and minoxidil plus microneedling on female pattern hair loss: a prospective, single-center, parallel-group, evaluator blinded, randomized trial, Frontiers in Medicine, 9, 905140.

120 femmes non ménopausées, trois bras, 24 semaines : densité plus élevée avec la spironolactone qu'avec le minoxidil seul (p = 0,009), plus élevée encore avec le microneedling ; le bras spironolactone compte le plus d'effets indésirables (troubles menstruels chez 15 femmes sur 37). Financement public (Pékin), aucun conflit. Texte intégral lu. PMID : 35899211.

→ doi.org/10.3389/fmed.2022.905140
Étude 3

Jha A.K., Zeeshan M., Singh A., Ankad B.S. (2026) — Spironolactone vs. bicalutamide in female pattern hair loss: a randomized clinical trial, Clinical and Experimental Dermatology, 51(8), 1406-1411.

204 femmes de 18 à 50 ans, double aveugle, 24 semaines, monothérapie : cheveux +3,13 par cm² sous spironolactone contre +5,05 sous le comparateur (p < 0,001) ; photos globales et chute ressentie sans différence ; effets 18,6 % contre 11,7 % ; aucun excès de potassium. Aucun financement, aucun conflit. Texte intégral lu. PMID : 41742379.

→ doi.org/10.1093/ced/llag099
Étude 4

Sinclair R., Wewerinke M., Jolley D. (2005) — Treatment of female pattern hair loss with oral antiandrogens, British Journal of Dermatology, 152(3), 466-473.

80 femmes de 12 à 79 ans, étude ouverte sans témoin, 16 mois en moyenne, photos jugées par trois cliniciens en aveugle. Sous spironolactone 200 mg (40 femmes) : 45 % améliorées, 42,5 % stables, 12,5 % aggravées ; ni l'âge ni la ménopause ne prédisent la réponse. Aucun conflit, financement non précisé. Texte intégral lu. PMID : 15787815.

→ doi.org/10.1111/j.1365-2133.2005.06218.x
Étude 5

Burns L.J., De Souza B., Flynn E., Hagigeorges D., Senna M.M. (2020) — Spironolactone for treatment of female pattern hair loss, Journal of the American Academy of Dermatology, 83(1), 276-278.

79 femmes (50 ans en moyenne), spironolactone 100 mg/j en moyenne, au moins six mois, rétrospectif sans témoin : toutes stables ou améliorées, +0,65 point de Sinclair, meilleurs scores après un an ; vertiges 17 %, excès de potassium transitoire 1/79 ; arrêts 3,8 %. Financement non précisé. Texte intégral lu. PMID : 32259535.

→ doi.org/10.1016/j.jaad.2020.03.087
Étude 6

Famenini S., Slaught C., Duan L., Goh C. (2015) — Demographics of women with female pattern hair loss and the effectiveness of spironolactone therapy, Journal of the American Academy of Dermatology, 73(4), 705-706.

39 femmes sous spironolactone (110 mg en moyenne), dossiers et questionnaire, sans témoin : 74 % stables ou améliorées ; meilleure réponse en cas d'acné ou de pilosité excessive (p = 0,05). Financement universitaire et public (UCLA, NIH), aucun conflit. Texte intégral lu. PMID : 26369846.

→ doi.org/10.1016/j.jaad.2015.06.063
Étude 7

Gil-Redondo R., Jimenez-Cauhe J., Vañó-Galván S. et coll. (2026) — Spironolactone versus bicalutamide for female pattern hair loss: a 24-month unicenter retrospective comparative study of effectiveness and safety, Dermatology and Therapy.

187 femmes suivies 24 mois, presque toutes sous minoxidil oral : au moins un grade de Sinclair gagné chez 54 % sous spironolactone contre 37 % sous le comparateur (p = 0,030), surtout au-delà de 100 mg/j ; aucun excès de potassium. Aucun financement ; honoraires d'orateurs déclarés par les auteurs. Texte intégral lu. PMID : 42565959.

→ doi.org/10.1007/s13555-026-01879-8
Étude 8

Sadeghzadeh Bazargan A., Tavana Z. et coll. (2024) — The efficacy of the combination of topical minoxidil and oral spironolactone compared with the combination of topical minoxidil and oral finasteride in women with androgenic alopecia, female and male hair loss patterns: a blinded randomized clinical trial, Journal of Cosmetic Dermatology, 23(2), 543-551.

60 femmes de 15 à 45 ans (30 à chute de type féminin, 30 de type masculin), minoxidil 2 % + spironolactone 100 mg ou + finastéride 5 mg, quatre mois, simple aveugle, photos. Type féminin : chute et densité jugées meilleures par les patientes sous spironolactone (p = 0,02 et 0,04), réponse jugée par le médecin sans différence (p = 0,52). Aucun conflit, financement non précisé. Texte intégral lu. PMID : 37650533.

→ doi.org/10.1111/jocd.15979
Étude 9

Wang C., Du Y., Bi L., Lin X., Zhao M., Fan W. (2023) — The efficacy and safety of oral and topical spironolactone in androgenetic alopecia treatment: a systematic review, Clinical, Cosmetic and Investigational Dermatology, 16, 603-612.

Revue systématique de 7 études, 618 participants dont 65 hommes, sans méta-analyse ; aucune étude contre placebo à sa date. Effets de la forme orale : troubles menstruels 7,9 %, vertiges ou céphalées 6,5 %, excès de potassium 0,9 %, arrêts 3,2 %. Financement public (Chine). Texte intégral lu. PMID : 36923692.

→ doi.org/10.2147/CCID.S398950
Étude 10

Aleissa M. (2023) — The efficacy and safety of oral spironolactone in the treatment of female pattern hair loss: a systematic review and meta-analysis, Cureus, 15(8), e43559.

Quatre études observationnelles, 192 patientes : amélioration chez 56,6 % au total, 65,8 % en association, 43,2 % seule ; troubles menstruels 11,9 %, arrêts 2,8 %. Aucune étude contre placebo. Financement non relevé. Texte intégral lu. PMID : 37719557.

→ doi.org/10.7759/cureus.43559
Étude 11

James J.F., Jamerson T.A., Aguh C. (2022) — Efficacy and safety profile of oral spironolactone use for androgenic alopecia: a systematic review, Journal of the American Academy of Dermatology, 86(2), 425-429.

Douze études, 286 femmes, surtout des cas et des séries : amélioration chez 49 % des 67 femmes traitées en monothérapie ; vertiges comme effet le plus fréquent ; hypotension, excès de potassium et urticaire chez moins de 2 %. Aucun conflit. Texte intégral lu. PMID : 34352345.

→ doi.org/10.1016/j.jaad.2021.07.048
Étude 12

van Zuuren E.J., Fedorowicz Z., Schoones J. (2016) — Interventions for female pattern hair loss, Cochrane Database of Systematic Reviews, CD007628.

47 essais randomisés, 5 290 femmes, recherche close en juillet 2015 : aucun essai de spironolactone inclus ; les auteurs demandent des essais pour la spironolactone, le finastéride à d'autres doses et le dutastéride. Financement public. Résumé lu, texte intégral non consulté. PMID : 27225981.

→ doi.org/10.1002/14651858.CD007628.pub4
Étude 13

Carmina E., Azziz R., Bergfeld W. et coll. (2019) — Female pattern hair loss and androgen excess: a report from the multidisciplinary Androgen Excess and PCOS Committee, Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, 104(7), 2875-2891.

Recommandation de société savante : évaluation d'un excès d'androgènes chez toute femme ; traitement à commencer par le minoxidil 5 %, en ajoutant un inhibiteur de la 5α-réductase ou un anti-androgène quand la chute est sévère ou s'accompagne d'un excès d'androgènes. Résumé lu, texte intégral non consulté. PMID : 30785992.

→ doi.org/10.1210/jc.2018-02548
Étude 14

Plovanich M., Weng Q.Y., Mostaghimi A. (2015) — Low usefulness of potassium monitoring among healthy young women taking spironolactone for acne, JAMA Dermatology, 151(9), 941-944.

974 femmes de 18 à 45 ans sous spironolactone pour l'acné, 1 802 dosages : potassium élevé dans 0,72 % des cas, taux identique à celui des femmes non traitées (0,76 %). Financement non relevé. Résumé lu, texte intégral non consulté. PMID : 25796182.

→ doi.org/10.1001/jamadermatol.2015.34
Étude 15

Thiede R.M., Rastogi S., Nardone B. et coll. (2019) — Hyperkalemia in women with acne exposed to oral spironolactone: a retrospective study from the RADAR program, International Journal of Women's Dermatology, 5(3), 155-157.

124 femmes avec dosage avant et après : excès de potassium chez 1 sur 112 avant 45 ans (moins de 1 %) contre 2 sur 12 entre 46 et 65 ans (16,7 %), p = 0,0245. Aucune subvention spécifique. Texte intégral lu. PMID : 31360748.

→ doi.org/10.1016/j.ijwd.2019.04.024
Étude 16

Gregoire S. et coll. (2026) — Hyperkalemia incidence in females over 45 years old on spironolactone for dermatologic conditions: a retrospective cohort study, Journal of the American Academy of Dermatology.

398 femmes de 45 ans et plus : excès de potassium chez 10,1 %, 7,9 % entre 45 et 64 ans, 22,4 % après 65 ans ; léger dans 97,5 % des cas, sans symptôme dans 85 %. Financement non relevé. Résumé lu, texte intégral non consulté. PMID : 41655839.

→ pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41655839
Étude 17

Collins M.S., Ali S., Wiss I.P., Senna M.M. (2023) — Retrospective analysis of the risk of hyperkalaemia in women older than 65 years of age prescribed spironolactone for female-pattern hair loss, British Journal of Dermatology, 188(3), 429-447.

87 femmes de 66 à 80 ans traitées pour les cheveux, la moitié à 25 mg/j : excès de potassium chez 10,3 % au cours de la première année, le plus souvent léger ; risque multiplié par 9,5 quand le potassium de départ était déjà haut, par 3,5 quand la créatinine l'était ; score de Sinclair 2,4 → 1,8 à un an. Aucun financement, aucun conflit. Texte intégral lu. PMID : 36634081.

→ doi.org/10.1093/bjd/ljac068
Étude 18

Hill R.C., Wang Y., Shaikh B., Ong M.M., Christos P.J., Lipner S.R. (2024) — Spironolactone treatment for dermatologic indications is not associated with hypotension in a single-center retrospective study, Journal of the American Academy of Dermatology, 90(6), 1245-1247.

1 173 femmes sous spironolactone pour la peau ou les cheveux : hypotension chez 3,1 %, changement de traitement pour cette raison chez 0,26 % ; pression artérielle inchangée selon la dose et l'âge. Financement public (NCATS) ; l'autrice principale déclare des activités de conseil. Texte intégral lu. PMID : 38483433.

→ doi.org/10.1016/j.jaad.2024.01.057
Étude 19

Chan R., Neubauer Z., Ong M.M., Chernoff K.A., Lipner S.R. (2026) — Spironolactone treatment for dermatologic conditions is associated with blood pressure changes in patients on concomitant antihypertensives: a retrospective cohort study, International Journal of Dermatology, 65(9), 1916-1918.

753 patients déjà sous antihypertenseur : pression systolique 134 → 130 et diastolique 82 → 79 mmHg après le début de la spironolactone (p < 0,001), surtout sous bêta-bloquant. Aucun financement ; activités de conseil déclarées. Texte intégral lu. PMID : 42121367.

→ doi.org/10.1111/ijd.70468
Étude 20

Dewey E. et coll. (2026) — Safety and tolerability of combination oral spironolactone and low-dose oral minoxidil for hair loss in adult females: a retrospective cohort study, Journal of the American Academy of Dermatology.

432 femmes sous spironolactone et minoxidil oral : effets indésirables chez 37,7 %, hypertrichose 12,3 %, vertiges ou étourdissements 12 % ; risque d'effets orthostatiques multiplié par 3,3 en cas d'autre médicament agissant sur la tension. Financement non relevé. Résumé lu, texte intégral non consulté. PMID : 41654020.

→ doi.org/10.1016/j.jaad.2026.02.003
Étude 21

Bommareddy K., Hamade H., Lopez-Olivo M.A., Wehner M., Tosh T., Barbieri J.S. (2022) — Association of spironolactone use with risk of cancer: a systematic review and meta-analysis, JAMA Dermatology, 158(3), 275-282.

Sept études observationnelles, 4,5 millions de personnes, surtout âgées et traitées pour le cœur : cancer du sein RR 1,04 (IC 0,86-1,22), ovaire RR 1,52 (0,84-2,20), sans association significative ; certitude jugée très faible. Financements académiques déclarés. Résumé structuré lu. PMID : 35138351.

→ doi.org/10.1001/jamadermatol.2021.5866
Étude 22

Hill R.C., Wang Y., Shaikh B., Lipner S.R. (2024) — No increased risk of breast or gynecologic malignancies in women exposed to spironolactone for dermatological conditions: a retrospective cohort study, Journal of the American Academy of Dermatology.

420 femmes traitées pour l'acné, les cheveux ou l'hirsutisme, suivies au moins cinq ans, contre 3 272 non exposées : cancer du sein ou de l'utérus OR 0,95 (0,40-2,27) ; pas d'effet de la dose. Financement public (NCATS) ; activités de conseil déclarées. Texte intégral lu. PMID : 38423468.

→ doi.org/10.1016/j.jaad.2024.02.030
Étude 23

Wei C., Bovonratwet P., Gu A., Moawad G., Silverberg J.I., Friedman A.J. (2020) — Spironolactone use does not increase the risk of female breast cancer recurrence: a retrospective analysis, Journal of the American Academy of Dermatology, 83(4), 1021-1027.

Base d'assurance américaine, femmes ayant eu un cancer du sein : après appariement, pas d'association entre spironolactone et récidive (HR 0,97, IC 0,81-1,16) ; suivi court. Financement non relevé. Résumé lu, texte intégral non consulté. PMID : 32446820.

→ doi.org/10.1016/j.jaad.2020.05.081
Étude 24

ANSM — Base de données publique des médicaments (2026) — Résumé des caractéristiques du produit et notice, spironolactone 50 mg, comprimé sécable, notice mise à jour le 12 janvier 2026.

Indications (hypertension, œdèmes, hyperaldostéronisme, hirsutisme chez l'adulte), contre-indications (insuffisance rénale sévère, excès de potassium, maladie d'Addison, autres épargneurs de potassium), grossesse et allaitement, effets indésirables et pharmacodynamie. Texte réglementaire lu.

→ base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr
Note éditoriale : niveau de lecture indiqué pour chaque référence. La recherche a porté sur 481 notices PubMed triées une à une, les registres d'essais et la base de l'ANSM ; aucun essai publié ne compare la spironolactone seule à un placebo ni au minoxidil, et un seul essai enregistré (Vancouver, 40 femmes, terminé en 2009) n'a jamais été publié. Les études sur la forme en lotion — contradictoires, sans placebo — ne sont pas détaillées ici. Identifiants (PMID, DOI) vérifiés à la source.