Questions fréquentes
Non, pas à ce jour. Aucun essai chez l’humain n’a testé le neem seul sur la repousse. Ce qu’on sait vient du laboratoire : sur des cellules de follicule humain, un extrait de feuilles de neem freine les gènes qui fabriquent la DHT et réveille les signaux de pousse. C’est une piste, pas une preuve. Le vrai métier du neem est ailleurs : assainir le cuir chevelu pour qu’un actif de repousse travaille sur un terrain sain.
Oui, et c’est ce que l’on sait de mieux sur lui. Chez 100 étudiantes indiennes, une pâte de feuilles de neem appliquée trois fois par semaine pendant deux semaines a fait disparaître les pellicules chez 44 % d’entre elles, contre 4 % dans le groupe non traité. Une seule étude, sans placebo, donc à confirmer. Mais c’est le seul essai chez l’humain du neem seul sur le cuir chevelu, et il va dans le bon sens.
Toujours diluée : un volume d’huile de neem pour dix volumes d’huile porteuse, par exemple jojoba ou coco. On l’applique en massage sur le cuir chevelu, on laisse poser quinze à trente minutes, puis on lave avec un shampooing doux. Une à deux fois par semaine suffisent. En shampooing, on la rencontre plutôt sous forme d’extrait, entre 1 et 5 %.
Non. L’huile de neem est un allergène de contact reconnu : une dizaine de cas publiés depuis 2008, dont un patient qui l’utilisait justement contre la chute de cheveux. Diluez-la toujours, et faites un test sur l’avant-bras 24 heures avant la première application, même diluée. Une rougeur ou une démangeaison, et on s’abstient.
Oui, c’est le duo le mieux étudié. En laboratoire, un extrait combinant romarin et neem fait jeu égal avec le kétoconazole, l’antifongique de référence, contre la levure des pellicules ; en gel, il a fait pousser le poil du rat davantage que le minoxidil à 2 %. Chacun apporte ce qu’il a : le romarin son essai chez l’humain sur la pousse, le neem son action sur le terrain.
En laboratoire seulement. Sur des cellules de papille dermique humaine, un extrait de feuilles abaisse l’activité des gènes de la 5-alpha-réductase, l’enzyme qui fabrique la DHT. Personne ne l’a encore mesuré sur un cuir chevelu. C’est ce que nous appelons une piste anti-DHT : intéressante, pas démontrée.
Deux semaines pour les pellicules, à raison de trois applications par semaine : c’est le délai de la seule étude chez l’humain. Pour un cuir chevelu qui gratte ou rougit, comptez un mois de régularité avant de juger. Sur la densité des cheveux, n’attendez rien du neem seul : ce n’est pas son rôle.
Sur le cuir chevelu, diluée et après test cutané, non. Avalée, oui : des décès d’enfants sont publiés, avec des atteintes du foie et du système nerveux. Elle est contre-indiquée pendant la grossesse et l’allaitement et avant 12 ans, et se range hors de portée des enfants. On évite aussi les yeux et les muqueuses.
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Ce qu’il faut retenir

Le neem est un assainissant du cuir chevelu : il freine la levure des pellicules et calme l’inflammation, et une première étude chez l’humain montre un recul net des pellicules en deux semaines. Pour la repousse, il prépare le terrain sans agir lui-même : on l’associe à un actif de pousse.

  • Contre les pellicules : 44 % des participantes sans pellicules après deux semaines, contre 4 % sans traitement — une étude indépendante sur 100 personnes, à confirmer
  • Face au kétoconazole : en laboratoire, associé au romarin, il fait jeu égal avec l’antifongique de référence contre la levure des pellicules
  • Sur la chute : rien de démontré chez l’humain ; un signal de laboratoire sur cellules de follicule humain ouvre une piste anti-DHT
  • Le bon duo : romarin + neem, la seule association testée, sur la levure des pellicules et sur la pousse chez le rat
  • Toujours dilué : 1 volume pour 10, test cutané 24 h ; jamais avalé
  • Sa place : en soin du cuir chevelu, aux côtés d’un actif de repousse
Femme appliquant une huile capillaire en massage sur le cuir chevelu et les racines
L’huile de neem s’utilise diluée, en massage sur le cuir chevelu : c’est là, et pas sur les longueurs, qu’elle a quelque chose à faire.

Ce qu’il fait, en trois actions

Le neem (Azadirachta indica) est un arbre du sous-continent indien, surnommé là-bas « la pharmacie du village » : on y soigne la peau avec ses feuilles depuis les textes ayurvédiques. Des dermatologues indiens y comptent plus de 400 composés, dont deux familles nous intéressent : les limonoïdes (azadirachtine, gédunine, nimbidine), amers et antimicrobiens, et les flavonoïdes (quercétine, catéchines), antioxydants. En soin capillaire, il s’utilise en huile de graines pressée à froid ou en extrait de feuilles.

1

Il freine la levure des pellicules

Malassezia, la levure qui vit sur tout cuir chevelu et déborde quand il est gras, est inhibée par les extraits de feuilles en laboratoire — et les pellicules reculent chez l’humain.

2

Il calme l’inflammation

La nimbidine freine les cellules de l’inflammation, et l’extrait de feuilles réduit fortement le monoxyde d’azote inflammatoire, y compris sur des cellules de follicule humain.

3

Il protège du stress oxydatif

Ses flavonoïdes limitent l’oxydation des membranes des cellules du follicule — un facteur reconnu de vieillissement de la racine.

Ces trois actions ont un point commun : elles portent sur le terrain, pas sur le cheveu lui-même. Un cuir chevelu gras, pelliculaire ou inflammé est un mauvais terrain pour la racine ; le neem travaille à le rendre sain. C’est un actif de terrain, et c’est comme tel qu’il faut le juger.

Contre les pellicules : la première étude chez l’humain

Jusqu’en 2025, le neem contre les pellicules n’était qu’une tradition appuyée sur des boîtes de Pétri. Une équipe d’une école de soins infirmiers indienne a fait ce que personne n’avait fait : tester la feuille de neem seule sur de vrais cuirs chevelus. Cent étudiantes de 18 à 24 ans souffrant de pellicules, cinquante traitées, cinquante non traitées. Le traitement : une pâte de feuilles fraîches broyées à l’eau, quinze minutes sur le cuir chevelu, rincée, trois fois par semaine pendant deux semaines. Aucun financement, aucun lien d’intérêt.

44 %
sans pellicules après deux semaines
4 %
sans pellicules dans le groupe non traité
÷ 2
score de pellicules, par rapport au groupe non traité

Sur l’échelle de pellicules utilisée, le groupe traité finit à 0,7 en moyenne contre 1,72 pour le groupe non traité ; aucune participante traitée n’est restée au niveau sévère, contre quatre dans l’autre groupe. Les auteurs concluent à un remède naturel efficace et peu coûteux contre les pellicules.

⚠️

Pourquoi nous ne classons pas le neem plus haut

C’est une première preuve, pas une preuve définitive. Les participantes n’ont pas été tirées au sort, le groupe témoin ne recevait rien (pas même un placebo), les pellicules ont été notées à l’œil, et tout s’est joué en quinze jours dans une seule école. Les auteurs le disent eux-mêmes. Il faudra qu’une seconde équipe refasse l’expérience, contre un shampooing de référence, pour que le neem monte d’un cran. En attendant, c’est le meilleur résultat humain dont il dispose, et il est cohérent avec tout ce que montre le laboratoire.

Face au kétoconazole : ce que dit le laboratoire

Le kétoconazole est l’antifongique de référence du cuir chevelu, celui contre lequel on mesure tout le reste. Le neem a été confronté à lui, et à la levure des pellicules, dans plusieurs laboratoires. Voici les quatre études qui comptent, avec ce que chacune pèse.

Dani 2025Le seul essai chez l’humain
100 étudiantes indiennes avec pellicules, 50 traitées par une pâte de feuilles de neem trois fois par semaine contre 50 non traitées, deux semaines.
Designouvert, sans tirage au sort ni placebo
Qui paieaucun financement, aucun lien
Encourageant44 % sans pellicules contre 4 %, score divisé par deux. Une première preuve chez l’humain, à confirmer contre un placebo ou un shampooing de référence.
Hashem 2024Romarin + neem face au kétoconazole
En boîte de Pétri, extrait combiné romarin-neem (2 pour 1) contre la levure des pellicules et le champignon de la teigne ; puis en gel chez 20 rats.
Designlaboratoire et animal, en association
Qui paiefonds publics égyptiens, aucun lien
SignalJeu égal avec le kétoconazole sur les deux champignons, à concentration bien plus forte ; le neem seul fait moins bien que le duo. Chez le rat, aucun test statistique.
Mishra 2022Seize extraits contre la levure
Huit plantes, deux méthodes d’extraction, testées contre les trois microbes des pellicules. Le neem est extrait au CO₂ supercritique.
Designlaboratoire, neem seul
Qui paiefonds publics indiens, aucun lien
SignalL’extrait de neem est le plus actif des seize sur l’ensemble des microbes, tout près du contrôle de référence sur la levure. Une boîte de Pétri n’est pas un cuir chevelu.
Tiple 2024Contre les champignons de la teigne
En boîte de Pétri, extrait de feuilles seul puis associé à deux huiles essentielles, contre deux champignons de la teigne du cuir chevelu.
Designlaboratoire, champignons filamenteux
Qui paieaucun lien déclaré, financement non précisé
SignalActif, mais plusieurs centaines de fois moins puissant que l’antifongique de référence : le neem n’est pas un traitement de la teigne.
Design ●●● = double aveugle contre témoin · ●●○ = ouvert avec groupe témoin, laboratoire ou animal · ●○○ = sans groupe témoin. Qui paie ●●● = aucun industriel · ●●○ = mixte ou non déclaré · ●○○ = fabricant ou lien commercial.

La lecture d’ensemble : sur la levure des pellicules, les données convergent, du laboratoire jusqu’à la seule étude humaine. Sur les champignons de la teigne, le neem est trop faible pour compter : la teigne se soigne chez le médecin. Et face au kétoconazole, le neem ne joue à égalité qu’associé au romarin et à forte dose — c’est un assainissant d’entretien, pas un antifongique de traitement.

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Neem et tea tree : deux assainissants, deux chimies

Le tea tree agit par le terpinène-4-ol, une petite molécule volatile ; le neem par ses limonoïdes, lourds et amers. Les deux visent la même levure. On les trouve souvent ensemble dans les soins de cuir chevelu, avec par exemple la piroctone olamine ou le kétoconazole en alternance quand les pellicules sont installées.

Et la chute ? Une piste, pas une preuve

Disons-le simplement : aucun essai chez l’humain n’a testé le neem seul contre la chute de cheveux. Ce n’est pas un jugement, c’est un constat. Mais deux travaux récents ont commencé à regarder ce que le neem fait au follicule, et ils méritent d’être racontés.

Sur des cellules de follicule humain, il touche aux bons interrupteurs

En 2026, une équipe de l’Université de Chiang Mai, en Thaïlande, a mis un extrait de feuilles de neem au contact de cellules de papille dermique humaine — le petit groupe de cellules qui, au fond du follicule, décide si le cheveu pousse ou s’arrête. Trois choses se sont produites. L’activité des gènes qui fabriquent la DHT a baissé. Celle du signal qui pousse le follicule vers le repos a baissé aussi, de moitié. Et les signaux qui commandent la pousse et l’irrigation de la racine se sont réveillés, à un niveau comparable à celui obtenu avec le minoxidil dans la même expérience. Fonds publics thaïlandais, aucun lien d’intérêt.

C’est exactement ce qu’on aimerait voir. Mais c’est une boîte de culture, une seule concentration, et des gènes qu’on lit plutôt que des cheveux qu’on compte. Personne n’a encore posé cet extrait sur un cuir chevelu. Nous parlons donc de piste anti-DHT, ni plus ni moins.

Chez le rat, associé au romarin, il fait pousser le poil

La même équipe du Caire qui a comparé le duo romarin-neem au kétoconazole l’a aussi appliqué, en gel, sur le dos rasé de rats pendant un mois. Le poil a atteint 19,4 mm sous le gel, contre 14,2 mm sous minoxidil à 2 % et 10,6 mm sans rien. Vingt rats, cinq par groupe, aucune statistique publiée ; et la formule combine deux plantes, on ne peut donc pas dire ce qui revient au neem. Mais c’est un signal, chez l’animal, dans le bon sens.

🔬 Pour les curieux

Les gènes suivis à Chiang Mai : SRD5A1 et SRD5A2 (les deux 5-alpha-réductases, qui transforment la testostérone en DHT), tous deux abaissés par l’extrait ; TGFB1, le messager de la régression du follicule, ramené à 0,52 fois sa valeur de départ ; CTNNB1 (bêta-caténine, voie Wnt), SHH, SMO et GLI1 (voie Sonic Hedgehog) et VEGF (irrigation), tous augmentés. La DHT elle-même n’a pas été dosée. Ces résultats prolongent une observation plus ancienne de la Mayo Clinic : sur des cellules de cancer de la prostate, un extrait de feuilles de neem faisait baisser la DHT intracellulaire et le récepteur aux androgènes — sans jamais toucher au cheveu.

💡

Notre lecture

Pour la repousse, le neem a une piste de laboratoire, un signal chez l’animal en association, et rien chez l’humain. C’est trop peu pour le présenter comme un actif anti-chute, et assez pour le recommander là où il est bon : préparer le terrain. Si vous cherchez un actif anti-DHT documenté chez l’humain, ce n’est pas encore lui. Si vous cherchez à assainir un cuir chevelu gras ou pelliculaire avant d’y appliquer un actif de repousse, il est à sa place.

Le duo romarin + neem

Cocktail testé

Romarin + neem, deux parts pour une

C’est la seule association du neem qui ait été mise à l’épreuve, et elle l’a été deux fois dans la même étude : contre la levure des pellicules, où le duo fait jeu égal avec le kétoconazole, et sur la pousse du poil chez le rat, où le gel dépasse le minoxidil à 2 %. L’extrait de romarin y pèse deux fois plus que celui de neem.

Romarin
Apporte la pousse : il a son propre essai chez l’humain, et le duo lui doit sa force antifongique.
+
Neem
Apporte le terrain : levure freinée, inflammation calmée, racine protégée de l’oxydation.

À la maison : quelques gouttes d’huile essentielle de romarin et un volume d’huile de neem dans dix volumes d’huile porteuse, en massage du cuir chevelu avant le shampooing, une à deux fois par semaine. Ou, plus simple, un shampooing ou un sérum qui associe les deux. Un actif de repousse par-dessus, par exemple le Redensyl, le Procapil ou la caféine, et la logique multi-actifs est complète : un terrain sain, un signal de pousse.

Comment l’utiliser

Le bon format

Huile diluée en masque, ou extrait en shampooing. Le neem agit sur la peau du cuir chevelu : c’est là qu’on l’applique, pas sur les longueurs. En shampooing, comptez 1 à 5 % d’extrait de feuilles.

La bonne dilution

1 volume pour 10. Une cuillère à café d’huile de neem dans dix cuillères à café d’huile porteuse — jojoba, coco ou ricin. Jamais pure : l’odeur est forte et la peau n’aime pas.

Le bon rythme

Une à deux fois par semaine, quinze à trente minutes de pose, puis shampooing doux. La seule étude humaine a obtenu son résultat en deux semaines à trois applications par semaine.

Le bon binôme

Avec un actif de repousse, jamais à sa place. Le neem prépare le terrain ; c’est l’autre actif qui travaille la densité. Le romarin est son partenaire testé.

Ce que l’on sait · ce que l’on ne sait pas
✓Il fait reculer les pellicules chez l’humain, en deux semaines
✓Il freine la levure des pellicules en laboratoire, seul et associé au romarin
✓Il calme l’inflammation et protège les cellules du follicule de l’oxydation
✓Bien toléré en shampooing sur le cuir chevelu d’enfants, contacts répétés
✗Aucun essai chez l’humain sur la repousse ou la chute
✗L’étude sur les pellicules n’a ni placebo ni comparaison à un shampooing de référence
✗La dose utile d’huile ou d’extrait n’a jamais été établie chez l’humain
✗L’effet anti-DHT n’a été vu qu’en boîte de culture

Précautions : trois règles qui ne se discutent pas

Test cutané 24 heures avant, toujours

L’huile de neem est un allergène de contact reconnu : une dizaine de cas d’eczéma de contact publiés entre 2008 et 2025, y compris avec des cosmétiques du commerce, et un patient qui l’utilisait contre la chute de cheveux. Une goutte diluée au pli du coude, on attend un jour : rougeur ou démangeaison, on renonce.

Ne jamais l’avaler

Des décès d’enfants après ingestion d’huile de neem sont publiés, avec atteintes du foie et du système nerveux. L’huile se range hors de portée des enfants, comme un produit ménager. Les compléments oraux de neem ne sont pas le sujet de cette page, et nous n’en vendons pas.

Pas pendant la grossesse ni avant 12 ans

La feuille et l’huile de neem sont contre-indiquées pendant la grossesse et l’allaitement, et chez l’enfant de moins de 12 ans, selon la monographie de l’Organisation mondiale de la santé. On évite aussi les yeux et les muqueuses, et on n’applique pas sur une peau lésée.

Notre avis ANAGEN

Le neem est souvent vendu comme une huile « anti-chute ». Ce n’est pas ce qu’il est, et ce n’est pas grave : ce qu’il est vaut mieux qu’une promesse. C’est un assainissant du cuir chevelu qui a, depuis 2025, une première étude chez l’humain pour lui contre les pellicules, un laboratoire cohérent derrière, et un début de piste sur le follicule.

La bonne façon de le choisir : pour un cuir chevelu gras, qui pèle ou qui gratte, en huile diluée en masque ou en extrait dans un shampooing, et de préférence en compagnie du romarin, son partenaire testé. Puis, par-dessus, un actif qui travaille la densité — par exemple Redensyl, Procapil ou caféine. Un terrain sain, puis un signal de pousse : c’est dans cet ordre que ça marche.

Si la chute est installée, la question n’est pas le neem : c’est de poser un diagnostic. Nos pages sur la chute chez la femme, la chute chez l’homme et notre comparatif des actifs vous donneront le cadre.

Aller plus loin

Nous comparons les actifs anti-chute selon leur niveau de documentation scientifique, de la référence clinique aux données préliminaires.

Voir le comparatif des actifs →

📚 Sources scientifiques
Étude 1

Dani PB, Ghorpade VK. Étude quasi-expérimentale, 100 étudiantes de 18 à 24 ans souffrant de pellicules, 50 traitées par pâte de feuilles fraîches de neem (15 mL, 15 minutes, trois fois par semaine, deux semaines) contre 50 non traitées, sans tirage au sort ni placebo. Échelle de Van Abbe modifiée : 44 % sans pellicules contre 4 % ; score moyen 0,7 contre 1,72 (p = 0,00001). Limites reconnues par les auteurs : évaluation subjective, effectif et durée réduits. Aucun financement, aucun conflit d’intérêts.

Cureus. 2025;17(3):e80685. PMID : 40242687 — PMC11999905.

→ doi.org/10.7759/cureus.80685
Étude 2

Hashem MM, Attia D, Hashem YA, Hendy MS, AbdelBasset S, Adel F, Salama MM. Extrait combiné romarin-neem (2 : 1) en gel et tonique. En laboratoire, à 50 mg/mL : zones d’inhibition 24,2 mm sur Malassezia furfur et 20,2 mm sur Trichophyton rubrum, comparables au kétoconazole à 100 µg/mL (24,0 et 21,2 mm) ; les extraits seuls font moins bien que la combinaison. Chez 20 rats (5 par groupe, 30 jours) : longueur du poil 19,4 mm sous gel, 17,2 sous tonique, 14,2 sous minoxidil 2 %, 10,6 sans traitement ; aucun test statistique publié. Université du Caire et British University in Egypt, fonds publics (STDF), aucun conflit d’intérêts.

Scientific Reports. 2024;14:7780. PMID : 38565924 — PMC10987638.

→ doi.org/10.1038/s41598-024-57838-w
Étude 3

Muangsanguan A, Panti N, Ruksiriwanich W, et al. Extrait éthanolique de feuilles de neem, non fermenté et fermenté, à 0,0625 mg/mL sur cellules de papille dermique humaine. Les deux extraits abaissent l’expression de SRD5A1, SRD5A2 et TGFB1 et augmentent CTNNB1, SHH, SMO, GLI1 et VEGF ; l’extrait fermenté fait mieux que le non fermenté, à un niveau comparable ou supérieur au minoxidil, au finastéride et au dutastéride sur ces gènes. Une seule concentration, expression génique seulement, ni dosage de DHT ni essai in vivo. Université de Chiang Mai, fonds publics thaïlandais, aucun conflit d’intérêts.

Plants. 2026;15(18):2779. PMID : 42796811 — PMC13610621.

→ doi.org/10.3390/plants15182779
Étude 4

Mishra RC, Kumari R, Yadav JP. Seize extraits de huit plantes, obtenus par acétate d’éthyle ou CO₂ supercritique, testés contre Malassezia furfur, Propionibacterium acnes et Staphylococcus epidermidis. L’extrait supercritique de feuilles de neem obtient la meilleure activité d’ensemble (zone 19,1 mm sur M. furfur, contrôle 21,3 mm). Université Maharshi Dayanand, Rohtak ; financement public (UGC), aucun conflit d’intérêts.

Journal of Dermatological Treatment. 2022;33(2):989-995. PMID : 32691649.

→ doi.org/10.1080/09546634.2020.1799919
Étude 5

Tiple RH, Jamane SR, Khobragade DS. Extrait éthanolique de feuilles de neem, seul puis associé aux huiles d’Eucalyptus citriodora et de Cymbopogon martini, contre Microsporum canis et Trichophyton tonsurans. Concentration minimale inhibitrice du neem seul : 187,5 et 375 µg/mL, contre 0,25 et 0,50 µg/mL pour l’antifongique de référence. Aucun conflit d’intérêts déclaré. Résumé consulté, texte intégral non lu.

Cureus. 2024;16(5):e59671. PMID : 38836134.

→ doi.org/10.7759/cureus.59671
Étude 6

Gopinath H, Karthikeyan K. Revue de dermatologues indiens : plus de 400 composés identifiés, activités antimicrobiennes, anti-inflammatoires et antioxydantes en laboratoire, usage traditionnel sur le cuir chevelu squameux, et constat de la rareté des essais chez l’humain. Source de la toxicité par ingestion (décès d’enfants, hépatotoxicité), de la contre-indication grossesse, allaitement et moins de 12 ans (monographie OMS) et de deux cas d’eczéma de contact. Aucun financement, aucun conflit d’intérêts.

Indian Journal of Dermatology. 2021;66(6):706. PMID : 35283494 — PMC8906293.

→ doi.org/10.4103/ijd.ijd_562_21
Étude 7

Baby AR, Freire TB, Marques GdA, Rijo P, Lima FV, Carvalho JCMd, Rojas J, Magalhães WV, Velasco MVR, Morocho-Jácome AL. Revue narrative sur le neem en dermocosmétique : activité antifongique des extraits de feuilles et de graines sur les dermatophytes, effet additif des limonoïdes (inactifs isolément), toxicologie (l’azadirachtine est classée sensibilisant cutané). Universités de São Paulo et Lusófona, fonds publics brésiliens ; un co-auteur est salarié d’un fournisseur d’ingrédients cosmétiques.

Cosmetics. 2022;9(3):58.

→ doi.org/10.3390/cosmetics9030058
Étude 8

Wu Q, Kohli M, Bergen HR, Cheville JC, Karnes RJ, Cao H, Young CYF, Tindall DJ, McNiven MA, Donkena KV. Extrait supercritique de feuilles de neem sur cellules de cancer de la prostate LNCaP-luc2 et en xénogreffe chez la souris : baisse de la DHT intracellulaire, du récepteur aux androgènes et du PSA induits par la DHT ; réduction de la croissance tumorale par voie orale. La 5-alpha-réductase n’est pas mesurée, le cheveu n’est pas évoqué. Mayo Clinic, financement American Cancer Society et Département de la Défense des États-Unis, aucun conflit d’intérêts.

Molecular Cancer Therapeutics. 2014;13(5):1067-1077. PMID : 24674886 — PMC4308972.

→ doi.org/10.1158/1535-7163.MCT-13-0699
Étude 9

Reutemann P, Ehrlich A. Cas clinique : eczéma de contact aigu du cuir chevelu et du visage après application d’huile de neem contre une alopécie, avec revue des réactions publiées. Le corpus a grossi depuis : de Groot 2017 (Dermatitis, PMID 29059091), Romita 2019, Bernaola 2020 (cosmétique naturel), Samaran 2023 et El Kaderi 2025 (Contact Dermatitis, PMID 40571349, « une cause émergente de dermatite de contact »). Résumés consultés, textes intégraux non lus.

Dermatitis. 2008;19(3):E12-E15. PMID : 18627678.

→ pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/18627678
Note éditoriale — Les études 1, 2, 3, 4, 6, 7 et 8 ont été lues en texte intégral et leurs identifiants vérifiés à la source ; pour les études 5 et 9, seuls les résumés ont été consultés, et c’est dit. Aucune de ces sources ne constitue un essai chez l’humain du neem seul sur la chute de cheveux. La tolérance du cuir chevelu citée dans la grille « ce que l’on sait » vient d’un essai de shampooing aux graines de neem contre les poux chez 60 enfants égyptiens (Abdel-Ghaffar 2007, Parasitology Research, PMID 16900389), produit fourni par son fabricant, sans aucune irritation rapportée.
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